2I4 THÉÂTRE
ment qui laissait sous l’arc doubleau, un culde four décoré de caissons et de rosaces, surlesquels se détachait, appuyé sur l’entable-ment, un groupe de renommées et de petitsgénies, portant cette inscription : aux Arts.
Cet avant-scène n’était interrompu paraucune loge. Les intervalles des six colonnesqui l’accompagnent, étaient ornés de quatrefigures en pied représentant la Tragédie, la Co-médie, la Musique et la Danse, placées dans desniches richement décorées et surmontées dequatre bas-reliefs dont les sujets, en jeux d én-iants, sont relatifs à ces arts. Cette disposition,qu’on devrait retrouver dans tous les théâtres,établissait entre les spectateurs et l’action re-présentée , une ligne de démarcation bien sen-tie, qui doublait le charme de l’illusion : car s’ilest nécessaire pour amener cette illusion queles sens du spectateur soient tout entiers sur lethéâtre, il faut que l’acteur soit seul, pour ainsidire avec le personnage qu’il représente. Cetteconsidération importante au progrès comme àla magie de l’art, avait fait taire toute spécula-tion mercantile, et, pour la première fois àParis , un théâtre s’était élevé sans être gênépar des loges d’avant-scène. La coupole, peinte