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par l'établissement général de la vraie hiérarchieorganique, d’où résulte par suite la coordina-tion rationnelle la plus utile des genres et desfamilles.
III. BIOLOGIE INDUSTRIELLE.
Les éludes pratiques basées sur la connais-sanee de la biologie sont : I" {'éducation des êtresvivants, végétaux et animaux, c’est-à-dire lesmodifications qu’on leur fait subir par une direc-tion systématique imprimée dans un but déter-miné durant l’ensemble de leur développement;2° leur médication, c’est-à dire l’action ration-nelle exercée par l’homme pour ramener à l’élatnormal les êtres dont les organes sont altérés.
Laissant de côté celle seconde partie, qui n’estpas de même ordre que la technologie, nous ren-controns ici la série de connaissances qui cons- ililuc l’agriculture proprement dite, en compre-nant, sous ce nom, comme c’cst l’usage, l’élèvedu bétail aussi bien que la production des cé-réales.
L’ingénieur agriculteur, indépendamment desconnaissances qu’il trouve dans la physiologievégétale et animale , les plus importantes detoutes, a besoin de nombreuses connaissances dechimie, de mécanique, dont il fait de journalièresapplications. Toutefois l’agriculture doit être sur-tout considérée comme l’application de la bio-logie, puisque le travail de l’homme ne peutqu’aider au développement des forces vitalesagissant suivant des lois complexes. C’est même
parce que ces lois sont très complexes, parce(pie l’observation ne permet guère de guider lestravaux de manière à reproduire avec exactitudeles conditions d’une abondante production sansêlre guidé par une théorie complète permettantd’apprécier les causes de succès dans chaquecas particulier, que la science agricole, la plusancienne et la plus importante de toutes, est enmême temps la plus imparfaite.
Sans aucun doute, les progrès de la scienceferont naîlre une science de l’ingénieur agricul-teur extrêmement importante, mais qui aujour-d’hui encore n’est pas nettement formulée. Ilen existe cependant déjà de magnifiques parties,la théorie des assolements, par exemple, qui tendà indiquer pour chaque sol l’ordre de successiondes cultures le plus avantageux. La théorie desengrais et amendements, des conditions de leuremploi, a également fait des progrès immensesdans ces derniers temps.
Nous noterons ici comme connaissance indis-pensable pour l’ingénieur agriculteur la chimieorganique, qui lui fournit les règles de l’extrac-tion et de l'utilisation des produits que l’agricul-ture s’ellbrce de créer en abondance.
Nous ne pouvons entrer ici dans de longs dé-tails sur les conditions de production et de déve-loppement <[iii ressortent des résultats de lascience. Nous renvoyons pour cela aux arliclesde cet ouvrage, et notamment à l’article Agiii-culture, qui comprend presque tout ce qui serapporte à la biologie appliquée.
SCIKNCIbS APPLIQUÉES.
Les sciences étudiées uniquement au point devue abstrait de l’explication des phénomènes,de la satisfaction intellectuelle qu’éprouve l’es-prit quand il arrive à prévoir les phénomènes,leur ordre de succession, leur dépendance mu-tuelle, ne sont pas toujours essentiellement pro-pres à êlre directement appliquées. Elles doiventsouvent être développées pour répondre aux di-vers cas de la pratique, êlre transformées enquelque sorte pour être mises sous une formequi permette de les utiliser plus facilement.
La nécessité de ce travail préparatoire estbien indiquée par la grande utilité des per-sonnes qui sont chargées d’effectuer ce travail :nous voulons parler des ingénieurs. Leur lâcheconsiste à utiliser constamment les derniers pro-grès des sciences pour les traduire en progrès
industriels et transmettre aux fabricants, auxouvriers, des projets dont l’exécution, des mé-thodes dont l’emploi rentrent dans les limitesd’adresse, ou d’expérience ordinaires.
Celte classe de sciences intermédiaires n’ap-parlienl en réalité qu’aux sciences pures, auxsciences abstraites, qui se composent de loisindépendamment de corps déterminés. Il existeen quelque sorte un intervalle entre la théorie etla pratique. Il n’en est pas de même des der-nières sciences que nous venons de considérer,des sciences physiques, chimiques el biologiques,qui ne donnent que les lois des modifications etdu développement d’un corps déterminé, et quitrouvent leur application immédiate dès qu’onconsidère ce corps à un point de vue quelconque.C’est pour cela que, dans ce qui précède, nous