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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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EQUIVALENT DE LA CHALEUR.

incompatibles, forçant d’admettre que les travaux desingénieurs ne sont parvenus à taire de la machine àvapeur qu’une bien pitoyable machine?

En admettant, au contraire, le nombre 140, lesportes de l’appareil réduisentle travail utile obtenu parle frottement à une proportion acceptable, aussi bienque l’imperfection de la machine à vapeur. N’est-cepas un résultat bien plus probable que le précédent,une approximation grossière qui vaut une démonstra-tion ?

Expériences de M. Ilirn sur les huiles .

Dans une étude fort intéressante sur les huiles et lescorps lubrifiants, M. Ilirn, l'ingénieux expérimenta-teur dont nous avons déjà rencontré les intéressantstravaux, a cherché à mesurer les phénomènes calori-fiques qui se produisaient dans ses expériences. Ellesse sont trouvées constituer un mode de déterminationde l’équivalent mécanique de la chaleur analogue à ce-lui de 31. Joule, permettant de mesurer la chaleur pro-duite par l’emploi d’un travail mécanique pour com-primer et faire frotter entre elles des molécules d’unfluide.

C’est dans le Bulletin de la Société industrielle deMulhouse (n° s Î28 et 129. 18&5) que se trouvent rap-portées ces curieuses expériences. Comme elles sontpeu connues, nous en extrairons ici ce qui a trait à ladétermination de l’équivalent mécanique de la chaleur.(Nous y reviendrons à un antre point de vue à l’articleGRAISSAGE .)

L’appareil adopté par M. Ilirn, qu’il appelle balancede frottement, et qui lui servait pour expérimenterla valeur des différentes huiles du commerce, au pointde vue de leur emploi dans le graissage, est représentépar la flg. 3529..

VALENT DE LA CHALEUR.

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2 !).

TT est un tambour creux en fonte, parfaitement cy-lindrique et poli extérieurement, calé sur l’arbre FF.Le diamètre extérieur de ce tambour est de 0 m ,23, salongueur de () m ,22; il est fermé, à Tune de ses extré-mités, par un fond en fer-blanc, formé d’une partieplane annulaire et d’une partie centrale en tronc de«.une ouvert, de manière à laisser libre un espace an-nulaire entre sa circonférence et l’arbre FF ; à l’autreextrémité, par un fond formé, comme le premier, d’une

partie annulaire et d’une partie centrale en tube cylin-drique.

E coussinet en bronze ( alliage de huit parties decuivre et une d’étain), parfaitement poli et ajusté surle tambour T, dont il embrasse la demi-circonférence ;dans son épaisseur est pratiquée une cavité où se logeexactement le réservoir d’un thermomètre.

LL’ est un levier en chêne de 0 n, ,U8 d’équarrissage,appuyant sur les brides du coussinet par deux petitssupports m, m’, vissés à leur partie inférieure sur cesbrides ou rebords.

Aux deux extrémités de ce levier sont solidementfixés des appendices /, V en équerre, munis chacund’un crochet à la partie inférieure. A F un de ces ap-pendices est suspendu un contre-poids en plomb M’,fixé à une tige longue et légère, dont le plan supérieurpasse par l’axe du tambour. Un repère indique quand lelevier LL’ est horizontal. A l'autre appendice est sus-pendu un plateau TP, sur lequel est posée une massede plomb 31, faisant équilibre à M’. Cette disposition apour effet d’amener le centre de gravité du système endessous de Taxe du tambour, de façon que la balancene soit pas folle.

Le coussinet, le levier et tous les accessoires, y com-pris les masses 31, M’, pèsent ensemble 50 kilog.La distance horizontale de l'axe du tambour à là ver-ticale passant par le point de suspension du pla-teau, lorsque le levier est horizontal, est de 0 m ,562.

N’, est un pied fixé au sol, et ouvert en pince demanière à limiter les écarts du levier LL’ de la posi-tion horizontale.

Le mouvement du tambour est accéléré ou ralentiau moyen de deux cônes parallèles liés par une cour-roie, et dont l’un reçoit son mouvement du moteur etl’autre le communique à la pou-lie H calée sur l’arbre FF.

Au moyen d’un petit tuyauintroduit par l’espace annulairede la Aice antérieure du tambour, on peut faire passer danscelui-ci un courant d’eau froideou chaude, qui vient tomberdans la petite caisse en bois r,où se trouve un thermomètre f,et qni est munie d’un robinet s .Deux ouvertures sont ména-gées dans les parois verticalesde la caisse, et sont juste assezgrandes pour laisser passer lapartie tubulaire et l’arbre enfer FF.

On voit que par cette dispo-sition, qui rappelle le frein deProny, 31. Hirn enregistre, parsimple lecture des poids qu'ilfaut ajouter pour l’équilibre aupoids M lors du mouvement detambour, le travail consommépar le frottement pour un grandnombre de tours.

Ses expériences sur le grais-sage produisant des quantités dechaleur très-notables, il a étéconduit à chercher s’il existait un rapport constant ouvariable entre le travail résistant du frottement mesuréau moyen de la balance et la chaleur développée parle frottement qu'il pouvait mesurer par réchauffementde l’eau qu’il faisait passer dans le tambour. Recher-cher la valeur de ce rapport constant ou variable, n’estpas autre chose que déterminer ce que nous appelonsl’équivalent mécanique de la chaleur.

Cés expériences fort délicates, comme on peut le