ALCOOL.
ALESOIR.
Evlrail des Tables alcoomélriques pour l'évaluation de la force réelle, dressées par H. Gn-Lissic.
Tenpcr.
C.
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ALESOIR- L’alésoir est une machine destinée à ter-miner des surfaces cylindriques concaves, comme l’in-térieur d’un coussinet, d’un cylindre de machine à va-peur, d’un tube, etc. —Les outils et machines destinésà remplir ce but sont assez variés, leur forme dépen-dant du diamètre des trous à aléser. Il ne faut pasconfondre ici l’alésage avec le forage, qui ne consistequ’à percer au moyen d’une mèche ou d’un foret un troud’une pièce, et nullement à exécuter comme au moyende l’ulésoir un cylindre creux parfaitement régulier.
On alèse les pièces dans lesquelles doivent se mouvoirtrès exactement d’autres pièces cyliudriqucs tournéesau même diamètre. Ainsi un cylindre de machineà vapeur, un coussinet, sont alésés pour recevoirun piston ou un arbre tournés. — Quand les trousà aléser ne dépassent pas 15 à 20 millimètres dediamètre et 10 à 15 centimètres de profondeur, on em-ploie des alésoirs pleins en acier que l’on fait tourner àla main, soit au moyen d’un vilebrequin, soit au moyend’un tourne-à-gauelie. Le trou est d’abord exécuté avecun foret, puis agrandi avec des équarrissoirs ; on letermine complètement au moyen des alésoirs. Ce sontdes barreaux d’acier ayant en coupe la forme indiquéedans les figures 83, 8i et 85.
L’alésoir (fig. 83; se fait avec un barreau d’acier do4 3 centim. de longueur, que l’on place sur le tour et quel’on tourne conique sur le tiers de la longueur ; la partietournée cylindrique a exactement le diamètre du trouà aléser et se termine par une partie carrée que l’on placedans le trou du vilebrequin ou du tourne-à-gauche ; lesdeux pans se font à la machine à raboter ou à la lime.On introduit l’alésoir dans le trou par sa partie conique ;
on le tourne et on le fait descen-dre au moyen d’une vis qui pèsesur le vilebrequin.
La forme de l’alésoir (fig. 84)est préférable, la matière est atta-quée à la fois par trois angles, parconséquent l’outil s’use moins; deplus, les angles restent toujours surla circonférence extérieure, tandisque l’angle de l’outil (fig. 83) étantusé, cet outil ne coupe plus la ma-tière que par l’arète C; en secondlieu, trois parties cylindriques dis-continues guident mieux qu’unepartie cylindrique continue.
C'ct outil (fig. 84) se forge et setourne comme l’outil (fig. 83). Ilen est de même pour l’outil (fig. 85)qui coupe la matière par deux an-gles et n’est guidé que par deuxparties cylindriques.
Dans les coupes de ces trois ou-tils, les parties abattues sont pla-nes, on les fait quelquefois conca-ves. La matière à attaquer est alors moins refoulée,l’outil présente moins de résistance, et la limaille et lescopeaux sortent plus facilement du trou.
Ces outils se trempent an rouge cerise, on les fait en-suite revenir plus ou moins suivant la nature de l’acieremployé, et la matière sur laquelle ils sont destinés àagir. Quand les angles sont émoussés, on les affûte surune meule cylindrique ou sur une pierre.