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THÉÂTRE

s’est agrandi et terminé ce magnifique quar-tier.

Une des ruelles de ce terrain qui devaitporter une des plus belles parties de Paris ,était connue à la fin du 17 e siècle sous le nomde Ruellelte au marais des Porcherons. En 17 34on l’appelait Ruelle des Postes, et elle était en-core inhabitée. Plus tard on lui donna celuide Chantereine ou Chanterelle qu’elle quittaen 1799 pour celui de lai Victoire, à l’époqueoù y demeura ce soldat fameux arrivé dessables de la Lybie pour ceindre le bandeaudes rois, et à qui l’inconstante déesse fut silong-temps fidèle. Retournée à son nom mo-deste de Chantereine , cette rue n’est pas une desmoins agréables de Paris ; parmi de très bellesmaisons, on y remarque un établissement debains, dont l’édifice est élevé sur les ruines duplus élégant et du plus agréable théâtre qu’aitjamais eu Paris .

Ce théâtre avait été bâti en 1796 sur lesdessins et sous la conduite de l’architecte Da-même, dont les arts et l’amitié déplorent laperte récente. L’objet de sa construction, faiteaux dépens de feu M. le comte d’Ozembray,était d’offrir un local convenable à l’usage