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DES ARTS. 2o3

Pomone, donnée dans un jeu de paume, rueMazarine, en face de celle Guénégaud, Sour-deac s’étant emparé de la recette, sous prétextede ses avances, la société fut rompue. Perrinse dégoûta de l’opéra, dont le privilège fut deson consentement transféré, en 1672,4 Lulli,surintendant et compositeur de la musique dela chambre du Roi. Par les lettres-patentes decette cession Lulli fut autorisé, pour lui et sesenfants, à établir à Paris une académie royalede musique, composée de tel nombre et qua-lité de personnes qu’il voudrait, et que le Roiarrêterait sur son choix ; et comme les opérasne sont pas des comédies, il fut expressémentstatué par ces mêmes lettres-patentes, commeil l’avait été par celles de 16 5 9 :

« Que tous gentilshommes , demoiselles et« autres personnes pussent chanter audit opéra,« sans que pour ce elles dérogent aux titres de« noblesse, ni à leurs privilèges, charges, droitsu et immunités. »

Malgré cette réserve, et quoique Louis XIV ,et même Louis XV , eussent paru plusieurs foisdans des ballets , les princes et les rois de la co-médie française ne s’en regardèrent pas moinscomme fort au-dessus de ces chanteurs.

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