XLVI
INTUO. Ik'TION.
faibli; densité, la loi de leur compression, etc.,Irouvenl des applications de chaque instant.
Chaleur. — Lumière. — 1,’arl du chauffage,fondé entièrement sur l’élude scientifique de laproduction et de la propagation de la chaleur,mais n’ayant besoin d'emprunter U la théoriequ’une partie des connaissances qu’elle fournit,complétée par des règles empiriques suffisam-ment exactes pour la pratique, peut être considérécomme constituant une science d’ingénieur. — Ilen est de même de l’art de l’éclairage, relative-ment îi la théorie de la lumière, qui lui fournittoutes les règles et tous les moyensd’observation.
La photographie est venue, dans ces dernierstemps, fournir une application industrielle nou-velle des propriétés des lentilles de réduire les
images des corps, et a permis d’obtenir par l’ac-tion de la lumière la représentation perspectivedes objets.
Acoustique. — L’acoustique fournit toutes leslois auxquelles doivent satisfaire les instrumentsde musique, et fonrnil un exemple des cas oùl'expérimentation des industriels a bien sou-vent devancé les recherches des savants.
Electricité — Magnétisme. — Les applicationsdes phénomènes de l’électricité et du magné-tisme, et par suite des lois que la science estparvenue h reconnaître, sont nombreuses dansl’industrie et le deviennent encore bien davan-tage chaque jour. Citons, entre autres, la gal-vanoplastie, la boussole, la télégraphie électri-que, etc.
V. CHIMIE.
Si, au lien de se borner à l’étude généraledes corps, indépendamment de tout change-ment dans leur nature, comme on le fait pourla physique, on étudie, au contraire, exclusi-vement ces modifications spéciales dans la na-ture de chacun d’eux mis en rapport avec tousles autres et dans toutes les circonstances ima-ginables, on rentre dans le domaine de la scienceappelée chimie. On comprend quels grands ré-sultats a dû produire une science qui accrott enquelque sorte la nature par la création inces-sante de nouveaux corps, et par suite quels im-portants résultats elle a fournis a l’industrie de-puis qu’elle a été si récemment constituée.
Méthode. — Au point de vue de la méthodescientifique, il est à remarquer que c’est en chi-mie que f observation proprement dite acquiertson entier développement. Eu astronomie, lavue; en physique, la vue, l’ouïe cl le loucher,tels sont nos moyens d’exploration. En chimie,le goût et l’odorat viennent se joindre aux sensprécédents, et acquièrent une importance donton ne peut se faire une idée qu’en supposantpour un instant ce que serait la chimie sansl’emploi de ces deux sens, en analysant leur in-fluence dans le langage chimique , les acides,les amers, etc. Mais c’est surtout la balance qui.depuis Lavoisier , a constitué la science en y in-troduisant la précision et l’élément mesure. Lapropriété générale de tous les corps d’être pe-sants et l’axiome fondamental que la matière nese détruit pas, telles sont les données sur les-quelles, à la suite de ce grand homme, a étë
élevé avec une rapidité inouïe un merveilleuxédilice.
De l'ordre assigné à la chimie. — Nous parais-sons négliger, dans l’ordre que nous suivons ici,une foule de connaissances indispensables ce-pendant pour celles que nous étudions, commela minéralogie, la géologie, etc. Nous laissonsen apparence une lacune considérable.
C’est qu’il faut distinguer, dit M. A. Comte, parrapport à tous les ordres de phénomènes, deuxordres de sciences : les unes, abstraites, généra-les, ont pour objet la découverte des lois quirégissent les diverses classes de phénomènes enconsidérant tous les cas qu’on peut concevoir;les autres, concrètes, particulières, descriptiveset qu’on désigne quelquefois sous le nom desciences naturelles proprement dites, consistentdans l’application de ces lois il l’histoire effectivedes différents êtres existants. Les premières sontfondamentales, les autres, quelle que soit leur im-portance propre, ne sont réellement que secon-daires (bien qu'indispensables pour les appli-cations).
Telles sont, par exemple, la chimie et la miné-ralogie; la première est évidemment la hase ra-tionnelle de la seconde. Dans la chimie, on con-sidère tontes les combinaisons possibles desmolécules et dans toutes les circonstances ima-ginables; dans la minéralogie, on considèreseulement celles de ccs combinaisons qui setrouvent réalisées dans la constitution effectivedu globe, terrestre, et sous l’influence de cir-constances particulières.