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Le triparty en la science des nombres / par Nicolas Chuquet ; publié par Aristide Marre
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posant 3 employé par Nicolas Chuquet . Notons en passant que ce dernier repous-se même nos expressions racine carre'e, racine cubique, comme d « anciennes »dénominations, et leur substitue les noms de racine seconde, racine tierce, etc.

Dans le rôle des impositions de 1493, aux archives de la mairie de byon, ou voitquEstienue de la Roche, dict Villefranchc, qualifié maître d« argorisme » (sic) (i)possédait une maison, rue Neuve, et quelques biens au dessus de Villefranche ( 2 ).

Estienne de la Roche propriétaire de biens fonds a la ville et a la cam-pagne, a peut-être cru de bonne foi a la vérité dun vieil adage qui avaitencore cours dans son temps: « Ubi non est farina, non est scientia »; maisil n'aurait pas sapproprier ce qui ne lui appartenait pas, et faire a sonprofit et au détriment de Nicolas Chuquet une nouvelle application du fameux:« Sic vos non vobis .... » de N 1 2 3 4 * * 7 irgilius Maro.

Mais ouvrons un exemplaire de 1 édition de 1320 de « Larismethique no-» uellement composée 'par maistre Estienne de la roche ». Ouvrons aussi le ma-nuscrit de Nicolas Chuquet , et mettons en regard luu de lautre, pour lédi-lication du lecteur, dabord et pour commencer, les deux passages qui suivent:

« Multiplier est augmenter vrg nombre en soj» tnesmes par autant de foiz que monte le-» lire || multipliant, (f pour laquelle clrose sa-li uoir || faire est de noter que en multiplicacion» ne sont requiz || que deux nombres cestasft le» nombre multipliant et le || nombre a multiplier.» Et se doiuent poser lung soubz lault.e U et» conuenablmt le maieur doit estre le dessus et» mise || chascunc figure a lendroit de sa semble.» El de la mftiplij|cacion faicte en résulte vng» aultre nombre contenant t| enliercmt le nombre11 multiplie autant de foiz quil ya || de vnitez» au nombre multipliant. Ou côtcnât le nombre!'» multipliant autant de foiz quil ya de vnitez» au nombre || multiplie ([ Hem plus est noc-» cessft.e de sauoir tout de || cueur la multipli-» cacion dune chascune des . 10 . figures || par» soy mesmes et aussi par vne chascune des11 aultres. H La quelle chose est appelle le petit» liuret de algorisme || qui est tel comme sen-» suyt. » ( 3 )

« Multiplier est augmenter vng nombre en soy» mesmes par autant de fois il que monte le nom-11 bre multipliant: pour laquelle chose scauoir» faire est de H noter que en multiplication ne» sont requis que deux nombres. Cest asca 11 uoir» le nombre multipliant: t le nombre a multiplier» et se doiuent || poser lung soubz lautre: t con-» uenablcment le maieur doit estre le dessus: t» mise |1 chascune figure a lendroit de sa sembla-» ble: t de la multiplicatiô faicte || en résulte vng» aultre nombre contenant entièrement le nom-» bre multiplie autant de fois quil || ya de vnitez» au nombre multipliant ou contenant le nom-» lire multipliant autant de fois|jquil ya de vnitez» au nombre multiplie.

» {[" Item plus est necessaire de scauoir tout de» cueur la multiplication dune chascune des II 10 .» figures par soy mesme t aussi par vne chascune» des auitres. Laquelle chose est appel:|lee le» petit liuret de argorisme qui est escript en la» présenté pagine de cest fucillet » (4).

( 1 ) Estienne de la Roche, dans son livre, débute ainsi: « Aaisinethique qui vulgayrement estappellee» arporisme est lune des .'.[jars Iibcralz. » (Voyez plus loin, page 574, lig. 78. Il ignorait doncla véritable orthographe du nom de la science quil enseignait. Il aurait connaître pourtant, aumoins de nom, les traités de Jean Hispalensis, de Prosdocimo de Padoue , de Jean de Sacrobosco donton publiait en 1523 une édition intitulée: Algorismus domini Johannis de Sacro Bosco .

(2) Dans l'ouvrage intitulé « biographie Lyonnaise. || catalogue || des || lyonnais || dignes de» mémoire, |] rédicé t>AU mm. || Breghot du Lut et Péricaud aîné, |] et publié || par la Société littéraire]!» de LYON . Il PARIS . || TF.CIIENER, PLACE DU LOUVRE , 12. Il LYON . || G1B E R T O N ET BRUN. PETITE RUE» Mercière. || 1839 » (page 254, lig. - 2 - 34 , page 253, lig. 13) on lit:

« hoche (Étienne de la), dit Villefranche , auteur dun traite d'arithmel i-t que et de gdomjtrie » imptimu par les Huguctan en 1538. La Croix du» Maine. - Dans le rôle d'imposition de 1493, aux archives de la mairiea de Lyon , on voit qu Étienne de la Roche dit Villefranchc, qui est qualifie'

» maître d argorisme^ possédait une maison , rue Neuve , et quelques bien*

» au-dessus de Villefranche . *

(3) Manuscrit Fonds français , n.» 1346, feuillet 4 , verso, lig. 217.

(4) Larismethique nouellement composée par || maistre Estienne de la roche dict Villefrâchc ,vtc., Fo. 8 , verso, lig. 414. Ce passage se trouve dans lédition intitulée: « Larismctique & Geome-» trie de maistre (| Estienne de la Roche dict Ville Eranl|clie », etc. (Fo. 6 , verso, lig. 2231) ainsi:

ultiplier est augmenter vng nombre en soy mesme t P ar autant de fois que monte le nombremultipliant: pour laquelle chose scauoir faire est de noter que en multiplication ne sont requis

^ que dculx nombres. Cestascauoir le nombre multipliant: t, le nombre a multiplier t * e doiuent

poser lung soubz lautre : £ conuenablement le maieur doit estre le dessus: %, mise chascune figure