Buch 
Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
Entstehung
Seite
12
JPEG-Download
 

DK L'AHT INPI STR1KL.

C'est le bon emploi de ces rapports dont parle Diderot , de ces éléments multiples quiproduit la beauté d'une (ouvre. Ce sont eux qui permettent de traduire, d'uni 1manière compréhensible pour tous, la pensée créatrice de l'artiste rendue à l'aide deformes qui lui donnent une expression matérielle.

C'est parce que la notion de beau se réduit à celle de rapports qu'elle est saisis-sable pour tous les esprits. En effet, lexercice immédiat, de nos facultés nous donnedes idées (l'ordre, d'arrangement, d'harmonie, qui se rencontrent dans ce qui estbeau. Sans doute ces idées acquièrent une plus grande netteté quand on lixe sur ellesson attention, quand on considère les cas les plus saillants de leurs applications,comme nous venons de tenter de le faire avec des comparaisons tirées d'un cas danslequel les appréciations sont le plus faciles. Mais si ces idées n'acquièrent; toute leurprécision que dans les esprits cultivés, elles ne peuvent être absolument étrangères àaucun; elles se confondent en effet avec les notions de nombre, de grandeur, et autres,qui s'éveillent les premières dans l'intelligence humaine.

CONDITIONS FONDAMENTALES DU BEAU.

Les conditions du beau dans les (ouvres de l'industrie forment l'objet de tout cetravail ; nous allons bientôt dire comment cest par l'étude des (('livres les pluscélèbres, que nous pourrons faire sentir quelques-unes dos règles que suit l'imagi-nation de l'artiste. Auparavant, essayons de compléter, autant qu'on peut le faireles lois fondamentales que nous avons déjà tenté plus haut d'établir. Mais malheu-reusement il nous faudra bientôt reconnaître quil est difficile d'aller bien loin danscette voie.

Il K I.A CONVCNANCC.

La première condition à laquelle doit satisfaire un produit est celle de la conve-nance : un bâtiment inhabitable, un vase qui 11e saurait contenir de liquide, révoltentle bon sens du spectateur et le laissent froid devant les décorations les plus multi-pliées. Nul besoin d'insister à cet égard, quand il s agit de produits industriels dontle caractère d'utilité doit dominer, souvent d'une manière absolue, tous les autrescaractères.

Négligée quelquefois par les architectes du commencement de ce siècle, préoccupésavant tout de l'imitation des monuments grecs, la convenance était devenue, parréaction, le caractère fondamental, essentiel, qu'un célèbre professeur (M. Durand)assignait à l'architecture. Les élèves de ses cours de l'école Polytechnique, officiersdu génie ou d'artillerie, ont élevé des magasins, (les halles d'une belle simplicité,qui, dans bien des villes, écrasent, par leur bel aspect, de mauvaises églises oumairies de villages, affublées de colonnes mal à propos employées. Cependant si laconvenance détermine les grandes lignes d'un ensemble, on doit avouer que. dans le