THÉÂTRE
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le faire décheoir, il ne peut être soutenu quepar le gouvernement.
Avant la révolution on a vu ses dépenses an-nuelles excéder quelquefois d’un million ses recettes. Depuis, par un concours extraordinaire,le prix de toute chose augmentant, la recettebrute des grands théâtres de Paris est diminuée.Le mélodrame sur-tout leur a fait grand tort.Pour ne pai’ler que de l’Opéra, ses recettes, quis’élevaient en 1786 et 1787 de 8 à 900,000 fr.,ont peine à passer aujourd’hui 65 o,ooo francs.
Ainsi ce spectacle réunit maintenant, à l’effetenchanteur des décorations, l’art étonnant dumachiniste, le luxe et la sévérité des costumes,toute la pompe de la représentation et les pre-miers talents dans le chant et la danse; sanségal en Europe , l’Opéra est par cela même unspectacle national, et l’on ne doit pas s’étonnerde l’intérêt que le gouvernement lui porte : c’estdonc vraiment pour lui que l’architecte doitdéployer toutes les ressources de son génie dansla construction d’un théâtre. C’est le temple desMuses, c’est le temple de la Féerie à élever. Touty doit concourir à cet ensemble magique quiplaît, qui captive, et entraîne les sens et lesgoûts.