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« L’autore alla ferza del Lib. 2? e nel decorso tuf(o di esso libro» Parte seconda, mette a primo termine délia progressione delle di-» gnità l’unità, qui mette il numéro valutato per zéro in linea di dignità.
» Cio non pare involgerc l’odierno teorema, clie qualunque numéro cle-» vato a potenza o, vale tanto quanto l’unità ? »
Qu’aurail dit le P. Cossali s’il avait pu connaître le passage ci-dessus rapportédu « Triparty » de Nicolas Chuquet , reproduit par Eslienne delà Roche au versodu f.° 43 de son « Arismethique nouvellement composée », imprimée à Lyon eu1 S 20 et réimprimée en 1338, sous ce titre: « Larismetique et Geometrie de» Maistre Estienne de la Roche » , etc. Il aurait dit avec raison , ce mesemble, que ce « secret es nombres proporcionalz » rendu manifeste par ce pas-sage, c’est le « secret des Logarithmes »,et que cette petite réglette tracée par Ni colas Chuquet , en 1484, à Lyon sur le Rhône , pourrait être justement appelée la» Réglette » ou «Tablette des Logarithmes », car elle contient la conception nettedes Logarithmes et de leur utile emploi pour la simplification des calculs; elleest comme le précurseur de la « baguette » de Napier et de la « Mirifica logari-» thmorum descriptio » imprimée a Lyon en 1620 .
Dès le début de son « Triparty », Nicolas Chuquet montre la provenance ita-lienne de la science qu’il expose avec une précision et une clarté toute fran-çaise. C’est bien l'a l'arithmétique de Léonard de Pise , cette arithmétique puiséechez les Arabes et d’origine hindoue , comme dit Cossali (t) :
« più semplice e bel la, l'indiana, clie col sistema di nove cifre,
» a valore dieci volte maggiore ad ogni lor passo da destra a sinistra» alzatc, tutte détermina le regole delle computazioni ».
Dans la numération, pour la lecture des nombres entiers de plus de six chif-fres, il procède en effet a l’italienne et non a la française, c’est—a-dire qu’ilpartage le nombre en tranches de six chiffres , en attribuant a ces tranchessuccessives les noms de millions, byllions, tryllions, ... uovyllious, etc. Lenombre qu’il donne en exemple est le suivant:
743324804300700023634321
11 l’énonce, en le décomposant en tranches de six chiffres a partir de la droiteet le lit ainsi :
743324 tryllions, 804300 byllions, 700023 millions 634321 ( 2 ).
Le P. Cossali parlant de la manière dont Léonard de Pise énonce les nombresentiers de plus de six chiffres, fait cette remarque ( 3 ):
(1) SCRITTI INEDITl |t DEL || P. D. P1ETRO COSSALI, CtC. PUB8LICATI |] DA BALDASSARRE BONCOM-
compagni, etc., page 2, lig. 11 — 13.
(2) Hermann Hanke! n'est pas exact en disant ( zür || geschiciite der mathematik || in II al-TERTHUM UND M1TTELALTER II VON || DR. HERMANN 11ANKEL, etc., page 14, lig. 20 — 24):
< Dus
» Wort 4< Milîiar.le M , welchcs in Frankreich etwa soit einem
> halbeu Jahrhundert als bostimmtes Zahlwort in der Sprache
■ der Fiuanzwelt erscheiut, ist auch in Deulschland in neucrer
> Zeit hcimisch geworden. »
On sait que en 1532 Jacques Pcletier a fait usage du mot «Milliart» avec le sens de « Million» de millions» (bdllettino H di || bibliogr afia || e di stqria || delle || scienze matemaiichee fisiche || pubblicato II da b. bonc.om.mgni etc. tomo vin., etc. , page 187, lig. 35—38 ,page 188, lig. 37—39, aprile 1875. — histoire || des || mathématiques || dans l'antiquité et aumoyen-age, etc. par le d.* paul mansion, etc., page 7, lig. 20—35.
ta) SCRITTI INEDIT! || DEL II P. D. PIETlïO COSSALI, etc., page 3, lig. 7—12.