PHYSIQUE.
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csl lii'.'incoup plus considérable aux pôles qu’àl'équateur. Celle épaisseur, el par conséquent laforce répulsive, croissent avec une 1res granderapidité si les extrémités d’un tel conducteursont amincies.
C’est en tenant compte de celte loi que l’oncomprend facilement comment une pointe aiguëpouvant être assimilée au pôle d’un ellipsoïde1res allongé, la force répulsive du fluide élec-trique est toujours assez grande pour vaincre larésistance de l’air. Sur ce principe est basé cequ’on dés gue en physique sous le nom de pou-voir des pointes, propriété qui a reçu par la dé-couverte des paratonnerres une des plus bril-lantes et des plus utiles applications.
Electricité atmosphérique. — Les physiciensdu dix-huitième siècle, dès qu’ils connurent lesctlèls des condensateurs, et notamment de labouteille de Leyde , l’action plus puissante desbatteries électriques formée de la réunion d’uncertain nombre d’appareils semblables, soupçon-nèrent l’identité de l’électricité et de la foudre.Mais la démonstration de cette grande véritéappartient tout entière à Franklin et le placeparmi les physiciens les plus illustres, commela découveite des paratonnerres le met au rangdes bienfaiteurs de l'humanité.
Electro-dynamique. — En 1790, Calvani ob-serva que des grenouilles écorchées se contrac-tent subitement lorsque l’on touche avec un arccomposé de métaux différents les nerfs lom-baires de l’animal en même temps que les mus-cles de la cuisse.
Celle observation singulière du médecin deliologne a joué un rôle important dans la sciencemoderne, car les interprétations contradictoiresqu’elle suscita conduisirent Voila à la découvertede la pile. (Voyez, Pile el Galvanoplastie, ladescription des diverses piles usitées.)
Toutes les fois que l’on place à une petitedistance l’un de l’autre les rhéophores qui éta-blissent la communication entre les deux pôlesd’une pile assez forte, on observe une séried’étincelles remarquables par leur éclat. Si leslils sont de platine, la lumière qui jaillit estblanche et incolore. Lorsque ce sont des fils decuivre, la flamme est bleue ou verdâtre, ce quiest dû à la volatilisation d’une certaine propor-tion de ce métal et à sa combustion dans lallamme.Onpeul terminer les rhéophores par deux-fragments de charbon fortement calciné, el alorson a le spectacle d’une lumière tellement bril-lante, que son éclat ne peut être comparé qu’àcelui du soleil. Si l’expérience se fait dans l’air,le charbon brûle et disparaît sous forme d’acidecarbonique; mais il est possible d’engager lesrhéophores dans un vase de verre où l’on fait lelide : le phénomène présente alors la mêmesplendeur sans qu’il y ait aucune combinaisonchimique. Dans ces circonstances, on constate
1 seulement un fait digne de remarque, c’est quele charbon a subi une modification profonde danssa constitution moléculaire. La température quiaccompagne celle production de lumière est laplus élevée que l’on ait encore pu obtenir. Lescorps les plus réfractaires à l’action de la chaleurn’y résistent pas; ils sont fondus ou volatilisésavec une promptitude excessive. Si on pratiquedans un des fragments de charbon une capsuleet ipie l’on y plonge un morceau de platine, cemétal, considéré longtemps comme infusible,fond en un petit lingot remarquable par sa cohé-sion et sa densité.
L’espace compris entre lesextrémilôs des rhéo-phores est constamment lumineux, il constitueune sorte de sphère d’un éclat moins vif que ce-lui des extrémités conductrices, sphère dans la-quelle jaillissent de temps a autre des étincellesbrillantes; on lui donne le nom d’arc électrique.On a observé dans ces expériences que le rhéo-phore positif présente constamment un éclat plusconsidérable el une température plus élevée quele négatif.
Effets chimiques. — A peine la pile fut-elleintroduite dans les laboratoires, que les plusbrillantes découvertes couronnèrent les effortsdes savants qui appliquèrent ce puissant instru-ment aux recherches de la chimie.
L’eau avait été pendant longtemps considéréecomme un élément; Nicholson et Carlisle en fi-rent l’analyse au moyen de la pile.
Voici comment on peut se rendre compte dece qui se passe dans cette action du courant surl’eau et sur les dissolutions qu’il décompose.
Que l’on imagine une série linéaire de molé-cules d’eau comprise entre les extrémités de deuxrhéophores. Au moment où le courant passe, lamolécule la plus voisine du fil négatif est dé-composée, les deux molécules d’hydrogène res-tent libres, la molécule d’oxygène chargée defluide négatif constitue, avec les deux «dômesd’hydrogène de la molécule suivante, de l’eau.Une suite de recompositions semblables s’effectuejusqu’au fil positif; mais le dernier atome d’eaudécomposé en contact avec celui-ci laisse libreune molécule d’oxygène. Il n’y a donc pas eutransport dt-s molécules décomposées d’un pôlede la pile à l’autre. Il y a eu des séries de dé-composition et de recomposition, (pii se sonttransmises comme un ébranlement moléculaireentre les deux rhéophores.
L’action de piles énergiques peut être assezpuissante pour vaincre l’affinité la plus grandeque les corps puissent présenter. La découvertede Davy, une des conquêtes les plus impor-tantes de la chimie moderne, le prouve suffi-samment .
Les alcalis, la potasse, la soude avaient étéconsidérés jusqu'à Davy comme des corps sim-I pies. Cet illustre chimiste eut l’heureuse idée de