Band 
A-F.
JPEG-Download
 

DESSIN INDUSTRIEL.

DESSIN INDUSTRIEL.

repose io modèle et la planchette, à dessiner soient pla-ces horizontalement par rapport au plan perpendicu-laire tie la glace, ce que l’on, vérifie facilement aumoyen d’une équerre ou d’un fil à plomh. Si la glaceétait légèrement inclinée sur le modèle, l’esquisse ob-tenue serait plus allongée dans le sens de la longueur,tout en conservant ses dimensions proportionnellesdans le sens de la largeur.

2° Pour produire un dessin plus grand que le mo-dèle. en élève horizontalement l’appareil au-dessus dela planchette à dessiner au moyen de trois vis formanttrépied ; mais, pour réduire les dimensions de l'es-quisse, il faut élever la planchette à dessiner au-dessusdu cadre qui porte le modèle; dans tous les cas, onindique les dimensions vraies du modèle par des lignesdroites et perpendiculaires entre elles et légèrementmarquées ; puis on trace de cette façon les dimensionsde l’esquisse. Enfin il faut régler la position de l’appa-reil et de la planchette à dessiner, de manière que leslignes tracées sur le modèle et sur l’esquisse coïncidentparfaitement avec les fils d’écartement tendus sur lesdeux cadres placés sur le modèle et sur le papier à des-siner, et ceux-ci doivent se superposer et ne formerqu’une seule croix.

3° Si l’on veut reproduire exactement les contoursd’un grand dessin que le champ de vue n’embrasse pastout entier, il est nécessaire de tracer d’abord sur lemodèle et sur le papier ou l’étoffe à dessiner des divi-sions égales, quand on veut obtenir un dessin sem-blable ; on tire ensuite des lignes horizontales et verti-cales pour toutes ces divisions, ce qui forme autant decarreaux que l’on numérote au besoin pour les recon-naître ; on fixe le modèle et le papier à dessiner sur lescartons, en ayant soin que la vision embrasse toute l’é-tendue des carreaux du modèle et de ceux correspondantsur le papier à dessiner, que leslignes de division, surtout,coïncident parfaitement : ensuite tout le travail con-siste à reproduire successivement les contours comprisdans les carreaux qui servent ainsi à guider l’œil et lumain.

4° Quand, après avoir trace plusieurs contours, orichange involontairement la position de l’œil et parconséquent le point de vue, la pointe du crayon et leslignes ti*acées ne répondent plus à l’image; mais il estfacile de retrouver le véritable point en cherchant à ra-juster la coïncidence des lignes de divisions ou de di-mensions tracées sur le modèle et sur l'esquisse. Enfin,pour éviter les inconvénients qui peuvent résulter desmouvements involontaires de l’œil, on rend sa positionimmobile en appuyant légèrement le front sur le sup-port placé en avant de la glace.

06«m*rth’o7i$. On peut encore se servir du calcographepour dessiner un objet vu en perspective. Pour cela, onfixe le support nu moyen de la vis, parallèlement à laglace, et regardant par le petit trou pratiqué dans laplaque circulaire et servant d’oculaire l’objet placéverticalement, on dessine son empreinte sur la glaceelle-même avec un crayon lithographique, ou avec unpinceau à l’encre lithographique. Il faut ensuite trans-porter ce dessin sur une feuille de papier humidequ’on applique dessus et qu’on frotte légèrement, soitavec un plioir. soit avec une roulette ou tout autre in-strument; mais, comme le dessin est renversé, on enfait au besoin la contre-épreuve, lorsqu’il est encore hu-*mide, sur le papier ou sur l’étoffe à dessiner.

Au lieu d’une glace ou d’un verre ordinaire, on peutemployer un cadre en carton sur lequel on tend et collede la mousseline claire et transparente, de la gaze, oumieux de la toile à blutoir ; mais alors on trace seule-ment les contours et les traits de force avec de la craievendre, du fusain, ou avec un crayon de pastel trèstendre; puis on reporte ce calque sur le plan à dessinerhorizontal, soit dans le sens direct, soit dans le sens

contraire, en frappant avec le doigt ; ce seul ébranle-ment lait traverser ou tomber le fusain sur le plan adessiner, et le dessin est marqué suffisamment ; mais,pour qu’il soit semblable à l’objet, il faut que la glacesoit parallèle à cet objet : dans toutes les autres posi-tions, il eu différera plus ou moins.

Plus le modèle sera éloigné de la glace, plus la per-spective sera petite; toutefois, cette perspective seraplus grande si on éloigne le point de vue de la place.

Ainsi le plus ou le moins de grandeur de l'esquisseexige qu’on éloigne le point de vue ou qu’on rapprochel’objet delà glace. Cependant le point de vue ne doitpas être trop éloigné de la glace, afin qu’on puisse at-teindre celle-ci et dessiner dessus sans peine et sansfatigue. L'objet lui-même ne doit pas être trop rappro-ché de la glace, pour que la perspective puisse s’ypeindre entière.

Réciproquement, l’objet étant dessiné sur la glace,on peut le recopier plus ou moins grand sur une ta-blette verticale appliquée derrière la glace à la distancevoulue.

On conçoit qu’on peut aussi dessiner sur un plan ho-rizontal ; on y parvient facilement en disposant le pointde vue, la glace et la planchette à dessiner sur unetringle ou tablette verticale, au moyen d’ajustements etde vis de pression qui permettent de les élever ou de lesabaisser à volonté: alors on dessine en regardant dehaut en bas.

La fig. 660 représente cette disposition. La glaceest placée en haut et la planchette est au-dessous ; lepoint de vue est fixé àl r extrémité de la tringle horizontale.

Ainsi la petite flèche ponctuée représente la positiondu dessin tracé sur la glace, lorsque l’œil est placé aupoint de vue, et la grande flèche représente l’esquisseplus ou moins amplifiée.

MACHINES POUR LA MISE EN CARTE DES DESSINSDK CHALES.

Pour faire bien comprendre tous les avantages de