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ÉMAILLAGE.
ÉMAILLAGE.
pitation, était d'ailleurs parfaitement limpide, incoloreet inodore. Le résidu de l'évaporation du liquide préci-pité par la cliaux, puis filtré, contenait 0*,837 p. 100d’azote, ce qui répond àü*,00818586 d’azote par litre deliquide clarifié.
Le précipité formé sur la chaux, recueilli sur un fil-tre, puis séché au soleil, contenait pour 100 :
PRODUIT.
séché supposé
en soleil. scc.
Eau perdue à 110 degrés. 2,-0 »
Résidu insoluble dans l’acide chlor-hydrique faible. 8,25 8,43
Alumine, phosphate et peroxyde
de fer. 7,25 7,41
Chaux. 33,75 34,51
Magnésie : traces. » »
Azote non compris celui des sels )
ammoniacaux. 0,8371 /| -17 \ 20
Azote des sels ammonia- ( * ’*
eaux. 0,336 J
Produits volatils au rouge, noncompris l’azote, acide carboniqueet autres matières non dosées. . . 47,38 48,45
100,00 100,00
Or, on obtient par litre, y compris les 0s,4 de chauxet l’acide carbonique absorbé par une partie de cettehase, 18,52 environ de ce précipité. Ce qui donneOS,01824 d’azote par litre d’eau clarifiée.
En réunissant les nombres précédents, on voit quel’azote renfermé dans un litre d’eau d’égout, après laclarification par la chaux, se répartit de la manière sui-vante :
Azote des matières solides restées en dissolu-tion. 0,0082
Azote de l’ammoniaque libre dans le liquide
clarifié. 0,0306
Azote du précipité produit par la chaux. . . . 0,0182
Total. 0,0570
chiffre aussi rapproché que le comportent des recher-ches de cette nature, de la quantité totale d’azote,0*,058, trouvé dans un litre d’eau naturelle.
Ainsi, la chaux précipite près de 30 pour 100 del’azote contenu dans les eaux d’égouts. Mais elle neparaît pas agir sensiblement sur l'ammoniaque libreque renferment ces eaux.
On conçoit que d’importantes améliorations pour-raient être réalisées à cet égard. Il est très-probableque l’addition d'un peu de phosphate acide de chaux etd’une chaux magnésienne permettrait de recueillirbeaucoup plus d’azote.
Le produit dont on vient de parler serait très-bonpour faire des nitrières artificielles, iiervé mangon.ÉLECTRO-MAGNÉTIQUES (moteurs). — Voy.
ÉQUIVALENT DE L’ÉLECTRICITÉ.
ÉMAILLAGE. Les recherches exposées dans cetarticle remontent à plusieurs années ; elles ont étémotivées par la création d’un atelier d’émaillage à lamanufacture de porcelaine de Sèvres . Lorsqu’en 1846,à la veille de l’exposition des manufactures nationales,oitfut obligé, pour produire, d’avoir recours à l’indus-trie privée qui préparait les matériaux nécessaires àce genre de décoration, une longue série d’études toutesnouvelles me fut demandée dans le but d’ajouter à monservice la fabrication des émaux ; c'est le résultat deces essais qui va trouver place ici.
L’émaillage, ou l’art de recouvrir les métaux decouleurs ou de peintures rendues brillantes et inalté-rables par l'action de la chalenv, qui les fait adhérer,
procède par diverses méthodes conduisant à des effetsvariés, par suite de l’emploi de matières variées aussi,d’usage et de composition différentes.
Tantôt, le métal est simplement recouvert d’unecouche d’un cristal transparent, incolore ou coloré, autravers duquel le métal apparaît soit avec son éclat etsa couleur propre, soit avec des tons modifiés par lacouleur de la couche superposée.
Tantôt, le métal disparaît complètement sous unecouche d’un cristal opaque, blanc ou coloré.
Souvent on applique par places sur le métal déjà re-couvert d’un émail opaque, une feuille ou des ornementsen métal éclatant, qu’on recouvre à leur tour de cristaltransparent, incolore ou coloré, do manière à obtenir,sur une même pièce, des effets mixtes produits par lesdeux modes distincts de décoration que je viens d’in-diquer.
Tantôt, sur un fond blanc opaque qui peut faire par-tie d’une pièce décorée par l’un ou l’autre, quelquefoispar les deux procédés qui précèdent, on applique despeintures dont on rend le glacé complet en les recou-vrant d’une couche d’un cristal transparent et d’unecomposition particulière, auquel on donne le nom defondant : ce genre de peinture s’appelle peinture sousfondant.
Tantôt enfin, on applique sur un fond blanc d’unenature spéciale qu’on nomme pâte, des peintures sou-vent très-fines, exécutées avec une palette spécialedont les couleurs glacent suffisamment par elles-mêmespour qu’on n’ait plus besoin d’avoir recours à la super-position du fondant : on nomme ces peintures peinturessur pâte.
On comprend que toutes les matières employéespour obtenir les effets que je viens d’énumérer soientvariées, les unes plus, les autres moins fusibles.
Nous aurons à les étudier dans deux groupes dis-tincts. La composition des matières teintes dans lamasse trouvera sa place dans uno première partie.Nous réserverons pour une seconde la composition descouleurs proprement dites dont on fait usage pour pein-dre sur pute ou sous fondant.
L’étude des fondants colorés, ounon opaques ou trans-parents, qui s’appliquent pour obtenir l’émaillage ducuivre, de l’or, de l’argent, se présentera naturellementà côté de celle des mêmes matériaux employables surfer et sur fonte, et nous insisterons sur ces derniersen raison de la nouveauté des produits qu’on en peutobtenir.
Je réunirai dans une troisième partie ce qu’il estpermis de regarder comme descriptif, je veux parlerdes procédés mécaniques usités dans l’art de l'émail-leur pour mener à bonne fin une pièce commencée.C’est dans cette partie que nous chercherons à rendrecompte de certaines précautions que la pratique seulea pu conseiller et que l’usage a consacrées. Cette étudeest le complément nécessaire des notions chimiquesque nous aurons développées dans les doux parties pré-cédentes, mais il nous a paru nécessaire, afin de fixerles idées, de placer eu tête de cet article, sous le titrede Notions préliminaires, une définition nette et précisedes termes que nous aurons à choisir, de leur valeuret de leur portée.
Nous commencerons donc par donner en quelquesmots l’explication des mots dont nous ferons usage.
NOTIONS PRÉLIMINAIRES.
On entend généralement par émail, un cristal plusou moins fusible, généralement plombeux, car ce n’estpas une nécessité, opaque, souvent blanc, quelquefoiscoloré.
Cependant, on -a étendu ce nom à toute espèce dematière vitreuse, transparente ou opaque applicablesur métaux ; on a même confondu S’ us cette même dé-