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de sumac et decnmpêchc; on plonge les tissus à 100 de-grés pendant une heure ou deux, on abat, on éventejusqu’à ce que la mise soit refroidie. On ajoute au bainun dcmi-kilog. d’acétate de enivre par pièce de 15 mè-tres; on plonge l’étoffe et on la mène pendant deuxheures à l’ébullition; on abat et on évente pour fairerefroidir; on verse alors dans le bain du jyotosulfatcde fer qu’on utilise dans la dernière passe des tissus.L’action do l'air, pendant que la pièce circule à sa sortiedu bain, facilite l’oxydation du protoxyde de fer; onobtient une coloration plus uniforme et plus intense.
Teinture de la soie. — Quoique la soie grége prenneha teinture en noir très-facilement;, il est nécessaire dela cuire pour que la coloration soit régulière et bril-lante.
On fait décrcvrser la soie par une ébullition avec lecinquième de sou poids de savon ; on maintient l’ébul-lition pendant quatre ou cinq heures; on blanchit ausoufre et on teint après un nouveau lavage avec uneeau légère de savon blanc.
On passe la soie décreusée dans un fort bain de galle,ordinairement de 8 kilog. pour 4 0 kilog. desoie. Onlait bouillir et on laisse dans le bain refroidi pendanttrente-six heures ; on lève, on rince et on tord. Onpasse ensuite dans un bain de sulfate de fer ; on rinceet on lave à l’eau de savon. Au lieu de sulfate de feron peut employer le pyrolignite de fer à 5 degrésBaumé ; on tord à la cheville et l’on sèche après unléger lavage. On procède ensuite à la répétition desmemes opérations pour avoir des noirs foncés. Une oudeux teintures suffisent pour des noirs ordinaires; ilen faut une troisième pour des noirs intenses ; unequatrième conduit au noir pesant. 11 va sans direque chaque engallage est suivi d’un rinçage etd’une passe en eau chargée de fer, sulfate ou pyroîi-gnito.
Pour l’engallagc, on économise souvent les gallesd’Alep , auxquelles on ajoute des noix de galle blan-ches. On fait aujourd’hui dans les villes de Lyon et deSaint-Etienne une consommation assez considérable degalles de Chine .
La teinture est dite à un, deux ou trois fcuz y sui-vant qu’elle a reçu une, deux ou trois teintures super-posées. La nuance sera d’autant plus égale qu'on auralissé avec une plus grande régularité, suivant aussiqu’on aura tordu plus complètement. On adoucit parun passage en savon.
On doit à M. Michel, de Lyon , une intéressantenotice sur la teinture des soies en noir, dans laquelleil fait connaître les observations qu’il a faites pendantune pratique de plus do quarante ans.
Le tanin de châtaignier, qui se trouve sous le poidsde 6 p. 100 dans les bois passés, trop vieux pour êtreconsommés comme .bois de chauffage, lui paraît êtrele plus convenable pour le noir à la galle.
L’infusi.on des copeaux de châtaignier faite à froidest d’une couleur fauve clair. Si on filtre l’infusion pourl’avoir bien limpide, elle ne tarde pas à se troubler et àlaisser déposer une poudre d’un blanc ocrcux qui aug-mente par l’ébullition; c’est de l’acide ellagique. Parla fermentation spontanée qui se développe dans uneinfusion faite à froid ou concentrée jusqu’à marquer■10 à 1*2° Baumé, l’acide tannique se transforme enacide gallique; dans un liquide qui marque 2C° cettetransformation n’a plus lieu, et le liquide se conserveindéfiniment; si la température de la décoction n’a pasdépassé 50°, le liquide pent s’étendre d’eau sans au-cune décomposition ; mais si la température a dépassé(>0°, il se forme un corps nouveau qu’on p?ut compa-rer à l’acide ulmiqnc et qui ne sert plus à IVngallagc ;il se. précipite quand on étend d’eau. Ces circons-tances limitent les conditions dans lesquelles îo tanin
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de châtaignier peut être utilement préparé pour la tein-ture des soies.
Les pieds-dc-noir étaient originairement très-com-pliqués. D’après M. Michel, l'oxyde de fer doit sctrouver dans le bain au minimum d’oxydation et àl’état neutre; delà, nécessité d’ajouter de la limaille| de fer aux bains de noir; l’emploi de la gomme, dusucre et d’une petite quantité de bitartrate de potasselui paraît nécessaire pour les bains permanents ; ilss’opposent à la précipitation d’une partie du oomposénoir formé dans la liqueur au contact de l’étoffe en-gnlléc : la gomme turi semble de toutes les gommescelle qui donne le meilleur résultat dans les bains très-denses.
La composition ferrugineuse la plus convenable estun mélange à poidségaux de sulfate, de protoxyde defer et de pyrolignite.
Dans ces conditions, l’ancien bain qu’il fallait main-tenir à 35° Baumé se remplace par un bain de 1 à 2°Baumé que chaque teinture épuise.
Ce nouveau procédé apporte une grande régularitédans les opérations, une grande économie dans lesfournitures, comme dans la main-d’œuvre; il débar-rasse de la crainte continuelle d'altérer les soies.
L'économie dans les fournitures consiste dans lasuppression des matières gommeuses, et de tous lesingrédients que l’empirisme avait entassés clans lespieds-dc-noir. Quant à la main-d’œuvre, elle est biensimplifiée ; avec les bain9 denses et gommeux, il fautcinq ou six fois tordre fortement à la cheville les soieschaudes, les secouer vivement pour faciliter l’oxyda-tion. Avec les bains faibles et sans gomme, il suffit,après chaque immersion, de lever les soies et de lesplacer sur deux grandes barres, où l’air les oxyde pen-dant qu’on réchauffe le bain pour l’immersion sui-vante. •
Teinture du coton. — On apporte une grande écono-mie dans la teinture en noir de la fibre du coton enfaisant usage de pyrolignite de fer préparé, commenous l’avons dit en parlant des préparations ferrugi-neuses.
On commence, d’après Yitalis, par engallcr 100 kil.de coton avec 46 kilog. de noix de galle. On peutajouter à la noix de galle du sumac et du bois d'Inde;alors, on diminue la dose de noix de galle ; On donne unpremier bain à 50 degrés à peu près; le coton trempequatre à cinq heures ; on lève, on tord et on fait sécheron plein air si le ciel est pur, sous des hangars si letemps est couvert.
Lorsque le coton est bien scc, on le plonge dans unbain d’eau tiède qui contient la quantité de pyrolignitode fer en rapport avec la nuance qu’on veut Obtenir.On manœuvre pendant une demi-heure, en levant,éventant, rabattant et menant de nouveau la misepour égaliser la teinture. On cngalle de nouveau, puison donne sans sécher une nouvelle passe dans le bainde pyrolignite de fer ; dans ce cas, l’engallage et lebain ferrugineux sont un peu plus faibles. On répèteencore ces deux opérations à la suite l'une de l’autrosans sécher; on lève, on évente pendant un quartd'heure, puis on lave et on fait sé /fier.
On donne an coton teint en ;,oir une assez grandesouplesse en le passant, après la teinture, dans un bainblanc semblable à celui dont on fait usage dans la fa-brication du rouge d’Andrinople. A cet effet, on versesur une partie d’huile tournante 36 à 40 parties d'eauchargéo de soude marquant 1 degré Baumé; on emploie60 gr. d'huile pour 4 kilog. de coton. On tord et onfait sécher, on lave à l’eau courante, on bat et on sèchede nouveau pour la dernière fois. On peut ajouter en-core à la solidité du noir en associant à î'engallagc une! décoction de garnie, qui donne un principe jaune ca-