ART INDUSTRIEL.
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simple impression en or qu’ils produisent; cette question rentre donc dans l'élude desprocédés de cette nature dont il sera traité plus loin.
Camées. — « Les anciens, dit M. Iléricart de Tlmry, dont les chefs-d'œuvre en tousgenres prouvent avec quelle perfection ils exerçaient et cultivaient la statuaire et lasculpture, nous ont laissé en agates, sardoines, onyx, jaspes, et autres pierresprécieuses, des témoignages irrécusables de la haute supériorité à laquelle, dans lestemps les plus reculés, était parvenue la lithoglyptique, l'art de graver les pierres duresen creux ou en relief, pour en' faire ces précieux camées dans lesquels l'habileté desartistes savait profiter des accidents et des couleurs des pierres, pour produire lesdélicieux et charmants eifets qui donnent une si haute valeur aux sujets, tètes, liguresou groupes représentés sur ces pierres, dont on voit de riches collections dans lesmusées de Rome, de Naples, de Paris , de Vienne, etc.
« Le prix élevé des camées, la rareté des agates onyx ou ruhannées, leur dureté, ladifficulté de répondre aux demandes des amateurs et des joailliers-bijoutiers, ont faitchercher, il y a. déjà longtemps, les moyens d’imiter artificiellement les camées, et,après bien des tentatives, on a reconnu que la coquille marine « le grand casque desIndes orientales, » dont le test présente des couleurs blanches, roses, jaunes,brunes, etc., était la matière la plus favorable pour la confection des camées artificiels,cette belle substance étant par sa nature assez dure pour résister au frottement.
« Cette industrie a longtemps été exploitée avec succès à Rome , qui en fournissaitles collections d’amateurs et tous les bijoutiers de France, d’Angleterre et d’Allemagne .
« D'après le succès des camées de Rome, quelques essais ont été tentés en France .Les plus remarquables furent ceux présentés aux concours ouv.erts par l’Académie desbeaux-arts de l’Institut, sous l’Empire ; mais bientôt les essais de nos artistes furentabandonnés, et les ateliers de Rome, de Florence, de Venise et de Naples continuèrentseuls à prospérer et à répandre partout les camées. Dans ces dernière années cependant,à la demande de quelques-uns de nos premiers bijoutiers, plusieurs jeunes graveursont tenté de nouveaux essais, en prenant pour modèles les plus beaux camées anti-ques, et les succès de quelques-uns d’entre eux ayant outre-passé leurs espérances,ils ont formé des ateliers de lithoglyptique. Ainsi, grâce aux efforts de MM. Michel-lini, Weiss-Muller, Lalondre, Salmsonn, etc., nous pouvons nous flatter de voirbientôt l’art de la gravure en pierres Anes et pierres dures se relever parmi nous.
« Quant à la gravure des camées de coquilles, elle est aujourd’hui exercée enFrance avec le plus grand succès, et nous dirons même avec autant de talent et deperfection qu’en Italie . Ainsi les camées de MM. Albita-Titus, Reynaud, Lamant,Blanchet, de Grégorv, Bertoux de Marseille , etc., soutiennent la comparaison avecceux des plus habiles caméistes de Rome . »
Les camées français ont, du reste, dès ce moment, un avantage marqué sur lescamées romains; ils. sont sensiblement moins chers. Cette modicité de prix tient àl’introduction du tour à portrait dans cette fabrication; il permet, de poüsser rapi-dement, et à peu de frais, les ébauches jusqu’à un point extrêmement avancé; l'artisten’a plus que le dernier fini à donner.
Monnaies et médailles. — La gravure des monnaies et médailles, comme celle descoins et poinçons qui servent, à obtenir par estampage des ornements en métaldestinés à la décoration des pièces d’orfèvrerie, consiste en une véritable sculpture