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ACIER

ACIER.

de l’épaisseur des paroisverticales. La longueur dechaque caisse intérieure-ment est (le 3"', i I, sa pro-fondeur de 0"*,86, et sonvolume 3 n,c , l38. Les deuxcaisses sont placées aumême niveau, et d’une ma-nière symétrique par rap-port à la chauffe qui lessépare. Celle-ci aO'",4G delarge, estaO*", 63 en contre-bas des caisses, et s’étendsur toute leur longueur.L’enceinte qui enveloppeles caisses et la chauffe, etdans laquelle le combus-tible développe son effetcalorifique, se compose dequatre parois verticales,recouvertes par deux voû-tes surbaissées et raccor-dées en arc de cloître. Laforme et les dimensions decette enceinte sont intime-ment liées aux dimensionsdes caisses et du foyer. Lesparois verticales sont à 15ou 10 centim. des facesextérieures des caisses, et la hauteur de la voûte est deü'“/J0 à '1"',00. Cette hauteur est nécessaire pour que lesouvriers se tiennent aisémentdans le fourneau lorsqu’ilschargent les caisses ou enlèvent l’acier; ils s’y introdui-sent par lesdeux portes gg. Les quatre ouvertures f,servent à introduire les barres à cémenter et à les retireraprès la cémentation. Enfin, les quatre ouvertures h, â,...permettent de retirer dans le cours même de l’opération,et à diverses époques successives, des éprouvettes ou bar-res d'essai disposées à cet effet lors du chargement descaisses, qui servent à apprécier les progrès de la cémen-tation, et àreconnaîtrele moment où l’opération est termi-née. La flamme circule autour des caisses parles canauxà, b,.... et les baigne sur toutes leurs faces, puis s’échappesoit par l’ouverture e pratiquée à la clef de la voûte, soitpar huit rampauts e, c..., de 0 m , 15 de coté, disposés deuxpar deux sur chacune des quatre parois verticales quila conduisent dans six petites cheminées verticales, car-rées, de 0 ,u ,2ü de coté, et s’élevant à peine de quelquescentim. au-dessus du niveau de la voûte. Une grandecheminée conique, de 10 à 15 met. de hauteur, et con-struite en briques communes, donne issue aux gaz et àla fumée sortant des petites cheminées.

Les meilleurs fers de cémentation sont les fers suédois,

norvégiens et russes, l’armi les fers suédois, les fers deIhinemora, marqués (L), (00), et (Jli) sont les plus re-cherchés, et parmi les fers russes ce sont ceux de Xîjni-Taguilsk , marqués CCMD. Tous les fers du nord querecherchent les fabricants d’acier de cémentation se dis-tinguent par une couleur gris bleuâtre éclatante assezanalogue à celle du zinc, et par une structure grenue,compacte, passant à une structure lamellaire plus oumoins prononcée, plus rarement à la structure fibreuse.Les barres à cémenter ont une section méplate, leur épais-seur varie de 0"\Ü08 à 0 m ,020, et leur largeur de 0"',U6Uà 0'", I iO. On emploie comme cément du menu charbonde chêne, partie à l’état pulvérulent, partie concassé enfragments dont le volume ne dépasse pas :2 centimètrescubes. On a souvent essayé sans succès d’employercomme cément le charbon calciné d’une opération pré-cédente ; ordinairement on diminue un peu la dépensesans altérer sensiblement la propriété carburante ducément, en passant avec le charbon neuf un quart docharbon calciné. La houille est le seul combustible em-

ployé en Angleterre, soit pour lu cémentation, soit pourtoutes les autres branches du travail de l’acier.

La conduite d’un fourneau de cémentation exige deuxouvriers; ceux-ci commencent par couper les barres acémenter en tronçons qui ont toujours 0 U ',05 de moinsque la plus grande dimension des caisses. On place d’a-bord au fond de chaque caisse une couche de cémentépaisse de 0"*,08, puis on stratifie do deux manièresdifférentes le fer avec de nouvelles couches de cément.Tantôt on pose à plat et par lits horizontaux les barresh peu près juxta-posées, et on les sépare par des cou-ches de charbon épaisses de 0"',008 à 0'",015 ; tantôt onles pose de champ. Lorsqu’on est arrivé nu niveau desquatre ouvreaux h, h,.., on y dispose des fragments debarres, de telle sorte qu’on puisse aisément les retirerpour juger par leur aspect du progrès de la cémenta-tion. Enfin on termine toujours le chargement par unecouche de cément épaisse de 0"',Ü8, qui doit rester àquelques centimètres au-dessous du bord supérieur descaisses. Les caisses ainsi chargées sont hermétiquementfermées par un moyen aussi simple qu’efficace, qui con-siste à recouvrir la dernière couche de charbon par unecouche de 0"‘, l0 d’une sorte de mortier formé des dé-tritus pulvérulents qui se déposent au pied des meulesd’aiguisage. Cette matière qui se compose essentielle-ment de quartz pulvérulent et de parcelles d’acier oxy-dées à leur surface, se coagule et se ramollit par l’ac-tion de la chaleur, sans jamais sc liquéfier.

La mise en feu doit être conduite avec beaucoup deménagement, quand le fourneau est neuf, ou quand unepartie de la maçonnerie a été renouvelée ; mais dans lecas ordinaire on pousse rapidement le feu, afin de porteraussi promptement que possible les caisses à la tempéra-ture rougeoù la cémentation se produit. Pour le fourneauque nous avons décrit, cette mise en feu dure vingt-quatre heures. L’habileté de l’ouvrier consiste surtout àrégler le feu, de manière à entretenir constamment latempérature rouge vif qui convient le mieux à la cémen-tation, sans la dépasser et sans laisser jamais la grilledégarnie. II n’y a point de registre pour faire varier letirage, en sorte que l’ouvrier ne peut diriger le feu qu’aumoyen des soins qu’il donne à la chauffe. On maintientle feu pendant un nombre de jours proportionné à lasection transversale des barres à cémenter, et au de-gré de carburation qu’on veut leur donner. Pour unecharge de 17,600 kilogr., la durée du feu varie entre5 et 9 jours; elle est ordinairement de 7 jours, mais ilfaut considérer que la cémentation se produit encoreassez longtemps après qu’on a cessé de charger le com-bustible, pendant la période du refroidissement.

On termine l’opération en faisant refroidir le four-neau beaucoup plus lentement qu’on ne l’avait échauffé.A cet effet, on laisse accumuler le mâchefer sur lagrille de manière à la boucher complètement. Le four-neau étant refroidi au-dessous du rouge sombre, onouvre progressivement les divers orifices pour hâter lerefroidissement au moyen de l’air frais. Ordinairementon peut procéder au défournement huit jours après quel’on a cessé de fournir du combustible au foyer.

En résumé la cémentation de 17,600 kilogr. de ferexige moyennement le nombre de jours indiqué ci-après :

Chargement, fermeture des caisses ; nettoyage descarneaux et du foyer, fermeture des portes et ou-

vreaux.1 jour.

Chauffage.7

Refroidissement.8

Déchargement, menues réparations. . . 1

Total.17 jours.

Un fourneau de cette capacité, maintenu en pleineactivité, ne reçoit guère que ‘20 charges par an.

Les propriétés physiques du fer sont complètement