Band 
[Texte.]
Seite
19
JPEG-Download
 

DE L’ODÉON. 19

places publiques, et finirent par y jouer de pe-tites scènes qui leur attiraient un nombreuxauditoire. Sitôt qu’ils se virent accueillis, ils seformèrent en société sous le titre de Confrèresde la Passion , autorisée par lettres-patentes deCharles VI en i4oa. Ils dressèrent un théâtredans une grande salle que leur cédèrent lesreligieux prémontrés d’Hernières dans l’hôpitalde la Trinité, rue Saint-Denis , et y représen-tèrent des sujets tirés de rÉcriture-Sainte. Cespieux amusements plurent tellement qu’onavançait les vêpres pour donner aux fidèles lafacilité de se rendre à l’heure des spectacles.

On joignit aux mystères, pour varier les plai-sirs du public, des scènes burlesques sous lenom de farces, moralités, soties, ou sottises, inven-tées par les clercs de la basoche , que Philippe-Auguste avait érigés en corps, en i3i3. Cespois-pilés , (mot proverbial d’alors qui signifiaitmélange), furent joués par une nouvelle troupeappelée les Enfants sans soucis que s’adjoigni-rent les Confrères, non moins jaloux de leurgravité que de leurs intérêts.

En ï 5 1 8 les Confrères obtinrent de Fran-çois I er la confirmation de leurs privilèges, ets’installèrent à l’hôtel de Flandre. Le parlement,

2,