THÉÂTRE DES TUILERIES. 25g
rapporte au prince, et qu’il y domine l’assem-blée; de la somptuosité et du goût dans sa dé-coration, enfin l’emplacement nécessaire pourle j eu des machines et des décorations propresà tous les genres de spectacle.,Les foyers, lessalles de répétitions et toutes les autres dépen-dances obligées d’un théâtre public ne sont pointici d’une nécessité absolue, car ce sont toujoursdès acteurs d’un autre théâtre qui viennent surcelui-ci, par extraordinaire, donner devant leprince des représentations, dont toutes les étudeset les répétitions ont lieu sur leur théâtre public.
Catherine de Médicis , qui voulait avoir unehabitation séparée du Louvre occupé par Char-les IX , fit élever en i584, parles deux plus ha-biles architectes de son temps, Philibert De- ,lorme, et Jean Bullant , un palais sur un empla-cement occupé par le jardin des Tuileries dontcet édifice pris le nom.
Le palais des Tuileries devait être beaucoupplus vaste qu’il ne l'est maintenant; mais lareine, bientôt dégoûtée de son entreprise, l’a-bandonna pour foire bâtir un autre palais sur leterrain de l’hôtel de Soissons, où est maintenantla halle aux blés.
Les constructions de Catherine ne consis-