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fessée, mais il n’appartenait qu’au maître qui a su découvrir tousmystères d’une nature sublime, de défendre avec tant de cha-eur et tant d’amour la cause de ses chères montagnes. M. Calame,°mme tous les vrais artistes, ne se contente pas de cet art faciler j u * naît du souffle de l’enfance, comme des bulles de savon, et qui^late bientôt comme elles. Souvent, il est vrai, la jeunesse donnea °es ébauches d’un jour un parfum suave et charmant qui rappelleCe lui du génie. Mais il ne faut pas s’y tromper.
Le sentiment du jeune homme, ardente ébullition d’une âmeav *de de soleil et de vie, est un produit de l’imagination et de la^ : il n’est pas encore descendu dans le cœur. A vingt ans on croit® v °ir épuisé toutes les émotions et tous les calices, et cependant on11 a pas encore pleuré les vraies larmes. 11 reste une période ora-i> e use à traverser, celle de vingt à trente ans. C’est alors que lejj°ute et les défaillances arrivent, que beaucoup font naufrage, et quea tode glace chez la plupart un talent qui paraissait puissant et ori-^ n al à son début. Quelques-uns seulement se relèvent avec une^onde jeunesse, la. jeunesse du génie qui sait et qui sent en mômete »ips. Le génie devient alors une grande force dirigée par uneGarnie sagesse, et ce n’est qu’ainsi qu’il peut agir efficacement sur5(111 époque.
M. Calame a répondu plus puissamment encore à nos objectionsdes exemples tirés de ses œuvres, et nous avons été étonné, en^courant les toiles magistrales exposées dans son atelier, ou ses’^ombrables lithographies, de la variété de motifs tirés de cette^êrne nature alpestre que nous accusions de monotonie. D’après ceCintre lui-même, c’est le ciel qui donne le ton au paysage, c est duc ' e l que l’idée émue se répand dans tout le tableau Or il ne dépend1 Ue de l’artiste d’en augmenter l’importance. Dans celte magnifiqueimposition du Monte-Rosa , que possède (t) le Musée de Neuchâtel ,
0) Le tableau original appartient à M. le professeur de la Ttivc;