250 ÉQUIVALENT DE KA CHALEUR.
Veau une poire de caoutchouc (fi»'. 3531), tenninéopar un tube de meme substance qui vient coiffer unetubulure placée aubas du calorimètre;de manière qu’eucomprimant cettepoire, puis lalaissantse gonfler, alternati-vement jclance l’eausur le plomb pour lelaver , puis j’aspirecette eau, enfin jemélange intimementtoutes les couchesliquides.
Le lavage exté-rieur du plomb étaitrelativement facile ;
mais celyi à Tinté- 3531.
rieur du cône offrait
des difficultés, d’autant plus qu'il ne fallait pas seule-ment agiter l’eau à l’intérieur, mais encore reversercette eau à l’extérieur, de manière à ce qu’elle putagir sur le thermomètre.
A cet effet, j’emploie une deuxième poireépai.sse en caoutchouc vulcanisé disposée commela précédente, également adaptée h l’aide d’untube de caoutchouc à un deuxième ajutagesoudé à la partie inférieure du calorimètre. Dansl’intérieur de cette poire, je fais entrer un tubede caoutchouc de petit diamètre, moitié environde celui de l’ajutage ; il est retenu dans la poirepar une petite broche qui le traverse. Ce petittube pénètre à l’intérieur du plomb, en passantpar une encoche pratiquée dans son pied, qui,nous l’avons vu, n’estjamais écrasé. A l’aidede ce petit tube, il y a aspiration et envoi del’eau à l’intérieur du cône en plomb, et commecette eau sc mélange dans la poire avec l’eauaspirée et renvoyée à l’extérieur du conc, lemélange est bientôt intime.
Une expérience A blanc ayant montré que lachaleur produite par ce mouvement de lYau,correspondant à un travail mécanique insigni-fiant, était de nulle importance, sûrement bieninférieure aux pertes de chaleur de l’appareil,que l’équilibre de température était obtenu enune ou deux minutes au plus, j’ai pu opérer entoute sécurité.
Je donne (fig. 3o32) la disposition généralede l’expérience.
Je rapporte ci-après les résultats d’une expé-rience choisie entre plusieurs concordantes faiteavec l’appareil ainsi complété, et qui, bienqu’un peu grossier, ne pouvant donner des ré-sultats très-précis, doit donner une approxi-mation assez satisfaisante, à cause des propor-tions assez fortes des éléments de productionde la chaleur. J’insisterai particulièrement surle mode de lavage pour les personnes qui -voudrontrépéter mes expériences; car ce n’est qu’après etre ar-rivé à cette forme définitive, que les résultats del’expérimentation ont pris une grande netteté.
Correction relative à la force vice absorbée par hs• supports.
La formé adoptée pour les blocs de plomb permet biend’emplo} r er la majeure partie du travail en actions mo-léculaires produites par le choc amorti par l'écrase-ment de la substance malléable; mais il est clair quola totalité ne pourrait être ainsi utilisée que si cettosubstance malléable n’opposait absolument aucune ré-
ÉQUIVALENT DE LA CHALEUR.
sistance h, la fin du choc. En effet, pour le plomb parexemple, il est évident que la résistance qu’il oppose àl'écrasement se communique au support inférieur, etque si le choc ne produisait qu’une pression insuffisantepour l’écraser, le plomb résisterait, comme la matièrela plus dure, et communiquerait toute la force vive duchoc à l’enclume.
0omment évaluer la force vive ainsi communiquée,le travail qu’il faut déduire du travail total, afin d(conserver seulement celui qui produit l’écrasement,la désunion des molécules réunies lors du refroidisse-ment du métal, le seul qui produit les effets calorifiquesque nous cherchons à mesurer? Il est assez difficile dole faire avec une très-grande exactitude, mais il estfacile d’obtenir des chiffres inférieurs ii sa valeur réelle,et par suite permettant d’opérer, en partie au moins,cette importante correction.
Au commencement du choc, l’écrasement du plombqui ne présente qu’une faible surface supérieure amortitsuccessivement partie de la force vive du mouton-;mais à la fin du choc, la surface du plomb qui le re-çoit s’étant accrue, la force vive qui subsiste devientinsuffisante pour continuer l’écrasement ; autrement dit,le travail qui n’est pas utilisé est un peu supérieur à ce-
lui correspondant à la force vive qui va s’amortir par lesvibrations du support inférieur et les communicationsau sol.
La voie expérimentale peut permettre de déterminerce point et donner la valeur de la correction à faire. Eneffet, soumettons le bloc du plomb écrasé à de très-faibles chutes du mouton, il n’éprouvera aucune ac-tion, et le métal résistera facilement. En faisant croîtrecette chute, on arrivera à déterminer directement oupar interpolation, avec assez d’exactitude par un nom-bre suffisant d’expériences, le point oit commencel’écrasement.
En soustrayant la quantité do travail pour cette
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