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TEINTURE.
TEINTURE.
14° Une seconde immersion dans le chlorure de chauxsemblable à l'opération n° ( J :
15° Une immersion dans l'acide chlorhydrique à 2°îlaumé ;
16° Un lavage et un dégorgeage parfaits.
D’après les chiffres produits par M. Rcrsoz, le mon-tant approximatif do la dépense nécessaire au blanchi-ment de 10,000 mètres de calicot se balance par :
60 kilogrammes de chaux. 1 fr.
55 — de sel de soude.37 fr.
55 — de chlorure de chaux. . 40 fr.
Acide. 10 fr.
Main-d’œuvre et frais généraux . . . . 150 fr.
214 fr.
Soit 1 fr. 07 par pièco do 50 mètres. Les frais demain-d’œuvre diminueraient beaucoup si îa fabrica-tion était exercée sur une plus grande échelle.
Ce procédé permet de remplacer les alcalis caus-tiques par leurs carbonates. Il n’en résulte pas d’in-convénient; car les carbonates alcalins dissolvent aussibien les corps gras à l’état libre et jouissent de plus del’avantage de décomposer par double décomposition lessavons calcaires en formant des savons alcalins et ducarbonate de chaux. Dans l’origine de ce procédé, lesrésultats satisfaisants étaient obtenus meme en l’absencede toute décomposition par les acides des savons cal-caires résultant du lessivage à la chaux.
Dans ce meme procédé, l’acide qui sert à décompo-ser le chlorure de chaux est l'acide chlorhydrique etnon l’acide sulfurique. Non-seulement, il y a formationde chlorure de calcium qui, déliquescent, entretient unehumidité plus uniforme dans toutes les parties de lapièce, mais il y a dégagement d’une quantité plus con-sidérable de clilore dans le cas oii le sel contient duchlorate de chaux. 11 est donc rationnel de préférer uneméthode comme celle que nous venons de décrire, carelle apporte économie au double point de vue de lamain-d'œuvre et des matières premières. Cette consi-dération acquiert un grand poids par suite des baissesde prix qui conduisent forcément le fabricant à dimi-nuer incessamment le chiffre des frais occasionnés parles opérations du blanchiment. C’est même pour satis-faire à ces conditions d'économie qu’ont été disposés lessystèmes dits continus.
Pour nous rendre compte de ccs systèmes, supposonscousues à la suite les unes des autres plusieurs piècesde calicot avant ou après le lessivage ; on les supportepar un nembre suffisant Je cylindres qui servent ausside rouleaux de tension ; on fait mouvoir la tête despièces en la faisant immerger successivement dans lesbains convenables, acides, alcalins, de chlorure dechaux, acides, etc.; on intercale entre chaque baindes appareils à nettoyer et dégorger. Un mouvementcontinu permet donc de conduire l’étoffe blanchie con-venablement dans les appareils à sécher. Cette méthoderéunit alors à l’économie des opérations chimiquescelle des opérations mécaniques qui n’est pas moins im-portante.
Par les procédés perfectionnés que nous venons d’ex-poser, on évite toute fermentation acide qui jouait unsi grand rôle dans la pratique du blanchiment des ca-licots, surtout anciennement. Nous allons en dire quel-ques mots, car elle n’est pas abandonnée partout, etquelques teinturiers l’appliquent encore à l'avivage decertaines nuances. Les points théoriques sur lesquelsnous insisterons ici éclaireront plus tard quelques pointsconsacrés par la routine.
On laisse macérer la pièce dans une cuve avec plusou moins d’eau tiède, et pour déterminer une certainefermentation on ajoute une petite quantité de son. Lapièce doit être complètement immergée pendant toute
la durée de l’opération : soit 40 à 50 heures pendantl’été, 3 à 5 jours pendant l’hiver.
Si les pièces ne sont pas convenablement submer-gées, la température de la masse s’élève considérable-ment au centre surtout; il s’y produit une espèce depourriture nuisible à la résistance du calicot. S’il y atrop d’eau, la fermentation sc règle mal, et l'on ne par-vient que très-imparfaitement à faire disparaître legluten et les matières amylacées que contient la fibre,et dont on cherche h se défaire. Au point de vuedes besoins de la teinture, cette ancienne méthode al’inconvénient de transformer les matières, ou certainesmatières résineuses fixées à l’étoffe, de telle sorte qu’encontact avec quelques principes colorants, ces résinesmodifiées les rendent adhérentes aux tissus. Les mo-lécules de garance, par exemple, sont attirées avecénergie et viennent teindre les parties altérées ; ce genred’altération ne se produit jamais lorsque le lessivageà la chaux supprime la fermentation.
Nous ne quitterons pas ce sujet sans exprimer unregret, c'est qu’on ne connaisse pas encore le degré desolubilité de la matière colorante du coton dans les les-sives do diverses forces et dans les savons, depuis 60jusqu'à 181 degrés, température correspondant a 10 at-mosphères; on ignore ainsi quelle est la températureîa plus favorable pour blanchir les tissus. Si quelquespraticiens font usage d’appareils à haute pression, rienne prouve que ce soit avec avantage; la science n’apas encore démontré l’utilité de cette pratique.
Blanchiment des tissus de lin et de chanvre. — Lesméthodes que nous venons de décrire, très-simples,rationnelles, actives dans le cas du blanchiment destissus de coton, sont bien moins efficaces quand on lesapplique au blanchiment des tissus de fils de lin et dechanvre. La matière colorante est en plus grande quan-tité dans ccs dernières, elle est plus résistante, et lesmatières grasses et résineuses ne cèdent pas aussi faci-lement à l’action des agents, dont on ne saurait aug-menter l’énergie sans compromettre la solidité de l’é-totfe. Il faut donc répéter successivement les opérationsque nous avons indiquées; pour les fils de lin, on vajusqu'à faire subir à la pièce quatre lessivages h lachaux, on les faisant suivre, pour l’opération du dé-graissage, d’autant de lavages à l'acide, puis au car-bonate alcalin.
Les étoffes de lin et de chanvre sont celles auxquelleson applique le plus généralement la décoloration parl’étcndage au pré. Nous supposerons donc ici que nousvoulions traiter pour la blanchir la toile communeécrire.
Le dégraissage s’opère au moyen des opérationssuivantes, savoir :
1° Un premier dégommage à l’eau tiède;
2° Un second dégominage dans les mêmes con-ditions;
3° Un lessivage à chaud dan9 une dissolution desavon vert;
4° Une lessive de 4 heures dans un mélange dechaux vive et de sel de soude qui forme une lessivecaustique.
La décoloration s’exécute au moyen d’opérationssubséquentes, savoir :
5° Une première exposition au pré, pendant 2 ou3 jours, suivant la saison ou l’état de l'atmosphère;
6° Une seconde lessive de 3 heures;
7° Un nettoyage et dégorgeage;
8° Une nouvelle exposition au pré de 4 à 5 jours;
0° Une troisième lessive de 4 heures ;
10° Un nettoyage et un dégorgeage;
11° Une troisième exposition au pré, de 4 à 5 jours,selon l’état de l’atmosphère ;
12 f ’ Un dernier passage aux acides. On pont reconv