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AMPHITHÉÂTRE DU COMBAT.

PLANCHE XXIV.

Chez les Grecs, peuple éminemment civilisé,et pour qui les jouissances de l’esprit étaient lesplus précieuses, les théâtres étaient nombreuxet tous consacrés à l’art dramatique. Les Ro-mains, dans les siècles de leur grandeur, n’eu-rent sans doute pas moins de théâtres que lesGrecs, mais conservant ce caractère de férocité,partage ordinaire d’une nation guerrière et con-quérante, ils eurent aussi des amphithéâtres. Lalutte, le pugilat, qu’ont retenu les Anglais , lescombats de gladiateurs, avaient des charmespour ces fiers Romains qui unissaient quelque-fois la plus grande mollesse à un courage hé-roïque. Ils voyaient avec un plaisir barbarecouler le sang des esclaves combattant entreeux ou contre des animaux féroces, et y dé-ployant cette force et cette audace qui, dirigéepar un Spartacus, faillit renverser la républi-que. Quelquefois les acteurs de ces sanglantesscènes étaient les seuls animaux; mais toujours le