( 4 )
» nom de l’auteur ait été cité par deux algébristes du xvi c siècle, Butéon et Gosselin, et» par Wallis d’après Butéon, mérite à plusieurs titres de prendre place dans l’histoire des» mathématiques, car celte arithmétique, traitée d’une manière très complète et appro->i priée à l’usage des marchands, comprend aussi la régie de ta chose, c’est-à-dire VAl-» gèbre. C’est donc le plus ancien Traité d’Al^èbre imprimé en France ; et, circonstance» remarquable à cause de l’époque, ce Traite est écrit en français .
» L’auteur y cite le Traité (l’Algèbre de maître Nicolas Chuquet , parisien,autre ou-» vrage d’un auteur français , antérieur à 1520. Peut-être la notation des exposants s’y» trouvait-elle déjà. Il est à désirer, dans l’intérêt de l'histoire, que cet ouvrage ne soit» pas entièrement perdu » .
Heureusement l’ouvrage de Nicolas Chuquet auquel M. Chasles fait allusiondans ce passage de son mémoire cite' ci-dessus, n’ est pas perdu. 11 se trouveen effet, dans le manuscrit de la Bibliothèque Nationale de Paris, cote' « Fonds» Français , n? 1346 », et il est intitule « Le triparty en la science des» nombres ». C’est cet ouvrage que nous publions aujourd’hui.
On ne connaît absolument rien de la biographie de Nicolas Ciiuquet quece qu’ il nous en apprend lui-même dans ces lignes par lesquelles il termineson manuscrit (i) :
(t Et ainsi a lonneur de la glorieuse tfinite se termine ce» liure lequel pour raison de ces troys parties generales» je lappelle triparty. Et aussi pour cause quil a este» fait par Nicolas chuquet parisien Bachelier en medecine (2)
GLEDITSCHII. Il mdccxlii, page 780, lig. 26—35, LIBER QUAitTUS) :
« M. stkphanus de la HOCHE Lugduneusis edidit Anno33 1521. Arithniclicam gallicao conscriptam. »
où par erreur on trouve <c 1521 » au lieu de (c 1520 » Panzer cite l’édition de 1520 du mêmeouvrage ainsi (annales || typogr aphici U ab anno mdi || ad annvm mdxxxvi continvati || post ||
MAITTAIRII || ALIORVMQVE DOCTISSIMORVM VIRORVM CVRAS || IN ORDINEM REDACTI EMENDATIETAVCTI II CVRA II GEORGII Y YOLFG ANGI PANZER || CAPITVLI ECCLES. CATHEDRAL. AD D. SEBALD. NORIM-BERG.| | P R AEPOSITI SOCIETATIS FLORIGERAE AD PEGNESVM| | PR AESIDIS. 11 VOLV MEN SEPTIMVM.||lVOR/A/-BERGAE || IMPENSIS JOANNIS EBERIIARDI ZEH, BIBLIOPOLAE || MDCCXCIX, page 329, lig. 28—31, LUG-duni, n.° 439) :
« 439. Larithmctique nouvellement composée par inaistre T stick ne de la* Roche dict ViUefranche Imprimée par Maistre Guillaume Iluyon pour Constantin» Fradin marchant et libraire du dict Lyon . Et fut achevée l'an 1520 le 20 Juin. fol.
., BibU Schtc. iun. ,,
On donne plus loin (pages 569—570) une description bibliographique des deux éditions de l’Arith-métique d’Estienne de la Roche, citées ci-dessus.
(1) Fonds Français , n.° 1346, feuillet 146, verso, lig. 30—32, feuillet 147, recto, lig. 1—1.
(2) Lyon posséda dès le commencement du XVI» siècle un collège de médecins. Le Père Dominiquede Colonia dit (histoire || litteraire||de la||ville de lyon, ||avec||une bibliothèque || des au-teurs LYONNOIS, || SACREZ ET Pl\ OFANES, || DISTRIBUEZ PAR SIÈCLES. || Par le P. DE COLONIA de la
Compagnie de Jésus . [| seconde et derniere partie, || qui commence à l’année 600. & finit à l’an-née 1730. Il lyon , U Chez François Rigollf.y , Libraire sur le Quay des Celestins , || au MercureGalant. || mdccxxx. || avec privilège du roy, page 798, lig. 21—25):
c Notre Collège de Médecins , depuis son par-* fait établissement, a été illustré par un grand notn-» bro d’Ecrivains , qui ont travaillé sur toutes sortes» de matières , & dont quelques-uns sont du premier33 ordre. »
Parmi les médecins de Lyon , antérieurs à l’établissement de ce collège, il faut citer Simon de Pa-vie, ou de Renodis, médecin de Louis XI , Gonsalve de Tolède, Michel Nostradamus , Symphorien