. V*- v »>»'X V"VV* %•
PLANCHE X.
Ce théâtre, ou pour mieux dire, cette sallede spectacle, est encore un exemple de la ri-dicule application des noms aux établissementsavec lesquels ils ont peu de rapport. On a toutreprésenté sur ce théâtre, opéras, vaudevilles,comédies, et tragédies étrangères: Schiller, Cal-deron, Shakespear, tout, excepté Molière , qu’onavait pris pour patron du lieu.
Boursault-Malherbe , comédien, puis membrede la Convention, fit construire cette salle dansle passage appelé alors des Nourrices, qui com-munique de la rue Saint-Martin à celle Quin-campoix, et qui depuis a pris le nom de passageMolière. Quoique placé au milieu du quar-tier le plus populeux de Paris , un spectacle n’ajamais pu s’y soutenir. Était-ce la faute du genre?était-ce la concurrence du boulevard? Nous nedéciderons pas; mais il est des quartiers dontles habitants semblent préférer les plaisirs éloi-gnés à ceux qu’ils ont sous la main.