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CALORIE.

CALORIE.

de la liquéfaction d’un corps par communication de lachaleur latente nécessaire, la chaleur sensible restantla même à l’état solide et à l’état liquide.

Puisque la température ne change pas pendant laliquéfaction, tout le travail de la chaleur est utilisé, etla quantité de chaleur que nous sa\ons mesurer, etqu’on appelle chaleur latente, produit le trayail de sé-parer et désunir les molécules qui adhéraient fortementensemble.

Si le principe que nous avons établi est exact , lemême travail sera produit pour chaque métal pour unemême quantité de chaleur latente. Le rapport du tra-vail produit par la désunion des molécules à la chaleurlatente nécessaire pour la produire sera une quantitéconstante pour les divers métaux.

*M. Person, professeur à l’Académie de Besançon,est parvenu aux déterminations qui nous sont néces-saires, et cela d’une manière très satisfaisante, en seservantdes expériences sur l’élasticité faites par M. Wer-theim. Nous empruntons ce qui suit au mémoire qu'ila publié sur ce sujet dans les Annales de chimie et dephysique.

« J’ai pensé, dit-il, que le travail pour séparer lesmolécules devait être dans une relation simple avec letravail nécessaire pour les écarter d’une certaine quan-tité. Déjà si l’on jette un coup d’œil sur le tableau descoefficients d’élasticité que M. Wertheim a donné dansles Annales de chimie et de physique , on reconnaît queles chaleurs latentes de lusion sont à très peu près pro-portionnelles à ces coefficients. Par exemple, il fautdeux fois autant de chaleur pour fondre le zinc quepour fondre l’étain; or le tableau montre que le coeffi-cient d’élasticité du zinc est double de celui de l’étain.Ainsi un métal qui exige un effort double pour le mêmeallongement demande aussi une chaleur double pourse fondre. Le rapport est encore plus remarquable pourle plomb; c’est un métal qui offre très peu de résis-tance : avec un effort cinq fois plus petit on l’allonge•autant que le zinc. Eh bien! il te trouve aussi que lachaleur nécessaire pour le fondre est cinq fois plus pe-tite que celle qu’il faut pour le zinc. On retrouve encorela proportionnalité entre le zinc et le bismuth, quandon a soin de prendre le zinc cristallisé par un refroi-dissement lent, parce qu 'alors sa constitution se rap-proche de celle du bismuth.

« Ainsi donc, en désignant par <?, q ’ les coefficientsd’élasticité de deux métaux, par l, V leurs chaleurslatentes de fusion, on a, au moins approximativement,

« Le tableau, placé en tête de lu colonne suivante,fera juger du degré d'approximation. Comme l’étatphysique des métaux a une grande influence sur leurcoefficient d’élasticité, on a pris le rapport pour desétats physiques aussi identiques que possible; c’est-à-dire qu’on a comparé les métaux coulés avec les mé-taux coulés, les métaux recuits avec les métaux re-cuits, et ainsi de suite. »

Cherchons maintenant pourquoi la proportionnalitén’est qu’approchée. Le coefficient d’élasticité est lepoids qui doublerait la longueur d’une tige d’un milli-mètre de section, en supposant que rallongement res-tât proportionnel à la traction. Il résulte de cette défi-nition que, dans la mesure des coefficients d’élasticité,l’on ne compare pas des poids égaux comme dans lamesure des chaleurs latentes; dès lors il n’est pasétonnant que la proportionnalité n’existe pas rigou-reusement. Le poids d’une même longueur, la densité,doivent évidemment jouer un rôle dans cette détermi-nation. M. Pierson a proposé la formule suivante, pourlà fonction de l'élasticité et des densités proportion-

Comparaison des coefficients d'élasticité et des chaleurslatentes de fusion.

lîAPFOUT q : q ’

53

DÉSIGNATION

d’après

O

-5

les vibrations

H

I)U MÉTAL.

ÏÏ ?

U

n

“ S -

z -

ë à

g g

ÿ a

3

1

p

? 1

;2 1

Zinc ordinaire étiré. .Etain ordinaire étiré. .

2,09

2,00

2,11

2,31

1)

2,17

1,97

Etain ordinaire coulé.

Zinc ordinaire recuit.Plomb recuit. . . .

4,32

5,20

4,80

5,23

Zinc pur coulé. . . .Plomb pur coulé. . . .

4,69

4*75

5,09

Etain ordinaire étiré.

2,20

2,33

Plomb étiré.

2,20

2,65

Etain ordinaire coulé.Plomb coulé.

2,33

2,10

Zinc bien cristallisé. .Bismuth coulé.

>2,28

»

f

»

2,28

2 22

nelles au travail produit (p, p’ étant les poids spécifi-ques des substances considérées) :

1 +

2

V' n’

(A)

Elle signifie que les chaleurs latentes de fusion sontdans le rapport des coefficients d’élasticité augmentésd’une certaine quantité qui dépend de la deusité.Voici maintenant des vérifications de la formule. En

comparant le zinc au plomb, nous avons eu — = 4,80;

?

la correction actuelle, d’après les densités, revient àajouter le dixième de cette valeur, ce qui donne 5,28;

V .

or on a - = 5,23 ; ainsi l’accord est parfait.

Pour l’étain et le plomb, on a eu :

^ =2,50, et \ =2,65;

1 l

la différence était assez considérable. Mais mainte-nant, la correction étant faite, il vient 2,42, et la dif-férence avec 2,65 n’est pas d'un dixième.

Pour le zinc et l’étain, sans correction, la différencen’est pas non plus d’un dixième; mais aussi il n’y apas de correction à faire, puisque les densités sont lesmêmes.

Pour le bismuth, comparé au zinc cristallisé, lacorrection tendrait à altérer l’égalité des rapports ;cela peut tenir à l'état de cristallisation.

La relation que nous venons de trouver pour lesmétaux se vérifie aussi pour les alliages. Ainsi, pourl'alliage de d’Arcet, M. Wertheim a trouvé q } = 2626