OUTILS COUPANTS.
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avec discernement préviendront les amoncellements deneige et les dépenses considérables que nécessite leurenlèvement sur les routes où la circulation est inter-ceptée pendant la mauvaise saison. Le succès ne sau-rait être douteux, si l’on choisit convenablement l’es-sence qui convient le mieux au terrain à reboiser, à sanature, à sa profondeur et à son exposition. L’expé-rience fuite depuis quelques années le long de la routeimpériale n° 8*, à des hauteurs qui varient de 000 mè-tres à 1,120 mètres au-dessus du niveau de la mer, nelaisse aucun doute à cet égard, et a donné dès la pre-mière année les résultats les plus satisfaisants.
On peut en conclure que les plantations auront éga-lement leur utilité sur les chemins de fer, et remplace-ront avec avantage les écrans mobiles que l’on disposeen hiver le long des tranchées profondes et des partieshabituellement encombrées par les neiges.
N1COL ou PRISME I)E NICOL. Cet appareil faitpartie de presque tous les systèmes optiques à i’aidedesquels on utilise les phénomènes de double réfrac-tion. Il permet de faire disparaître le rayon ordinairepour ne conserver que le rayon extraordinaire que l’onveut étudier, résultat obtenu avec une grande sim-plicité.
Il se construit de la manière suivante : on prend unlong parallélépipède de chaux carbonatéc, on le coupeen deux par un plan perpendiculaire au plan des grandesdiagonales des hases, et passant par les sommets obtusles plus rapprochés ; puis on rejoint les deux moitiés,dans le meme ordre, avec du baume de Canada. Lalumière qui entre par l’une ou l’autre des bases tombetrès-obliquement sur le baume de Canada ; or, son
indice de réfraction est plus petit que l’indice ordinairede la chaux carbonatée, mais plus grand que l’indiceextraordinaire ; il en résulte que le rayon ordinaireéprouve la réflexion totale, tandis que le rayon ex-traordinaire passe pour sortir par l’autre base.
Le prisme de Xicol ne laisse donc passer que l’imageextraordinaire des objets que Ton regarde. 11 devientainsi un moyen de distinguer l’image ordinaire del’image extraordinaire produite par un cristal; il suffitde mettre dans un même plan la section principale ducristal et d'un prisme de Nicol; l'imago unique quipasse est l’image extraordinaire.
Comme il faut que la plan coupant le cristal d’an-gle en angle forme avec les bases un angle de près de90 degrés, pour que les bases restent entières, il fautque le parallélipipède obtenu par clivage ait des pro-portions telles que les arêtes longitudinales dépassenten longueur trois fois celle du coté des bases.
M. Foucault est arrivé à peu près au môme résultaten coupant le solide de clivage par un plan moins in-cliné sur Taxe de figure, en remplaçant le baume deCanada par un milieu moins réfringent.
Il incline la coupe à 59 degrés sur le plan de l’uneet de l’autre base, le solide strictement nécessaire seréduit alors au tiers de la longueur qu’il comporte dansle prisme de Nicol, et après avoir poli les nouvellesfaces, il remet les morceaux en place, en ménageantentre eux l’épaisseur d’une lame d’air. Ce systèmefonctionne comme le prisme de Nicol et constitue unpolariseur capable d'exercer une action complète surun faisceau de lumière dont la divergence il’excède pasun angle de G à S degrés.
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ORGUES. V. Tuyaux sonores.
OUTILS COUPANTS. L’histoire des perfectionne-ments lents et successifs des instruments et machinesà outils tranchants, perforants, etc., se lie, dit Ponce-let, auteur de cette belle étude, aux progrès memes dela civilisation chez les différents peuples, et cette histoire,considérée au point de vue philosophique, critique etdescriptif, serait, comme celle des machines à moudre etde quelques autres non moins essentielles, du plus hautintérêt pour l’avancement, le progrès futur des arts mé-caniques ; car car il n’est aucun organe dans la classedes opérateurs qui offre des combinaisons aussi ingé-nieuses, aussi originales et aussi variées,sous le rapportde la forme et des effets physiques, j’ajouterai meme,aussi parfaites et qui approchent autant des œuvres duCréateur, dans les instruments naturels de travail ou deconservation répartis aux divers animaux, instrumentsdont l'homme fut en quelque sorte entièrement dé-pourvu , et auxquels il dut suppléer par son intelli-gence, en les prenant parfois pour modèles et pourtypes d’imitation. Depuis l’origine des sociétés, eueffet, où, à l’état sauvage, il s’est créé, avec le silexet les débris solides des animaux et des végétaux, desarmes pour la pèche, la chasse, la guerre, etc., jusqu’ànos jours, où Tou a tant perfectionné, multiplié l’em-ploi du fer et de l’acier dans une foule d’opérations ré-clamées par l’état avancé des industries humanitairesou civilisatrices, les outils «coupants ou perforants ontsubi les plus étonnantes et les plus admirables trans-formations, qui toutes ont eu pour point de départ es-sentiel l’expérience et l’observation, mais où le raison-
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nement et une sorte de théorie instinctive chez les plushabiles artistes ont exercé une influence non moindreet toujours active.
Qu’y a-t-il, notamment, de plus ingénieux que lesciseaux, les gouges à couteaux courbes, les varlopes,les bouvets servant à creuser, dresser le bois pour ypratiquer des rainures, des languettes et des mouluresdiverses ; que les vrilles, les tarières, les vilebrequinsà lames courbes en cuiller, en hélices ou tire-bouchonsdégorgeoirs, déjà connus de Vatican son, perfectionnésdepuis en Amérique , et en Angleterre par M. Church,de Birmingham ; que les grandes et puissantes mèchesdites anglaises^ à pivot central, à couteaux rectilignes,symétriquement appariés et agissant dans des sensdiamétralement contraires pour détacher, du fond platdu trou à forer, des lames en couronnes circulaires oucylindriques, qui s’élèvent ensuite verticalement sousla forme de nappes hélicoïdes, autour de la tige centralede l’instrument ; mèches qui comportent, en outre, auxextrémités extérieures de leurs couteaux de fond,d’autres petits tranchants perpendiculaires aux précé-dents, parallèles à la tige centrale, et dont les biseauxaigus détachent incessamment la matière solide desparois latérales du trou cylindrique, par une actionqui rappelle celle du coutre avancé de la charrue? Qu’ya-t-il de plus ingénieux encore que ce dernier instru-ment, réduit à la simplicité d’une ancre chez les an-ciens, et où Ton remarque aujourd’hui non-seulementce même coutre, véritable couteau en talus, qui ouvre,fend la terre latéralement et verticalement, mais aussile soc à sabot* triangulaire et appointé qui la trancho
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