V E R R E R IE
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Dû aux Phéniciens , d'après la tradition, l'art de fabriquer le verre fut cultivé avecsuccès dans l’ancienne Egypte . Les poteries qu'on a retrouvées montrent, autant queles verres, que les Egyptiens avaient poussé fort loin la science des émaux, des vitrifi-cations de tout genre.
Les Romains ne connurent guère l'art de la verrerie que lors de leurs conquêtes enAsie , peu avant l’Empire. Vers cette époque, une foule d’ouvriers de tout genred'industries affluèrent à Rome, venant les uns d'Egypte, les autres de la Grèce ; ilsapportèrent avec eux les secrets des arts de luxe, peu connus des Romains de laRépublique. Dès ce moment on sut, à Rome, dorer, ciseler, colorer le verre. Néron encouragea beaucoup cet art, et paya de sommes considérables de belles coupes deverre. Le vase dit de I’ortland, aujourd’hui à Londres , donne idée du liant degré deperfection que ce genre de produits avait atteint sous le règne des empereurs romains.
L’art de la verrerie fleurit de bonne heure en Italie et parait s'être fixé de bonneheure à Venise , dont les anciens ouvrages en verre ont beaucoup d'analogie avec ce quia été retrouvé des produits des verreries antiques. On connaît la célébrité des glaces deVenise, ainsique des verres d'apparence diverse qui y étaient fabriqués. Murano étaitle lieu de cette fabrication qui fournissait à Venise de précieux moyens d’échangepour son commerce avec l'Asie , source de ses richesses. Aussi, jaloux de conserverle monopole de cette industrie, le gouvernement de la République soumit-il les verriersà des règles sévères, mais en même temps leur donna de nombreux privilèges pourencourager leur profession.
Lorsqu'après plusieurs siècles de prospérité, Venise vit décroître son commercepar suite des nouvelles routes ouvertes vers la Chine et l'Inde par le cap de Bonne-Espérance , et que l’esprit de commerce pénétra les nations rivales, les procédés de
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