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244 ÉQUIVALENT DE LA CHALEUR.
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ÉQUIVALENT DE LA CHALEUR.
observations à la vapeur reçue dans le cylindre de lamachine.
Ces expériences confirment pleinement la théorie enmontrant la rapidité de l’absorption, de laeonsommationde la chaleur qui monte à 105 calories par kilog. de va-peur pour une détente dans un rnpport de 3, 4 à 1( expérience 4), soit 120 pour 4 a I ; c'est un peu plusque ce que noua avons trouvé, en admettant 7— pourl'accroissement de volume qui produit un abaissementde température de 1°, qui donnerait plus pour deuxdoublements successifs de volume, le premier donnant76,5 et le second une quantité sans doute moindre,un total un peu supérieur à 1 20. La différence est dansles limites des erreurs d’observation, puisque nousvoyons cette quantité varier dans ces expériences de77 à 105 pour une même détente.
La moyenne des valeurs de l’cqnivalent mécaniquede la vapeur que fournissent les déterminations deM. Ilirn est 157, approximation un peu grossièrepeut-être, mais d’un grand intérêt. Le résultat obtenufait le plus grand honneur à l’éminent observateur quia le premier su reconnaître et constater expérimenta-lement, dans la pratique de la machine fv vapeur, lesconséquences de la théorie la plus délicate.
Si Ton prend les valeurs extrêmes des détermina-tions de M. Ilirn, E se trouve varier de E = 125 àE =204.
Chaleur des corps organise's.
Nous terminerons ces déterminations de l’équivalentmécanique du travail de la chaleur à l’aide du travailproduit par celle-ci, par une induction qui nous paraîtoffrir quelque intérêt.
On sait que la vie, chez l'homme, est entretenue parla respiration, véritable combustion du carbone dessubstances servant à la nutrition, source de la chaleurdu corps humain, et que cette chaleur est en rnpportnécessaire avec letravail mécanique que l’homme peutexercer. 11 s’agit évidemment ici d’un appareil de com-bustion, infiniment supérieur à ceux que nous pouvonsemployer dans l’industrie, ne donnant pas les pertesrelativement très-considérables qu’on ne peut éviteravec nos meilleurs foyers et pouvant produire, pourune même combustion, une quantité de travail bienplus considérable que la machine à feu la plus parfaite.
Cet aperçu n’a pas échappé à M. Dumas, qui dit(Statique chimique des êtres orgarusés ) : « Pour monterau sommet du mont Blanc, un homme emploie deuxjournées de douze heures. Pendant ce temps, il brûle enmoyenne 300 grammes de carbone ou l’équivalentd’hydrogène. Si une machine à vapeur s’était chargéede l’y porter, elle en aurait brûlé 1,000 ou 1,200 pourfaire le même service. Ainsi, comme machine emprun-tant toute sa force au charbon qu’il brûle, l’hommeest une machine trois on quatre fois plus parfaite quela plus parfaite machine à vapeur.
« Nos ingénieurs ont donc encore beaucoup à faire,et pourtant ccs nombres sont bien de nature à prouverqu’il y a communauté de principes entre la machinevivante et l’autre; car si Ton tient compte des pertesinévitables dans les machines à feu, et si soigneuse-ment évitées dans la machine humaine, l’identité duprincipe de leurs forces respectives ressort manifeste etévidente aux yeux. »
Dans un calorimètre, 1,000 grammes de charbonproduisent 8,000 calories, 300 grammes peuvent doncen produire 2,666, qui, multipliées par 140, donnent372,240 kilogrammêtres.
Le mont Blanc a 4,810 mètres, le poids moyen del'homme est de 65 kilog., le travail produit par desefforts qui certes ne sont pas ordinaires, pour l’y por-ter, est donc 31 2,650 kilog. met.
L’appareil humain, considéré comme un appareil de
élément essentiel, puisque, ainsi que je Tai dit plushaut, ce n’est que la détente qui fait disparaître la quan-tité de chaleur que Ton peut mesurer en bornant ses