SCIENCES INDUSTRIELLES.
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en prenant pour exemple l’eau, on voit que cecomposé peut échanger tantôt son hydrogène,tantôt son oxygène contre certains corps sim-ples, ou contre certains groupes plus ou moinscomplexes, en engendrant des substances quiprésentent avec lui des analogies plus ou moinsétroites en même temps que le même groupe-ment mécanique.
Puisque parmi les composés qui dérivent del’eau, par la simple substitution de certainsgroupes à l’hydrogène (les oxydes métalliques,les acides sulfurique, azotique, anhydre, etc.),il en est qui présentent des analogies tout aussifrappantes que celles qne nous offrent le chlore,le brôme et l’iode, on est fondé à établir desséries comprenant des composés.
Cette sériation de corps analogues, dit M. Ca-liours dans ses Leçons de Chimie, présente unimmense avantage dans l’étude des phéno-mènes chimiques en ce qu’elle permet de dé-duire de la connaissance parfaite des propriétésd’un des corps les plus importants de la série,de la'famille, l’histoire à peu près complète desautres termes qui la composent. Une sérieétant donc établie, pour en faire une étudecomplète, le chimiste n’aura qu’à choisir leterme qui lui paraîtra le plus convenable.
Ce terme sera comme une sorte de pivotautour duquel tourneront tous les composésqui lui correspondent par leurs propriétés, leurcomposition, et par la similitude des métamor-phoses auxquelles ils donnent naissance , parleur contact avec les différents réactifs.
Ce qui est encore propre à la chimie orga-nique , c’est que l’immense variété de corpsqu’elle étudie, ne comprenant jamais que troisou quatre éléments combinés en proportions
simples, grand nombre peuvent renfermerles mêmes éléments dans le même rapportsans être nullement les mêmes. C’est du modede combinaison des atomes 2 à 2, 3 à 3, etc.ou plutôt de cohésions entre atomes similaires,que résultent ces formations effectuées dansles appareils si délicats de l’être organisé. Cesquestions sont aujourd’hui les plus difficilesde cette partie de la science, et les moyensmanquent le plus souvent pour décider entredes hypothèses également probables. Je mon-trerai à l’article Production de la chaleur com-ment la mesure des phénomènes calorifiquesapparaissant lors des combinaisons, permetd’analyser le mode de combinaison d’un com-posé, et par suite d’élucider cette partie encoreobscure de la science.
MINÉRALOGIE.
Nous réparerons une lacune de notre premiertravail, nous le compléterons ici en résumantbrièvement, dans le tableau suivant, la liste desprincipaux produits d’ordre minéral sur les-quels s’exerce l’industrie et qui se présentent enmasses considérables. Considérées au point devue de la composition chimique et de la con-stitution physique des corps qui en font partie,ces séries doivent être complétées par l’indica-tion des utilités qu’ils nous procurent, carc’est là évidemment la cause de leur exploita-tion ; mais le classement scientifique qui faci-lite leur étude, doit toujours dominer commenous l’avons expliqué, car c’est toujours à lascience qu’il faut avoir recours, si on veuttrouver de nouvelles ressources pour la pra-tique.
MINÉRALOGIE INDUSTRIELLE.
Fournissant les matériaux de construction naturels.
/ Granit .. . I Les plus durs des matériaux. — Employés dans les cas où uneA. Roches feld- t Porphyre, j très-grande résistance est nécessaire.spathiques. . . j Ardoises. — Espèces ayant la propriété de se déliter en lits parallèles.
v Serpentines. — Servent pour l’ornementation ; prennent un beau poli,r, n 1 Silex. — Pierre à fusil.
j Pierres meulières. — Meules de moulin.
(Marbres blancs et colorés. — (Carbonate de chaux.)
C. Calcaires. . .1 Pierres calcaires habituellement employées dans la construction.
! Anhydride. — Gypse compacte. — ( Chaux sulfatée.)
Matériaux artificiels. — Matières premières résultant pour la plupart de la décomposition lentedes roches, servant pour les constructions après un travail préparatoire très-simple, con-sistant en une simple action de la chaleur. «
Chaux diverses. — Pouzzolannes. — Trass. — Arènes.
Kaolins.