BRODERIE.
BRODERIE.
souple lorsqu’il ne s’agit plus que île donner la tension.
Outre ce système des cnsouplcs inférieures, il y a unsecond système de deux cnsouplcs supérieures qui a lemême but et qui est disposé exactement de la mêmemanière ; mais il se voit moins complètement dansla ligure, où il est en partie caché par d’autrespièces.
On conçoit que l’un de ces systèmes présente l’étoffeaux aiguilles supérieures, et l'autre aux aiguilles infé-rieures : comme les deux cnsouplcs d’nu même systèmen’ont pas leur axe dans le même plan vertical, le plande l’étoffe G” serait lui-même incliné et viendrait seprésenter obliquement aux aiguilles, si l’on n’avait soinde le redresser et de le ramener au milieu du cadre,au moyen d'une forte règle en bois lixée comme lesrouleaux sur les deux côtés verticaux du châssis.
Entin, l'étoffe doit recevoir aussi une tension latéraledans les deux sens opposés, et, pour la lui donner sanscraindre de la déchirer, on commence par coudre surses bords de petits rubans de laiton, et ensuite on atta-che à ees rubans des ficelles g", qui les tirent latérale-ment et qui viennent se fixer aux côtés F du châssis.
Il reste à voir maintenant par quel ingénieux moyenle châssis peut être déplacé dans toutes les directionssans sortir toutefois du plan vertical dans lequel il a étéprimitivement ajusté, et comment l’étoffe qui est fixéesur lui et par conséquent forcée de suivre tous ses mou-vements peut venir présenter vis-à-vis de chaque ai-guille les points successifs qui doivent être piqués ettraversés par le fil.
M. Ileilmann, pour obtenir cet effet, a employé lepantographe dont se servent les dessinateurs pour ré-duire ou pour amplifier dans des proportions déterminéesles dessins de toute espece. Tout le monde connaît lesprincipes sur lesquels repose la théüriede cet instrument,et nous nous contenterons de les rappeler en peu îlemots : bb’ fb", représente un parallélogramme dont lesquatre angles b, b', f, b”, sont à charnière et articulés detelle sorte qu’ils puissent devenir à volonté très aigusou très obtus, les côtés conservant toujours exactementla même longueur; les côtés bb’ et bb” son prolongés,l’un jusqu’au point d , l’autre jusqu'au point B, et cespoints B et d sont choisis sous la condition que, dansl’une des positions du parallélogramme, la ligne Bd quiles joint passe par le point f; cette condition peut êtreremplie d’une infinité de manières, puisque, la positiondu parallélogramme restant la même , ou voit que sil’on voulait porter le point d plus loin du point (<’, ilsubirait de rapprocher convenablement le point B dupoint b”, ou vicercrsd ; mais, une fois que l’on a choisila distance b’d, il est évident que la distance b” B enest une conséquence nécessaire. Or, le principe surlequel repose la construction du pantographe est celui-ci *. il subit que les trois points d, f et B, soient enligne droite dans une seule des positions du parallélo-gramme pour qu’ils restent toujours en ligne droitedans toutes les positions qu’il sera possible de luidonner.
Ce principe étant admis, supposons que Ton déplacele point B, dans un sens quelconque, en faisant tour-ner tout le système autour du point d, imaginons, parexemple, que le point B vienne en B’ : alors, en joi-gnant d à IV, il est évident que le point f sera venuse placer quelque part sur cette ligne d B’, en f parexemple, puisqu’il tombe toujours sur la ligne droitequi joint le point d à la position quelconque que peutprendre le point B’, et la ligne /f sera parallèle à BB’.
Si le côté bb” a été fait égal à la sixième partie deb B, fP sera aussi i de BIT, c'cst-à-dire qu’en généralles contours décrits par le point f seront exactement lasixième partie dos contours décrits par le point B.
Cette proportion est celle que M. Ileilmann a adop-
tée. Il a pris en outre . b’dz^zb'f, d’où il résulte :bc bd.
Cela posé, il est facile de comprendre le rôle quejoue le pantographe dans la machine à broder.
Pour obtenir plus de précision et plus de solidité, lescotés du pantographe sont assemblés de telle sorte (piele milieu de leur épaisseur se trouve exactement dansle plan vertical de l’étoffe, et que les axes des charnière»soient bien perpendiculaires à ce plan, dans lequel,par conséquent, tous les déplacements s'accomplissent.On arrive à ce résultat en lixant à la grande traversesupérieure D”, une pièce coudée d, ayant une saillieconvenable et sur laquelle s’adapte à son tour lapièce d’qui reçoit à charnière l’extrémité du côté bd;cette pièce d' se fixe sur d ’ par un boulon, mais elleporte un trou allongé, et, avant de serrer l’écrou, on lulait avancer ou reculer jusqu’à ce que le point d’appuise trouve exactement dans le plan de l’étoffe. Cette con-dition étant remplie, il ne s’agit plus que d’attacher lechâssis à l’angle f du parallélogramme, ce qui se faitau moyen de la pièce F”.
11 est clair maintenant que, si l’ouvrier brodeur prenden main le manche 11” et fait mouvoir le pantographod’une manière quelconque, le point f décrira une liguresemblable à celle décrit? par le point B et (i fois pluspetite; mais comme le point f ne peut passe mou-voir sans que le châssis et tout ce qu’il porte ne semeuve avec lui, si le châssis est bien maintenu detoutes parts et forcé de se mouvoir dans le même plan,chacun de ses point3 et de ceux qui sont lixément liésavec lui parcourra exactement le meme chemin que lepoint f. Ainsi, dans le mouvement du pantographe, cha-que point de l’étoffe décrit une figure égale à celle quedécrit le point f, et par conséquent semblable à celleque décrit le point B et six fois plus petite. 11 suffit doncde donner à l’ouvrier brodeur qui tient le manche B”un dessin six fois plus grand que celui qui doit être exé-cuté par la machine et de lui donner en meme temps unmoyen sûr et facile de parcourir avec le point B tousles contours de ce dessin : pour cela on adapte en B, etperpendiculairement au plan du parallélogramme, unpetit style terminé par une pointe V, et l’on dispose ledessin sur un tableau vertical E, parallèle au plan de] l’étoffe et du parallélogramme et reculé seulement de la| longueur du style ; ce tableau est porté par une tige en; fer, fixée elle-même sur un pied en fonte E’, qui sert en-j core à d’autres usages, comme nous le verrons plus; loin; le châssis chargé de ses ensouples et de son étoffeforme un ensemble assez lourd, et l’on conçoit que s’ilest nécessaire, comme nous l’avons dit, de le dirigerpour qu’il ne sorte pas de son plan, il est nécessaireaussi de l’alléger pour que le brodeur puisse promener■ la pointe du pantograpbe sur le tableau sans effort etsans incertitude dans ses mouvements.
M. Ileilmann a rempli ces conditions de la maniérésuivante :
!. Une corde c, attachée au côté tB du pantographo,va passer sur une poulie de renvoi et porte a son extré-mité utijpoids que l’ouvrier peut graduer a volonté : cepoids équilibre le pantograpbe et tend à soulever unpeu le châssis ;
2" Le côté supérieur F’ du châssis porte deux règlessaillantes : elles ont l’une et l’autre uue lente longitu-dinale et horizontale dans laquelle peut glisser avec unléger frottement la cheville e'\ qui sert ainsi de guidepour maintenir dans son plan toute la partie supérieuredu châssis, car les chevilles c” sont fixées à la grandetraverse D” ; on comprend que la longueur de la lenteque porte chacune des règles E” doit être égale a l'am-plitude du mouvement latéral que le châssis peut pren-dre ;
3” Le côté inférieur du châssis porto deux tringleshorizontales II, II, attachées chacune par deux put-