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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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THERMOMETRE .

élastique initiale h zéro varie depuis O"»,4 jusqu’il t m ,3.

2° L’air atmosphérique et le gaz hydrogène pos-sèdent entre 0 et 3l>0 degrés sensiblement la mêmeloi de dilatation.

3° Les chaleurs spécifiques de ces gaz simples, pourune même dilatation, sont égales pour des volumeségaux.

On est donc fondé à admettre la proportionnalité deseffets calorifiques avec le nombre des degrés mesurésavec le thermomètre à air et le considérer commel'instrument essentiel pour dits recherches très-précises.Son emploi étant bien moins commode que celui duthermomètre à mercure, il semble que Ton pourraitramener la graduation de ce dernier à correspondreavec celle du thermomètre à air, au moyen d’une cor-rection convenable. Malheureusement, les différencesde nature et de dilatation des verres de compositionsdiverses ne permettent pas de fixer cette correctiond’une manière générale. C’est ce que prouve la tablesuivante établie par M. Régnault; elle ne commencequ’à 100 degrés parce que, jusqu’à ce point, les deuxgenres d’instruments s’accordent ou ne diffèrent quede quantités trop petites pour pouvoir être mesurées.

TEUPÉUATCRES

TEUPÉTUTIRI3 PD TIIKRU0MKTRF. A UERCCRR.

thermomèt.à air.

Cristal deChoisy-le-Roi .

Verre

ordinaire.

Verre vert.

(00®

100»

100“

100“

110

110,03

109,98

110,03

120

120,12

119,95

120,08

130

130,20

129,91

130,14

110

110,29

139,83

110,21

100

160,32

159,71

100,10

180

180,80

179,63

180,00

200

20 1,23

199,70

200,80

230

253,00

250,03

251,83

290

293,10

290,80

293,30

300

330

303,72

300,50

301,08

351,00

On voit que, si ce n’est lorsque l’on s’approche dupoint d’ébullition du mercure, les différences sont encoreassez petites pour être négligeables dans la plupart desapplications.

Au moyen de quelques points de fusion parfaitementcertains et fixes, comme ceux fournis par la glace et lavapeur d’eau, par exemple, la fusion de l’étain, de lacire, l’ébullition de l’ammoniaque liquéfie, on pourraitétablir une table de correction et faire de bonnes obser-vations avec un thermomètre quelconque, gradué d’unemanière'arbitrairo. Cette méthode d’observation ana-logue à plusieurs méthodes employées dans divers casfournirait le moyeu d’obtenir de3 nombres exacts avecdes instruments médiocres, en se débarrassant de ladifficulté d’exécuter et de conserver dans l’état initialdes instruments parfaits.

Thermomètres a solides. — Les dilatationsdes solides étant minimes, et par suite les observa-tions de leur allongement étant difficiles, ces corpsne sauraient être substitués dans la pratique pourconstituer des thermomètres aux liquides dont l’effetse multiplie eu raison du rapport de la capacité duréservoir et de l’échelle, et par suite il n’y a pas às’occuper du plus ou du moins de régularité de leurdilatation aux diverses températures.

Un curieux système, d’une grande impressionnabilité,a été combiné par Breguet, sous le nom de thermo-mètre métallique. IL est fondé sur l’inégale dilatationdes métaux à cet effet formé de trois lames superposéesde platine, d’or et d’argent. Elles sont soudées ensemble

tiroirs Equilibres. gg;;

avant d’être passées au laminoir pour ne former qu’unruban métallique très-mince qui a une grande surfaceet peu de masse; on le contourne en Indice pour mul-tiplier la déviation angulaire qu’il peut produire, et quiest indiquée par une aiguille légère suspendue à uneextrémité, tandis que l’autre est fixée à un support,comme le montre la figure 3737. L’argent, qui est le

plus dilatable des métaux employés, forme la face inté-rieure de l’hélice ; le platine, qui est le moins dilatable,est à l’extérieur, et l’or est entre les deux ; sa dilata-tion moyenne entre les deux autres empêche les rup-tures. Lorsque la température s’élève, l’argent se dila-tant plus (pie le platine et l’or, l'hélice se déroule. L'effetinverse a lieu lorsque la température baisse. Les degrésde cet appareil ne sont pas comparables entre eux; ildoit être gradué à l’aide d’observatiens simultanées d’unthermomètre à mercure.

TIROIRS ÉQUILIBRES. Comme s’il ne devaitlaisser rien d’incomplet dans sa machine à vapeur,dit M. Tresca dans un excellent rapport à la Sociétéd’encouragement que nous reproduisons ici, Watts’était tout d’abord vendu compte des inconvénientsqu’entraînait la pression de la vapeur sur les ti-roirs, et il n'a jamais construit que des tiroirs équi-librés. La vapeur se rendait d’abord dans un coffie quirégnait sur toute la longueur du cylindre; elle s’intro-duisait par les lumières, et à sa sortie du cylindre elleétait d’abord recueillie dans les extrémités des boîtesà tiroir, maintenues en communication constante entreelles et avec le condenseur.

Le conduit qui établissait la communication entreles deux extrémités se trouvait par conséquent plongédans la vapeur d'admission, et rempli avec la vapeurd’échappement sc rendant au condenseur. Les pressionsdéterminées dans tous les sens, pour chacune de cesdeux vapeurs, se trouvaient respectivement équilibréesd’elles-memes, par cela seul que leur action s’exercaitdans tous les sens, à l’intérieur comme à l’extérieur,sur tonte la surface latérale du conduit cylindrique. Lescommunications entre les trois chambres de la boîte àtiroir étaient interceptées au moyen de garnituresdcmi-cylindriqucs sur le coté opposé à l’admission, etdu côté des orifices d’admission par les lèvres mêmes(lu tiroir.

Sans qu’il soit possible d’indiquer d’une manièrecertaine les motifs qui conduisirent plus tard les cons-tructeurs à disposer leur échappement dans le milieudu cylindre et non plus vers les extrémités, on peutdire cependant que cette disposition a le mérite d’éviterun contact trop prolongé du conduit d’échappementavec le cylindre et, par conséquent, de diminuer lescondensations résultant de ce contact.

L’admission ayant lieu désormais par les extrémités