SOI'Ll’TL’RE, ORFEVRERIE . 139
froideur dans les formes et dans les ornements, qui dut paraître Étrange quand elledétrôna les principes de l'école précédente.
Orfèvrerie. —L’orfèvrerie a montré durant cette époque les ressources multipliéesque pouvaient offrir ses moyens d’exécution, en se prêtant à tons les caprices dela fantaisie, aux associations les plus bizarres dans la décoration que fit adopter l’é-cole inspirée par le Rorromini, et notamment du genre rocaille qui domina après quel'iniluence de Louis XIV et la tradition des travaux de Railin eut été oubliée. Ce genrepuisait ses inspirations dans les constructions en rocailles qui avaient commencé àfigurer dans quelques jardins du xvi* siècle. L’Allemagne comme la France, Augsbourg et Nuremberg comme l’a ris, voulurent du rocaille, recherchèrent en tout la capri-cieuse ornementation de ce style. On trouve des pièces d'orfèvrerie du temps deLouis XV qui sont ravissantes de fantaisie et de caprice. Rien de régulier; des lignesou des surfaces ondulées, contournées, insaisissables, indescriptibles.
Nous donnons ici un vase de ce style.
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, flumdii
Rijouterie, Joaillerie. —Ce lut surtout la bijouterie qui créa des merveilles à l'époquedont nous parlons; elle fit.d'admirables progrès pour seconder le luxe des toilettes desfemmes. Originalité, délicatesse, variété, tels sont les mérites de ces produits. A lafin du règne de Louis XV les orfèvres étaient avant tout des bijoutiers; et sous lenom de « metteurs en œuvre » jouirent de certains privilèges accordés spécialementaux artistes.
Thomas Oermain, dit M. de Luynes, fut le chef d’une école dont les ouvragesdélicats, étudiés et d‘un grand mérite d’ajustement, ressuscitèrent- la bijouterie, enflattant avec grâce le goût frivole d'un temps de plaisir et de luxe. On vit alors desbijoux d’une extrême richesse composés dans le seul style qui hit ad mis-Alors, avec