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CHAUDIERE A VAPEUR.

CHAUDIERE A VAPEUR

Voici les dimensions généralement adoptées pour ceschaudières, d’après la force nominative en chevaux-vapeur, des machines qu’elles doivent alimenter.

Avec ces chaudières on vaporise ordinairement de 5 à7 kil. d’eau pavkilogramme de houille.

Chaudières cylindriques sans bouilleurs. On emploiesouvent des chaudières cylindriques sans houilleurs,terminées par dus fonds plats ou des calottes hcmisplié-tiques, avec ou sans carneaux intérieurs. Dans le Cor-nouailles , on emploie fréquemment pour alimenter lesmachines à vapeur servant à l’extraction des minerais età l’épnisement dos eaux, des chaudières cylindriques àfoyor intérieur ; le feu est très modéré et la surface dechauffe considérable. On vaporise dans ces chaudièresjusqu’à 8 et meme 9 kil. d’eau par kilogramme dohouille sèche de première qualité.

Chaudières des bateaux à vapeur. On doit chercherdans ces chaudières à produire une vaporisation rapide;d’un autre côté, l’on ne peut donner aux cheminéesd’appel une grande hauteur. Les conduits ou circulentla flamme et la famée, doivent donc avoir de grandesdimensions et leur offrir une facile issue (voyez isa-tkau a wu’EUJi). Quelquefois, lorsque ces chaudièresdoivent fournir de la vapeur à une haute pression, on lescompose de deux cylindres excentriques réunis par desfonds plats, renforcés par des armatures ; Taxe du cy-lindre intérieur est parallèle et placé au-dessous de l’axede l'autre cylindre. On introduit l’eau dans l’espacocompris entre ces cylindres, jusqu’au dessus de l'arêteculminante du cylindre intérieur qui sert de carneau, audedans et à l’une des extrémités duquel on place lefoyer. L’emploi de ces chaudières demande beaucoup decirconspection. Les fonds plats doivent être renforcéspar des armatures suflisantes, le cylindre intérieur ayantune grande tendance à se déformer et par suite à donnerlieu à des explosions. Il faut donner à la tôle dont ii estformé une épaisseur plus considérable que celle qu’elledevrait avoir si la pression s’exercait du dedans au de-hors; enlin, il est bon de renforcer la chaudière par«leux ou plusieurs systèmes de tirants, disposés dansdes plans parallèles aux fonds plats, et reliant le- cy-lindre enveloppe au cylindre intérieur, afin de prévenirautant que possible l’écrasement de ce dernier.

Chaudièrcsdcs locomotives. La condition qui doit do-miner toutes les autres clans les chaudières des loco-motives est de posséder sous le moindre volume la plusgrande puissance d’évaporation possible; à cet effet lefoyer est intérieur et la flamme sc vend à la cheminéeon passant par un grand nombre de petits tubes hori-zontaux qui traversent la masse d’eau à échauffer, desorte qu’elle se dépouille très rapidement de la chaleurqu’elle renferme dans un parcours d’une faible étendue.

Le faible diamètre de ces tubes et le pou du hauteurque l’on peut donner à la cheminée, nécessitent un ti-rage artificiel considérable, afin de satisfaire à la con-dition d’tmc évaporation rapide. Ce tirage s’obtient enfaisant arriver dans la cheminée la vapeur qui sort avec,une grande vitesse des cylindres après son action surles pistons. Nous reviendrons plus tard sur ces chau-dières à l’article locomotjvk ; il nous suflit d’avoirindiqué ici quels sont les principes de constructionauxquels on.a été conduit d’après les conditions à satis-faire.

Alimentation des chaudières. L’alimentation d’eau sefait ordinairement d’une manière continue au moyend’une pompe alimentaire mise en mouvement par lamachine que dessert la chaudière. Il est indispensableque quelqu’clevéc que puisse être accidentellement l'in-tensité du feu, la quantité d’euu fournie à la chau-dière soit toujours suffisante; en conséquence on cal-cule les dimensions de la pompe alimentaire de telle *

sorte qu’elle amène un volume d’eau double de celuivaporisé dans le même temps. Soit E> la surface du pis-tou de la pompe alimentaire supposée à simple effet, hsa course, et » le nombre de coups de piston par minute;soit d’un autre côté S la surface de chauffe de la chau-dière et v la quantité d’eau vaporisée par minute surl’unité de surface; on aura entre n , h et II, la relation?iB h =2Si*, qui servira à les déterminer. La quantitéd’eau admise dans la chaudière est réglée par des méca-nismes mis en jeu au moyen de flotteurs, ou par uu ro-binet qui est à la disposition du chauffeur. L’excès d’eauamenée retourne à la bâche.

Lorsque le jeu de la pompe alimentaire est intermittent, le chauffeur oit mécanicien peut, à volonté, l’em-pêcher de fonctionner, soit eu décrochant la tige «lupiston, soit en relevant le clapet d’aspiration, ou eu fer-mant un robinet adapté au tuyau d'aspiration. Il nedoit pas négliger de faire jouer la pompe «lès le momentoù le niveau de l’eau, dans la chaudière, est descendu àla hauteur de la ligne d’eau tracée à l'extérieur. Il peutd’ailleurs profiter, pour alimenter la chaudière , des in-stants où la tension de la vapeur accusée par le mano-mètre est un peu plus élevée qu’à l’ordinaire.

L’alimentation continue est préférable, sous le rap-port de la sécurité ; le tuyau de décharge d’une pompe àjet continu peut même être disposé de manière à faireapercevoir les dérangements qui seraient survenus acette pompe.

Dans les machines locomotives, l’alimentation deschaudières est toujours intermittente. Des robinets d’é-preuve, adaptés aux tuyaux alimentaires, permettentaux mécaniciens de vérifier si les pompes ne sont, pasdérangées et foulent de l’eau dans les chaudières.

La fig. 42 i représente un appareil d’alimentation con-tinue. /, est le piston de la pompe alimentaire 11; u,une soupape s’ouvrant de bas en haut, placé dans letuyau d’aspiration ce;d une autre soupape s’ouvrantdans le même sens et laissant passer l’eau aspirée, dansla chaudière, par le tuyau d'alimentation ff; un robinetu. convenablement disposé sert à régler l’alimentation.

Un autre robinet f, sert à fermer le tube de communi-cation avec la chaudière toutes les fois que l’on veutvisiter les soupapes u et d. Au lieu «le fermer l’ouver-ture h par une plaque, maintenue par une vis de prèssion, il convient mieux de disposer cette plaque comme,une soupape de sûreté, en la maintenant par un lô\icrii, portant un poids k. Sans cette précaution si le chauf-feur tourne la clef du robinet f, sans avoir fermé préa-lablement le robinet d’aspiration a, l’eau refoulée parla distance du piston, ne trouvant aucune issue pours’échapper, résiste comme un corps solide; et les tigesqui font mouvoir le piston sont nécessairement pliées onbrisées.

On emploie souvent, pour régler l’alimentation,dans

FORCE

NOMINATIVE.

Corps tic l.i

longueur.

chamlicrc.

diamètre.

llouil

longueur.

cnrs.

diainètie.

ch.

mit.

mit.

mi t .

mit.

i .(>:»

0,00

1,75

0,28

4

2,10

0,70

2.20

0,30

r,

2,to

0,75

2,00

0,35

8

2,80

0,80

2,05

0,38

10

8,25

0,80

8,40

0,35

15

5,00

0,80

5,15

0.41

20

0,80

0,85

7,00

0,50

25

8,50

0,85

8,()5

0,50

:so

0,20

1,00

9,50

0,00

40

10,00

•1,10

10,30

0,00