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Ins circonstances où nous l’avons supposée pla-cée, n’est pas celle que la terre tend sans cesseh lui imprimer. Pour arriver a délinir complète-ment cette position, il faut déterminer le pointpar lequel on doit suspendre l’aiguille avant sonaimantation pour qu'elle se tienne dans un planhorizontal.

Si, après l’avoir aimantée, on la suspend parle même point au moyen d’un (il de cocon sanstorsion, on observe qu’elle se place dans le plandu méridien magnétique. Mais elle s’incline parrapport a l’horizon d’une quantité notable, c’estl’angle formé par l’aiguille et l’horizon qui areçu le nom d’inclinaison.

A Paris , il est facile de constater par celte ex-périence que le pôle austral de l’aiguille aimantéeoccupe la partie inférieure, tandis que le pôleboréal se dirige en haut. La valeur de l’angled’inclinaison est d’environ 70 u dans ce point duglobe.

Electro-magnétisme

En 1820, M. OErsled découvrit que, si on placedans le voisinage d’une aiguille de déclinaisonun lil métallique traversé par un courant voltaï-que, l’aiguille est déviée de sa position primitiveet prend une position d’équilibre déterminée parsa situation relativement au courant.

Pour se former une idée exacte des relationsqui peuvent exister entre un courant et l’aiguilleaimantée, quelques définitions sont nécessairesI5ien que les phénomènes qui accompagnent larecomposition des fluides électriques dans l’in-térieur d’un conducteur interpolairc soient unsujet encore fort obscur pour les physiciens, onadmet généralement une sorte de vibration dansdes directions déterminées. C’est à cette circula-tion des fluides que l’on donne le nom de cou-rant. On admet pour fixer les idées que le mou-vement s’opère dans le rhéophore du pôle posi-tif au pôle négatif; c’est une simple convention.Un courant est toujours représenté par la formede l’arc qu’il parcourt; et si le fil métallique quijoint les pôles d’une pile est rectiligne, circulaire,rectangulaire, on donne au courant qui le tra-verse ces mêmes épithètes.

C’est à Ampère que nous devons une formulesimple, qui permet de définir avec la plus grandeprécision la position d’équilibre d’une aiguillesous l’influence d’un courant quelconque. Sup-posons pour plus de simplicité qu’il soit recti-ligne, et, avec l’illustre physicien, imaginonsque, suivant sa longueur soit étendu un person-nage humain dont les pieds sont constammentdirigés vers le pôle positif de la pile, la tête versle pôle négatif, le visage regardant toujours l’ai-guille magnétique. Le courant ainsi personnifiéaura une droite et une gauche faciles a retrouverd’après les conventions précédentes; toutes lespositions que peut prendre l’aiguille par rapport

au fil interpolairc seront comprises dans cellephrase : « l’aiguille magnétique se met en croixavec le courant, son pôle austral se portant k sagauche. »

C’est en s’appuyant sur ces principes queSchvveiger a construit un appareil précieux dansles recherches de la physique moderne, le gal-vanomètre ou multiplicateur, destiné k faire re-connaître l’existence de faibles courants, qu’au-cun autre instrument n’eût pu mettre en évidence,et a mesurer leurs intensités relatives avec unerigueur mathématique.

Pour arriver a comprendre la théorie du gal-vanomètre, il faut ne pas perdre de vue que, d’a-près la formule d’Ampère , une aiguille aimantéeentourée par un circuit fermé, de forme rectan-gulaire par exemple, dont le plan se confondavec le méridien magnétique, est sollicitée partoutes ses parties, lorsqu’un courant le traverse,il se diriger dans un seul et même sens. Mais laforce qui agit croît avec l’étendue des portionsdu circuit qui sont en rapport avec elle. Si, aulieu de faire agir sur une aiguille un seul cir-cuit rectangulaire, on contourne un fil métalli-que dont les dilTérents plis sont isolés par de lasoie, de façon que le nombre des rectangles soittrès grand , on comprend que l’influence d’uncourant qui, par lui-même, serait incapable dedévier l’aiguille, deviendra assez grande pour luiimprimer une direction facilement appréciable,telles sont les idées qui ont présidé k la con-struction du galvanomètre.

L’intensité du courant ne peut pas toutefoisêtre déduite des indications angulaires que l’onobserve sur le limbe. La proportionnalité entreces deux espèces de quantités ne doit être ad-mise que pour des angles très petits, de 8° ou 10’par exemple. Pour les courants plus forts, il estnécessaire de construire des tables.

De l’effet des courants sur l’aiguille aimantéeest résultée l’assimilation des aimants aux cou-rants électriques. M. Arago a démontré qu’unmorceau de fer doux entouré d’un fil de fercouvert de soie, dans lequel passe un courantélectrique, se comporte comme un véritableaimant. Inversement les aimants peuvent servirà délermin r des courants. Ceux obtenus dansces circonstances, dont la découverte est due kM. Faraday, sont dits courants par induction.

La démonstration des courants de cette espèceest facile. 1! suffit pour y arriver d’enrouler au-tour d’une bobine de bois creuse un fil de cui-vre entouré de soie et dont les extrémités com-muniquent avec les fils d’un galvanomètre. Sion plonge dans l’intérieur de la bobine le pôled’un fort aimant cylindrique, on observe qu’aumoment de l’immersion l’aiguille du galvano-mètre est chassée de sa position d’équilibre; il ya donc eu un courant développé dans le fil;après quelques oscillations l’aiguille revient k sa