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A-F.
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TROISIÈME SECTION.

BIOLOGIE INDUSTRIELLE.

Les procédés chimiques ne permettent d’obtenir toutes les substances diverses, but ou moyen dutravail industriel, qu’autant que de premiers corps, renfermant ces substances ou leurs éléments,sont le résultat d’un premier travail. Or, suivant que ces éléments appartiennent au règne inorga-nique ou organique, ce travail est simple ou extrêmement complexe. Pour les minéraux, il consisteen un travail d’exploitation, d’extraction, qui est d’ordre mécanique; pour les végétaux et les ani-maux, il nécessite le concours de toutes les sciences et notamment des sciences naturelles.

Ce qui distinguo ce travail de tout autre, c’est que l’effort de l’homme intervient dans la produc-tion d’une manière toute particulière; au lieu d’engendrer immédiatement le résultat cherché, il apour seul effet de tout disposer pour que les forces vitales ayant leur plein et entier effet créent peuà peu et en quelque sorte d’elles-mêmes le corps à obtenir.

On voit donc que si les objets sur lesquels s’exerce le travail de l’homme, dans l’agriculture, l’é-lève des animaux, si les industries qui relèvent des sciences biologiques, sont en très-grandnombre, parfaitement suffisant pour justifier l’étendue d’ouvrages spéciaux, les procédés dutravail peuvent cependant être assez limités pour qu’on puisse les résumer sans entrer dans detrès-grands développements. C’est le but que nous nous sommes proposé de remplir, en compre-nant l'industrie agricole dans un ouvrage destiné à renfermer l’exposition de toutes les applicationsdu travail à la production d’utilités de toute nature.

En nous plaçant, comme nous le faisons ici, au point de vue des effets do l’élément travail pourdisposer les éléments qui concourent au développement utile, à l’action des forces vitales-, nous lais-sonsMe côté ce qui, dans les connaissances applicables à l’agriculture, se rapporte plus particulière-ment au mode d’action de ces forces elle-mêmes. Autrement dit, nous négligeons en grande partie cequi, étant du ressort des sciences biologiques, n’a qu’un faible degré de certitude, pour nous attacheraux applications des sciences mécaniques, physiques, et aux principes des opérations agricoles quipossèdent un degré absolu de certitude; c’est la partie positive de la science agricole que nous com-prenons dans notre cadre.

C’est bien ainsi que l’a compris notre collaborateur M. Mangon, dans le beau travail d’ensembledont il a enrichi cet ouvrage; véritable exposé de science agricole positive, et où s’est trouvée décrite,pour la première fois en France , l’importante pratique du drainage des terres.

Cette division, jointe à la précédente, comprend donc les moyens de production de toutes lessubstances qui, directement ou indirectement (c’est-à-dire soumis préalablement à des actions, objetdes sections suivantes), peuvent être utiles à l’homme.

AGRICULTURE (par M. Mangon).

I. Statistique agricole de la France . — 1° Pro-duction végétale. — 2° Animaux domestiques.

II. Principes généraux de science agricole. —Notions générales. — Terrains agricoles. — Composi-tion cliimique des terrains. —Procédés d’analyse. —Propriétés physiques des terres. — Hygroscopicité desterres. — Propriétés caloriûques. — Classification desterres arables.

Météorologie agricole. — Calorique. — Lumière. —Électricité. — Pression de l’air. — Des vents. — Hy-grométrie . — Évaporation de l’eau. — Pluie dans di-vers pays.

III. Aménagement des eaux au point de vue agri-cole. — Curage des cours d’eau. — Rigoles d’assainis-sement ouvertes.

Drainage ou assainissement au moyen de rigoles cou-vcrles. — Immense utilité de cette pratique. — Histo-rique. — Différents modes d'exécution des canaux dedrainage. — Fabrication des tuyaux de drainage. —Des diverses machines. — Leur cuisson. — Pose des

tuyaux au fond des tranchées. — Systèmes divers dedrainage avec fascines, pierres, etc. — Profondeuret écartement des drains. — Pente des drains. —Exemples de drainage. — Drainage des sources. —Volume d’eau entraînée par les drains. — Effets etthéorie du drainage. — Résultats financiers des tra-vaux du drainage.

Dessèchement. — Études préparatoires de toute opé-ration de dessèchement. — Travaux de dessèchement.

— Dessèchement à l'aide de canaux d'écoulement. —Dessèchements des marais proprement dits. — Dessè-chements hollandais. — Des moères françaises. — Despolders. — Du lac de Harlem.

Puits forés et puisards absorbants.

Endiguement et défense des rives.

Irrigations. — Qualités des eaux employées aux irri-gations. — Moyen d’obtenir les eaux pour l’irrigation.

— Construction des réservoirs. — Déversoirs et prisesd’eau. — Canaux et rigoles d'irrigation. — Machines àélever l'eau.

Emploi des eaux d'irrigation. — Par submersion. —Par déversement sur les terrains inclinés. — Sur les