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n’avoir pas à y revenir longuement dans les diverses autres applications de fartindustriel.
Les lois de la pesanteur et de la stabilité rendent indispensable en Architecturel'emploi de ligne» verticales ; l'ordonnance des divisions intérieures, comme le travailà l'aide de la règle, exige généralement des surfaces planes, réglées (sur lesquelless’appliquent des lignes droites), et qui se coupent à angles droits. Des conditionstoutes spéciales de la construction résulte, le caractère spécial et le plus saillant del'art architectural, qui, nous l'avons dit, n'est nullement un art d'imitation de formesnaturelles, mais un art dont le caractère dominant est géométrique et qui tire soncharme de l'harmonie de proportions des éléments qui lui sont propres. Sous ce rap-port. elle 11e donnerait peut-être pas une idée des styles aussi complète que nousl'avons annoncé si nous 11e comprenions ici, sous la même division, la sculpture déco-rative , annexe si importante de l’Architecture, dans son imitation particulière etle plus souvent incomplète de modèles pris dans la nature vivante.
Si nous avions à traiter ici spécialement de l'Architecture, et non pas plus particu-lièrement de l’aspect des édifices, nous aurions à tenir compte, dans chaque cas, deséléments qui entrent dans les constructions, de la nature des matériaux qui se trou-vaient à la portée dos divers peuples et qui ont une relation directe avec les formesqu'il leur fut possible» de donner à leurs temples : le granit en Egypte , les marbres enGrèce , etc. Il y aurait aussi à étudier les progrès de la science, des procédés deconstruction, tels que l'invention de l'arcade, des ciments chez les Romains, l'emploidu fer dans les temps modernes; progrès qui se traduisent par un rapport, croissantdu vide au plein dans les édifices. Mais tout ceci se rapporte à l'art des constructionset non à l'aspect artistique que nous devons seul considérer ici, n'ayant nulle pré-tention de faire un traité d’Architecture, ni de traiter des questions de convenancedans les divers cas qui doivent tout primer dans cet art industriel.
D'ailleurs, il ne faut pas confondre les aspirations de l’art avec les moyens maté-riels qui en ont rendu la traduction complète plus ou moins possible, (les aspirationsont leur cause dans les idées, les désirs de chaque époque, de chaque civilisation,qui agitent l’humanité et inspirent les artistes et qui peuvent avoir eu le plus de véri-table grandeur aux époques 011 l'exécution était le moins facile. Ce serait, en effet, unegrave erreur d'appliquer aux œuvres d'art les idées modernes sur les progrès de l'hu-manité, c'est seulement dans la puissance de traduire, de matérialiser les idées pai-lles moyens de travail, à l'aide des richesses accumulées, et surtout grâce aux progrèsessentiellement continus des sciences mathématiques et physiques, que les nationsmodernes ont une supériorité incontestable sur celles qui les ont précédées.
Passons à l’étude des divers styles, nous y trouverons l’application des diversprincipes, nous reconnaîtrons l'utilité des divisions que nous avons établies ci-dessuspour l'étude des monuments les plus célèbres, remplissant les conditions de conve-nance, possédant des harmonies spéciales de proportions que nous avons indiquéescomme conditions fondamentales du beau.
Nous ne pouvons nous flatter d'indiquer dans chaque cas les rapports d'où résultentles harmonies des diverses parties des édifices ; c'est dans les ouvrages spéciaux