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THÉÂTRE

Munich, à Prague , que nous en étions encoreà faire quelques essais de poésie lyrique.

Jean-Antoine Baïf, né à Venise en 1 53 a, filsnaturel d’un ambassadeur français , est le pre-mier de notre nation qui tenta d’accorder lamusique avec la poésie française . Il forma, deconcert avec Thiébaut de Gourville, une aca-démie de musique dont Charles IX se déclaraprotecteur et premier auditeur. Mandine, poëte-musicien, successeur de Courville, conduisitavec Baïf toutes les mascarades et ballets exé-cutés sous Henri III , qui favorisa l’académie demusique, à laquelle cependant la mort de Baïf porta, en 1692, un coup funeste.

Soixante-dix ans plus tard, l’abbé Perrin , in-troducteur des ambassadeurs, auprès de Gastonde France, duc d’Orléans, fît représenter à Issy ,en 1659, la pastorale de Pomone , mise en mu-sique par Cambert , organiste de S. Honoré.Une seconde représentation eut lieu à Vincen-nes, devant le Roi. Perrin et Cambert s’étantassocié le marquis de Sourdeac, très riche etgrand machiniste, ils obtinrent en 1669 deslettres-patentes portant autorisation pour douzeans, de chanter en public des pièces de théâtre;mais dès 1671, après une représentation de