PLONGEUR.
PLONGEUR.
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travaillaient par relais de cinq heures. Deux d’entre euxétaient alimentés d’air par la même pompe, et faisaientla moitié du travail que l’on eût obtenu de l’un d'euxhors de l’eau.
Le scaphandre se compose :
1° lVune pompe à air contenue dans une caisse de0 m ,ô0 à 0,80 de côté, dont le poids est de l 25 kilog.environ ;
'2° D’une autre caisse contenant des souliers plombés,des plaques de plomb et des vêtements de laine ;
3° D’un vêtement imperméable en caoutchouc d’uneseule pièce, qui part du milieu du dos et couvre tout lecorps en formant un pantalon à pieds;
4° D’une épaulière en métal, dont le collet circu-laire porte un pas de vis, et la partie inférieure unsystème de bandelettes en cuivre qui sert à fixer lehaut du vêtement imperméable;
5° D’un casque en métal, de forme ovoïde, dont lahauteur est de 0 m ,35 et la largeur 0 m ,-7. La partieinférieure du casque, à la hauteur du col, est ouvertecirculairement, et porte un écrou en métal qui s’adapteau pas de vi3 de l’épaulière et permet la réunion com-plète du casque au vêtement imperméable. La face ducasque est munie à hauteur des yeux de deux carreauxfixes en verre fort épais de ü m ,13 de diamètre; à lahauteur de la bouche existe aussi un carreau mobilede même diamètre, qui est placé dans un châssis enmétal formant le pas d’une vis dont l’ouverture du cas-que forme l'écrou; ou bien un simple robinet, ce quipermet au plongeur de respirer librement sitôt sa sor-tie de l'eau. Ces carreaux sont préservés des chocs pardo petites grilles en métal.
Le conduit d’aspiration d’air pur et celui de déchargede l'air vicié sont formés à l’intérieur du casque pardo petits canaux placés autour des carreaux ; l’airpur arrive par le dessus ; le casque est muni à cet effetd’un pas de vis qui reçoit l’écrou d'un tuyau en caout-chouc de 0 m ,035 de diamètre, au moyen duquel lapompe envoie l’air pur; l’air vicié sort par une petitesoupape dont la fermeture s’opère sans permettre àl’eau de rentrer.
Dans les scaphandres de M. Ileinke, la soupape desortie de l’air est entourée d’un étui qui l’ouvre ou laferme hermétiquement à la volonté du plongeur. Levêtement, quand la soupape est fermée, se gonfle dotout l’air qui arrive, et bientôt le plongeur, rendu ainsiplus léger que l’eau, monte à la surface. S’il est endanger au fond, si ses signaux sont mal compris, il dé-pend toujours de lui de reparaître à la surface. 11 aencore la possibilité de descendre dans l’eau aussilentement qu’il le désire, tandis qu'avec les autres ap-pareils, entraîné par les poids énormes à l’aide desquelson assure une immersion durable, il est maintenu aufond jusqu’à ce qu’on le soulage à l’aide de la cordeattachée autour de son corps.
Nous avons vu que pendant plus de deux siècles lesscaphandres n’avaient pu être utilement employés,parce qu’on ne savait pas donner une tension assezgrande à l'air intérieur. Maintenant que cette difficultéest vaincue, quelques personnes cherchent à faire res-pirer aux plongeurs de l'air suffisamment renouvelé,mais maintenu à la pression atmosphérique, et des bre-vets d’invention ont été pris pour des dispositions quel’on dit propres à atteindre ce but. Il n’est donc pashors de propos de rappeler les travaux qui ont été faitssur les corps immergés.
Comment se fait-il qu’un homme qui plonge à dograndes profondeurs ne soit pas écrasé par la.pression?Cette question, moins simple qu’il no semble au pro-mier abord, a été examinée au dix-septième siècle.Stévin s’en occupe dans son Art pondéraire ; Descartes dans une lettre au P. Mersenne, et ce père dans sesPhénomènes hydrauliques. Pascal l'étudic dans le Traité
de Teijuilibre des liqueurs. Il propose de jeter une mou-che dans de l’eau tiède que l’on comprimerait forte-ment : l’insecte ne devrait éprouver aucune lésion.Boyle, ayant tenté lYxpériénce sur des têtards, lesvit se mouvoir librement dans de l'eau, sous despressions correspondantes à des profondeurs de 200et de 300 pieds (Gt) m , < Jfi et 9l m ,il); leur volume pa-raissait seulement un peu diminué. ( llydrost . ParadAppen. il.)
Ces expériences et ces études montrèrent qu’un plon-geur ne recevait aucune lésion, parce que les chargesse faisaient équilibre sur son corps; mais il faut pourcela que l’air contenu dans les cavités intérieurespuisse être amené, par la diminution du volume, à unepression égale à celle du milieu. Il est facile de recon-naître que les organes se prêtent parfaitement au res-serrement nécessaire, pour les profondeurs auxquellesil est constaté que des hommes sont parvenus sansappareil.
On ne peut estimer à moins de 132 pouces cubes(2103 cent, cub.) le volume d’air que contient la poi-trine d’un homme lorsqu'il se lance à l’eau après uneinspiration. (Voir la Physiologie de Muller , traductionde M. Jourdan, vol. I, p. 217.) La contractilité desorganes est telle que ce volume peut être réduit, sanslésion et sans douleur, à 35 pouces cubes (573 centi-mètres cubes), ou environ au quart. La pression del’air inspiré peut donc être portée à quatre atmosphèrespar la compression, et la chaleur des poumons vientencore l’augmenter.
Nous n’avons eu égard qu’au volume de la cagethoracique, mais celui des cavités contiguës (trachée,larynx, etc.) peut aussi être diminué, surtout si leplongeur admet une certaine quantité d'eau dans sabouche. On voit donc que lorsqu’un homme plongesans appareil, la pression de l’air contenu dans sapoitrine peut faire parfaitement équilibre à celle del’eau, jusqu à 30 mètres et plus au-dessous de sa sur-lace.
Le fait bien constaté que de3 hommes peuvent des-cendre à de grandes profondeurs en eau libre noprouve donc pas que la pression dans la poitrine puisseêtre très-inl’èrieurc à celle du milieu. On dit que cer-tains appareils permettent aux plongeurs de respirerimpunément de l’air à la tension atmosphérique, sous30 mètres /l’eau. Nous supposons qu’il y a quelquemalentendu. Si le fait est certain, il faudra cherchercomment, dans le corps d’un homme, les parois descavités peuvent supporter des pressions de trois atmo-sphères, et quelle force permet aux membranes déli •cates des capillaires des cellules du poumon de résisterdans le conflit de l’air à la pression atmosphérique etdu sang, qui, circulant dans dos organes comprimés,doit être à une tension élevée.
Bateaux plongeurs. — Bacon parle de ces appareils.Boyle raconte les merveilleux essais de navigation sous-marine de Cornélius Drcbell, qui plongeait dans laTamise avec un bateau contenant douze rameurs otdes passagers. Quand leur respiration commençaità altérer l'air confiné, Drebcll le révivifiait par lesémanations d’une liqueur dont il n’a révélé à per-sonne la composition. (Xeir ExperinwUs physico-me-chanical.)
Le 1*. Morsennc a proposé pour naviguer sous l’eauun appareil qui n’a jamais été exécuté (Ars navigandisuper et sub aquis). Le P. Schott nous apprend quede son temps on disait d’un projet étudié avec quel-que science, mais qui cependant n’aurait pu être réa-lisé, que c’était le bateau de Mersenne . ( Technica cu~riosa.)
M. Paycrno a obtenu à l’Exposition de 1819 unemédaille d'argent pour un bateau plongeur.