DK L'ART INDl'STRIEL
ciis général, il est des parties facultatives; ce sont celles-là qui peuvent être déter-minées en vue de la décoration, mais sans jamais empiéter sur la convenance.
Nous pouvons considérer comme établie, par le beau passage de saint Augustin quenous avons rapporté, la nécessité de l’unité, c’est-à-dire du concours de toutes lesparties pour produire un etfet déterminé et ne pas en cacher l’ensemble derrière desfractions de l'œuvre qui détournent l'attention. La symétrie est la disposition capitalequi permet d’éviter cet inconvénient.
uns pitopoivrioxs.
La condition fondamentale, qui comprend en quelque sorte toutes les autres,consiste à donner aux diverses parties, tant lignes que formes, des proportionsconstituant l'harmonie ; proportions que découvre quelquefois le sentiment del'artiste, que Ton recueille souvent par des observations faites sur la nature animée.
Nous suivons M. Ziégler » Etudes céramiques, « pour l'indication de cette loifondamentale, à laquelle il donne le nom « d'Eurythmie . »
« Yitruve nous a transmis celte expression (qu’il définit comme synonyme deproportions), par laquelle Ips Grecs désignaient une des conditions du beau en archi-tecture.
« L’Eurytlnnie ne s’applique qu’à la partie pittoresque de Tédiüce, qu'aux reliefsde tout genre susceptibles d’accord, de répétition. Ainsi, d'un certain point de vuegénéral et lointain, la colonnade représente un vaste ornement ; c’est une sériecadencée, rhythmique, qui s'accorde avec d’autres séries.
« Si j’examine l'ordre dorique grec, qui est le beau simple par excellence j je voisque le rhythme contribue puissamment à la beauté.
« Au-dessus des notes graves, sonores, gigantesques de la colonnade, je suisfrappé des divisions rliytbmiques de l’entablement, où les triglyphes se succèdentcomme les mesures d’une mélodie. J’admire la belle ordonnance des métopes consé-cutives, la régularité de leurs mouvements périodiques, la proportion des intervalles,la justesse des temps, le parfait accord des parties concertantes, je dis concertantes,car l'Eurythmie a pour objet « de lier en un concert général les membres et lesornements variés de l'édifice.... »
« De tels effets ne sont pas dus au caprice de l'imagination, ils procèdent d’unescience, d'une loi, qui est l'Eurythmie . Ils expliquent pourquoi la musique entraitdans l’éducation d'un architecte athénien , possesseur des secrètes formules dePythagore. »
La détermination de ces proportions harmonieuses dans la colonne grecque, dansle groupement de cet élément, constitue l’ordre dont nous parlerons bientôt.
A cette loi, ou plutôt à cette indication, M. Ziégler en joint une autre qui nemanque pas d'intérêt, mais qu’on ne peut considérer comme d’une importancecomparable à la précédente, dans laquelle elle rentre en partie. C’est la loi derépétition.