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A-F.
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XLVIII
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xi.vin

INTRODUCTION.

ceux qui so présentent le plus fréquemment;ainsi on rencontre ordinairement dans les corpscomposés les rapports de I : 2, de i : 3, de 1 : l,de 1 : 5 ou les rapports de 2 : 3, de 2 : 5, de 2 : 7.

Celle belle loi établie par Dation, qui étendit laloi trouvée par ltichier, a été conlirmée par tousles travaux des chimistes, mais surtout mise horsde doute par M. Gay-Lussac , qui, dans des ex-périences faites sur les gaz, put opérer sur lesvolumes au lieu d’opérer sur les poids. Il a dé-montré que les gaz (dont la nature ne peut seconcevoir qu’en se les représentant comme for-més de molécules écartées les uns des autres) secombinent toujours dans un rapport simple, clque si le produit de la combinaison est gazeuxou volatil, il existe aussi un rapport simple en-tre son volume et celui qu’occupaient les gazavant leur combinaison.

Equivalents chimiques. — On donne le nomd’équivalents chimiques aux nombres qui re-présentent les quantités pondérables des diffé-rents corps pouvant se remplacer mutuellementdans les combinaisons chimiques.

La loi des équivalents repose sur l’idée desrapports simples et des proportions multiplesqui règlent toutes les combinaisons chimiques eten est une conséquence indirecte. Elle fut d’a-bord établie par Wcnzel et Hichtei-

La loi de Wcnzel peut 61 re énoncée ainsi:

Si P, I”, P", P'", représentent les poids d’unesérie de bases pouvant neutraliser un poids Qd’un certain acide, si Q', Q", Q'" représentent lespoids d’une série d’acides neutralisant un poidsde la base P, ces quantités d’acides Q' Q" Q'"neutraliseront également les proportions de ba-ses P' P" P'".

La loi de ltichier est la suivante:

Pour les sels d’un même genre, il existe unrapport constant entre la quantité d’oxygène del’acide et la quantité d’oxygène de la base.

Ces lois combinées avec les précédentes per-mettent d’établir la série des équivalents descorps, c’est à-dire de former un tableau des pro-portions en poids suivant lesquels ils se com-binent avec une unité déterminée.

On comprend de quelle importance indus-trielle est une semblable loi qui permet de cal-culer avec une extrême facilité les dosages dessubstances a employer pour toutes les combi-naisons à effectuer.

Nomenclature chimique .— Parmi les sciencesoù la multitude des objets considérés excite à jla formation des nomenclatures spéciales, la |chimie est la seule où, par sa nature, les pliéno- 1mènes soient assez simples, assez uniformes, eten même temps assez déterminés, pour que lanomenclature rationnelle puisse être à la foisclaire, rapide et complète, de façon a contribuerpuissamment au progrès général de la science,doutes les considérations chimiques sont néces-

sairement dominées, d’une manière directe clincontestable, par une seule notion prépondé-rante, celle de la composition; le but propre dela science étant de tout rallier à ce caractèresuprême. Ainsi le nom systématique de chaquecorps, en faisant directement connaître sa com-position, peut aisément indiquer, d’abord, unjuste aperçu générai, et ensuite un résumélidèle, quoique concis, de l’ensemble de son his-toire chimique.

Tel est l’esprit de la nomenclature heureu-sement fondée par Guyton-Morveau et qui a euune puissante influence sur les progrès de lachimie. .Malheureusement l’esprit de celle no-menclature devait porter l’empreinte des idéesthéoriques qui régnaient à l’époque où elle futcréée. Ces idées s’étant beaucoup modifiées, il enrésulte que la nomenclature n’est plus en har-monie avec l’étal actuel de la science et qu’il im-porterait de la modifier. C’est ce qui a été faitpour quelques noms, mais ne peut être tentéqu’avec une extrême circonspection pour ne pasrompre la tradition entre les ouvrages des chi-mistes antérieurs à une réforme et ceux posté-rieurs.

Nous exposerons en quelques mots cette no-menclature dont les principes ont servi à donnertous les noms des composés employés dans l’in-dustrie.

Corps simples .— Les corps simples sont habi-tuellement rangés en deux classes.

Dans la première on range ceux qui sont ga-zeux et liquides , et ceux qui étant solides sontle plus souvent privés de l’éclat métallique, sontmauvais conducteurs du calorique. On les appellecorps simples non métalliques ou métalloïdes. Ily en a 14, savoir :

Oxygène, Hydrogène, Silicium, Bore, Car-bone, Phosphore, Arsenic, Soufre , Sélé-nium, Chlore, Brème, Iode, Azote et Fluor .

La deuxième classe renferme les éléments gé-néralement pourvus de l’éclat métallique, solidesà l’exception d’un seul, bons conducteurs du calo-rique. On les appelle corps simples métalliquesou métaux. On en compte 47, savoir:

Aluminium, Antimoine, Argent , Baryum,Bismuth, Cadmium , Calcium, Cérium,Chrome, Cobalt, Cuivre , Didymium, Er-bium, Etain, Fer, Glucinium, Iridium ,Lanthane, Lithium, Magnésium , Manga-nèse, Mercure, Molybdène, Nickel, Niobium ,Or, Osmium, Palladium , Pélopium, Platine,Plomb , Potassium, Hhodium, Ruthénium,Sodium, Strontium, Tantale, Tellure, Ter-bium, Thorium, Titane , Tungstène, Ura-nium, Vanadium, Yttrium, Zinc , Zirco-nium.

Des composés binaires. — L’oxygène, que l’onconsidérait comme le corps par excellence, qui