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DEG RA1SSEUK.

DÊC.H AISSEUK.

liquide, «oit le fiel de bœuf mêlé avec une quantitéégale de jaunes d’œufs, et on augmente leur action dé-tersive par des frictions avec une brosse dure.

Les vieux habits et pantalons écarlates, les pare-ments, collets et revers des habits d’uniforme de lagarde nationale, etc., se nettoient comme les habits or-dinaires ; mais, quand ils sont secs, ils prennent sou-vent des taches de rosures ou de noir ; on les enlèvesoit avec l’acide citrique, soit même seulement avec dujus de citron.

Les étoffes de couleur pourpre, cramoisie, violet,amaranthe, rose, exigent le même traitement.

Les casimirs, les mérinos , les cachemires, les châlesbrodés, et généralement tous les tissus légers en lainefine, en soie et coton, en laine et coton, sont dégraisséstout simplement dans une décoction chaude de sapo-naire, maison les foule et travaille longtemps ; on lesrince ensuite dans un bain d’eau de rivière et on lesdrape (1 ) ; enfin, on les passe à la calandre ou à la presseà vis. On termine les clmles en frisant la frange en-core humide avec un fer à dent légèrement chauffé.

Quelques dégraisseurs emploient pour nettoyer lesétoffes de laines colorées une dissolution de savon à latempérature de l’eau tiède, et, pour neutraliser l’ac-tion du savon, ils ajoutent une quantité égale de fielde bœuf, ou à son défaut des jaunes d’œufs, et quelque-fois même un peu d’alun eu poudre pour fixer ces cou-leurs ; mais cette composition demande d’être employéeavec beaucoup de précaution et de promptitude, car ellepeut et doit altérer infailliblement les couleurs.

tWours des collets et parements d'habits. On enlèveles taches sur les velours , comme sur la soie et lalaine; mais lorsque la crasse est très considérable, onla frotte rudement «avec un linge enduit de beurre oud’huile, ou mieux d’ammoniaque liquide, et on lave bienà l’essence de térébenthine ou de citron. Pour redres-ser les poils du velours qui ont été couchés soit par lescorps gras, soit par l’eau ou le frottement, on appliquel’envers du velours sur une plaque trouée comme uneécumoire, et on l’expose ainsi à l’action d’un courantde vapeur d’eau, qui la traverse et relève les poils quel’on brosse en même temps avec une brosse de chien-dent. A défaut d’une plaque de cuivre et d’un généra-teur à vapeur, on peut attacher le velours avec desépingles sur un gros canevas tendu sur un métier àbroder, et on l’expose à l’envers sur une grosse ser-viette de fil mouillée à l’action d’un feu très ardent, le-quel vaporisera l’eau contenue dans la serviette.

Chapeaux d'homme en peluche de soie. L’on nettoieet met à neuf les chapeaux d’homme graisseux pardeux procédés différents : 1 u On enlève avec précautionla peluche de dessus la carcasse, on la trempe dans unedissolution d’eau tiède et d'ammoniaque liquide, et onla frotte avec un grand soin, puis on la lave à l’eauclaire, on la drape, on l’étire dans tous les sens avecles deux mains pour éviter les plis, et on la fait sécherà l’ombre.

Le deuxième procédé est plus facile et plus promptà exécuter. Voici la manière d’opérer.

On fait dissoudre 2 à 3 parties de carbonate de soudedu commerce dans -100 p. d’eau bouillante, on passerapidement la peluche dans ce bain, à 2 ou 3 reprisesdifférentes, et on la presse avec la main pour en ex-traire la plus grande partie de l’eau alcaline, ensuiteon la rince bien dans l’eau claire, on la presse dans unsac à tordre pour extraire l’eau, on l’étire, et enfin onla fait sécher à l’air libre, après l’avoir étendue sur unchâssis. Lorsque la peluche est sèche, on pose la car-casse ou galette du chapeau sur une forme ordinaire, eton l’enduit d’une couche légère de vernis à la gomme

(<) Draper, dans le langage de dégraisseur, signifie enve-lopper l’étoffe dans un linge avec lequel on la presse.

laque dissout dans l’alcool, puis on applique la pe-luche dessus, que l’on fait adhérer en passant un ferchaud, ensuite on donne l’apprêt pour lustrer et brtl-lanter la peluche. L’apprêt consiste à mettre le chapeautout monté sur la forme, sur une espèce de four^ et à leplacer entre deux tampons de velours de laine ; il sepolit en tournant sur lui-même avec une vitesse ex-trême.

Culottes et gants de peaux de daim. On fait d’abordtremper ces objets dans une dissolution de sel de tartreque l’on fait tiédir, et on les y manie pendant un cer-tain temps.; ensuite on les nettoie dans un bain tiède dejaunes d’œufs, et, au sortir de là, on leur donne un petitapprêt, par le moyen d’une dissolution légère d’ocrejaune à laquelle on ajoute un peu d’alun en poudre.Cela fait, on retourne les objets à l’envers ; on les étirefortement, et on les fait sécher à l’air sec ou à une tem-pérature modérée.

Gant6 de peaux d'agneau ou de chevreau. Généralementles dégraisseurs praticiens emploient aujourd’hui pournettoyer les gants de chevreau une composition liquidede lait et de carbonate de soude, mais un procès encontrefaçon intenté par un pharmacien de Paris , inven-teur de la saponine, contre un parfumeur du Havre,nous a révélé une composition plus simple, et depuislongtemps dans le domaine public.

11 suffit d’imprégner d’un peu d’eau un morceau deflanelle qui ne soit pas trop claire, et de la passer léga-lement sur du savon en poudre. On passe des butonsdans les doigts du gant que l’on veut nettoyer, on le3frotte avec la flanelle qui retient de la poudre de savon,et la saleté du gant s’y attache immédiatement.

Chapeaux de paille. Enlevez d’abord la coiffe, et tousles ornements «les chapeaux; et lorsqu’ils sont tiquetéspar suite de l’humidité, on les fait tremper pendant 2 ou3 heures dans une eau acidulée, soit par l’acide oxali-que, le sel d’oseille, ou l’acide hydrochlorique (ce dernierest inférieur); ou peut aussi les nettoyer avec une légèredissolution d’eau de javelle, ou dejus de citron.On placeensuite les chapeaux dans des formes en bois blanc,faites exprès, comine celles dont se servent les chape-liers ; on les pose à plat sur une table et on les frottepartout avec une éponge imprégnée d’une légère disso-lution de potasse, marquant environ 1 degré. Puis onrepasse les chapeaux à l’eau acidulée en frottant avecune éponge pour détruire la teinte jaune de la paille;on leur fait prendre un bain de savon et on les exposeensuite au soufrage.

Pour donner le dernier apprêt aux eliapeaux, on lesmouille bien uniformément avec une éponge imbibéed’un liquide tiède formé de gélatine blanche, d’un peud’alun et de savon blanc; et on les repasse avec un ferchaud, en mettant une feuille de papier entre la pailleet le fer.

Tapisseries lisses en laine et en soie de toutes les cou-leurs. On les frotte d’abord à l’aide d’une flanelle oud’une brosse de velours de laine avec du blanc de cé-ruse, ou de la craie en poudre que l’on répand dessus,afin d’enlever la fumée et les autres matières étrangèresqui n’adhèrent pas beaucoup ; on les lave avec une dé-coction de saponaire, on les fait tremper dans de l’eausaturée d’acide citrique pendant dix à quinze minutes,ensuite on le tend et coud sur un châssis ou métier àbroder lorsqu’elles sont encore un peu humides, et onles fait sécher rapidement. Quelquefois, lorsque les ta-pisseries sont au trois quarts sèches, on pourrait lesrepasser à l’envers, en observant de placer dessous unlinge humecté avec de l’eau qui contient un peu dechlorure de calcium ou d’alun, qui fixe ou ravive cer-taines couleurs. Quand la tapisserie contient des vio-lets à l’orseille passés, on leur donne de la vigueuren les mouillant au moyeu d’uu pinceau avec de l’eauqui contient 2 à 3 p. 100 de sous-carbonate de