PEINTURE.
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ses leçons des mosaïstes byzantins; que l’école du Pérugin, d’où sortit Raphaël , pro-cédait directement de la tradition byzantine modifiée et singulièrement agrandie parGiotto et ses nombreux élèves dans les ladies fresques dont ils couvraient les murailleset les voûtes des églises du xm* et xiv siècle, et que Lucas Cranaeh en Allemagne ,qui le premier s’illustra dans la peinture à l’huile, tout nouvellement découverte,s’inspirait évidemment du style gothique*, que la renaissance allemande et AlbertDurer allaient transformer.
La peinture à l’huile, trouvée de 1420 à I i.'îO, par Jean Van Evck, dit Jean delîruges, en facilitant les procédés matériels de l’art, vint aider aux progrès qui ten-daient à se faire jour de toute part. Jusqu’à Masaccio, on n’employa, en Italie , que lesprocédés de la peinture byzantine. On sait quelle place la fresque occupa dans l’artde la renaissance, combien les fresques de Raphaël notamment rappellent, en lesperfectionnant les peintures d’IIerculanum; et que c’est en visitant les thermes deTitus qu’on venait de découvrir, qu’il conçut la décoration des loges du Vatican .
Toute l'œuvre de Raphaël personnifia avec éclat la restauration des lignes de l'artgrec dans leur pureté, en même temps qu’il y mêla cette grâce merveilleuse qui lui avalu le nom de divin. Michel-Ange fut le représentant le plus hardi des tendances nou-velles des artistes de la renaissance; il résuma dans ses puissantes fresques toutes lesdonnées modernes de la science de fart. Titien, le Vinci, le Corrège , trois beaux géniesencore, concoururent avec le Véronèse et André del Sarto à développer avec une glo-rieuse activité les progrès rapides de l’art de peindre, qu’à leur suite et plus tard leDominiquin , les Carraches, (iuido Reni, etc., eurent la tâche de continuer.
11 serait inutile de compléter rémunération delà pléiade d’artistes éminents qui ontfait, à cotte époque, de la peinture le premier des beaux-arts ; contentons-nous de citerici, après les illustres maîtres, un artiste que François I 1 ' 1 ' ramena d’Italie , et qui peutêtre pris pour type de l’emploi de la peinture dans la décoration industrielle fiionsvoulons parler du Primatice. Les fresques de Fontainebleau , dues à la main facile dece fécond artiste, ainsi que ses peintures à l’huile que possèdent le Louvre et le muséede Cluny , montrent bien le style élégant de cette époque, mieux que les tableaux desgrands maîtres préoccupés d’exprimer des sentiments profonds plutôt que de produiredos images gracieuses et séduisantes.
Ecole flamande. — Avant de parler de la peinture sous Louis XIV , nous ne pouvonsnous dispenser de faire une exception à toutes nos omissions de noms d’artistes, enfaveur de Rubens et de l’école flamande ; ce qui nous fournit une vérification du faitdéjà signalé par nous, de la relation intime qui existe entre l’art et l’industrie, et faittoujours concorder leurs grands développements à cause de la grande influence qulilsexercent l’un sur l’autre. Les germes d’art qui existaient nécessairement dans un pays(pie l'on a vu exceller si longtemps dans les tapisseries, l’orfèvrerie, la sculpturesur bois, etc., devaient produire une école puissante; ce fut l’école flamande.
Louis XIV.—(’.hacun sait que Lebrun fut le peintre de Louis XIV ; tout le monde avu ses batailles d’Alexandre, sous les traits duquel il s'attachait sans cesse à représenterle grand roi. Chef suprême de la direction des travaux artistiques, super-intendantdes manufactures royales , Lebrun ne pouvait donner aux travaux d’industrie quenous avons étudiés d’autre caractère que celui que l’on reconnaît dans ses tableaux, quisont la véritable expression du style Louis XIV en peinture. Grandeur théâtrale, no-