PLATINE.
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d’ailleurs agiter le borax avec un tuyau de pipe. Onlaisse refroidir, on détache le culot d’argent qui con-tient l’osmium et le platine avec toutes les matièresmétalliques qui l’accompagnent, et au besoin, pourenlever les dernières portions de borax, on le fait di-gérer avec un peu d’acide fîuorique faible. Enfin on lesèche, on le fait rougir faiblement et on le pèse. Enretranchant le poids du culot de la somme des poidsdu minerai et de l’argent employé, on obtient la quan-tité de sable que contient le minerai.
2° Or.
On enlève l’or avec du mercure bouillant en petitequantité, par lequel on traite le minerai pendantquelques heures. On lave avec du mercure chaud etpur, on réunit le mercure qu’on distille dans une pe-tite cornue en verre. Le résidu chauffé au rouge etpesé donne l’or ou presque tout l’or du minerai. Onpeut également traiter le minerai par de l’eau régalefaible, évaporer la liqueur dans un creuset de porce-laine taré, calciner et peser. Le premier procédé donneuu minimum, le second un maximum; mais le pre-mier nombre se rapproche plus souvent du chiffreexact de la teneur en or que le second. Cependant iissont toujours suffisamment exacts. On opère sur40 grammes : les minerais américains donnent ordi-nairement de GO à 440 milligrammes d’or, ce qui faiten moyenne 4 pour 100. Mais par le mercure on enperd toujours une petite quantité dans les lavages etpendant la distillation, si on n’opère avec un grandeprudence. C’est cependant ce mode de dosage que re-commandent MM. Deville et Debray.
3" Platine.
On prend 50 grammes de minerai choisi de tellemanière qu’il représente la composition moyenne dulot; un le fait fondre dans un creuset ordinaire avec75 grammes de plomb pauvre et 50 grammes de ga-lèue pure bien cristallisée. On met 10 à *5 grammesde borax, et l’on pousse le feu jusqu’au rouge de lafusion de l’urgent; on agite de temps en temps avecun tuyau de pipe, et l’on ne cesse de chauffer que lors-que tous les grains de platine ont disparu dissous dansle plomb et qu’ils cessent de se présenter sous le tuyaude pipe. On ajoute alors une cinquantaine de grammesde litharge, en poussant toujours la température et nemettant que peu il peu la litharge, au fur et à mesurede sa réduction et jusqu’à ce qu’elle soit en excès, cedont on s’aperçoit à la nature de la scorie qui attaquele tuyau de pipe et à la cessation du dégagement d’a-cide sulfureux. On laisse refroidir lentement; on cassele creuset ; on détache la scorie, qui doit être piom-beuse et chargée de fer, et on nettoie bien le culot,qui doit peser environ 200 grammes. Le fer et le cuivrese sulfurent et passent dans la scorie, et l’osmiured’iridium, insoluble clans le plomb, mais susceptibled’être mouillé par lui, va au fond et reste dans leculot. En ajoutant de la litharge, on détruit la galène !et je sulfure de fer : il se forme du plomb et des joxydes, qui sont absorbés par le borax.
Quand le culot est bien nettoyé, on le pèse, puis onscie la partie inférieure, qui doit faire à peu près le !dixième du poids du culot que Ton pèse. On recueille jla sciure; on broie la partie supérieure du culot cri.-- :tallisée et très-cassante; ou y ajoute la sciure <le 'plomb plaiinitere ; on mélange bien : on pèse encore. Onprend alors de la poudre de plomb platinifère, en quan-tité telle qu’elle représente le neuvième du poids to-tal du culot, on coupelle cette matière par les procédés’que nous allons décrire, et on pèse le platine après l'a-\oir fondu.
Coupellation du platine.
Pour obtenir la séparation complète du plomb et
doser le platine par la voie sèche, on peut employerdeux méthodes.
Premier procédé. Coupellation par P intermédiaire del'argent. — On ajoute à l’alliage cinq à six fois envi-• ron autant d’argent qu’on suppose de platine dans l’al-liage. On remet au besoin du plomb; ou coupelle oton pèse le bouton. L’exces de poids du bouton surl’argent ajouté donne le poids du platine.
Ces coupellations se font de préférence dans unfourneau dont les moufles, chauffés par la flammed’un four à réverbère, peuvent être amenés à une tem-pérature extrêmement élevée, sans que les parois dumoufle soient détruites par les cendres de la houille,ce qui arrive très-promptement quand on veut pousserau delà d’une certaine limite la température dans lesfourneaux à coke.
Deuxième procédé. Coupellation simple. —On intro-duit le plomb platinifère dans des coupelles ordinairesde grande dimension. Dans le moufle bien chaufféd’un fourneau de coupelle ordinaire, on arrive facile-ment à amener l’alliage à l’état solide, et le platineencore plombifère se montre sous la forme d’unemasse étalée en forme de chou-fleur, qui se détacheavec assez de facilité du fond de la coupelle, quand ona mouillé celle-ci pendant qu’elle est encore rouge.
Mais il ne faut pas en général détacher cette masseeoupellée : pendant qu’elle est rouge, on la soumet al’action du chalumeau représenté dans la flg. 3683, enayant soin de donner peu d’hydrogène et beaucoupd’oxygène en excès. De cette manière, on ne chauffepas la masse d’une manière excessive, mais on la fondpartiellement et surtout on l’oxyde avec une granderapidité.
Quand on a enlevé ainsi la plus grande partie duplomb de l’alliage de platine, on le détache de la cou-pelle d’os et on le transporte sur une autre coupelle demême forme taillée grossièrement dans un morceaude chaux. Ou chauffe alors peu à peu la masse, quifume très-fortement; enfin on fond le platine dans unfeu oxydant, on le rassemble en un seul globule enfaisant tourner la coupelle, et on le laisse refroidir. Ilfaut éviter avec soin les projections qui arriveraientau commencement de l’opération si Ton chauffait tropvite et si on brûlait trop rapidement les dernièrestraces de plomb. On sépare le culot de platine, on lenettoie dans l’acide muriatique bouillant, et on le pèse.
RÉSIDUS 1)K PLATINE.
Ils sont de deux sortes : 1° les résidus insolubles,2“ les résidus précipités. Les premiers, comme le mon-tre le tableau suivant, contiennent tous les métauxdu platine, mais en particulier de l’osmiure d’iridiumet du sable en quantité très-variable.
Deux échantillons de résidus précipités ont été ana-lyses par MM. Deville et Debray, et leur ont donnéTs résultats suivants :
Platine. 0,8
Rhodium. 2,4
Rhodium, iridium et osmiured’iridium. 21,8Métaux communs, etc.74,2
100,0
2° Résidu remis par M. Mathey, de Londres :
Osmiure d'iridium. 2,2
Palladium. 4,2
Platine. 0,5
Rhodium. 6,4
Métaux communs, etc.66,4
100,0