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DÉTENTE.

DÉTENTE.

vert dans les ombres : jaune-vert, jaune, orangé-jauneet orangé dans les clairs.

Arbres variant de forme et d'espèce. Avec les tons fon-cés et francs des gammes orangé, orangé-jaune, jaune,jaune-vert et vert.

Quelques-uns, comme le bouleau, seront faits avecla gamme vert rabattu.

Les terrains , sables et terrasses, se trouveront dans lestons clairs des gammes rabattues orangé, orangé-jaune,et dans les bruns des gammes rabattues rouge et rouge-orangé.

Les plantes vivaces seront faites avec du jaune-vert,du vert et du vert-bleu francs. Les plantes mortes,avec leurs gammes rabattues.

iiochers. Avec les tons des gammes rabattues, pris àvolonté du rouge au vert.

Bâtiments. L’architecture, avec les gammes rabattuesbleu, rouge et jaune.

Eaux. Les lumières avec les tons des gammes fran-ches vert-bleu et bleu, et les ombres avec les tons fon-cés de leurs gammes rabattues.

Plantes et fleurs. Les feuilles, avec les gammes fran-ches vert-bleu dans les foncés, vert et jaune-vert dansles clairs.

Les tiges* &7ec les tons rabattus de ces mêmesgammes.

Les fleurs seront faites avec les gammes franchesde la table chromatique, selon la couleur qu’elles ontnaturellement en ayant soin de faire les plans qui sontdans l’ombre, ou les parties fuyantes, avec un mélangedes tons de leurs gammes rabattues.

Métaux polis. Comme les broderies d’or et d’argent.

Métaux bruts, ouvrés et non polis. Avec les tons francsdes gammes qui rendent leurs couleurs, et mélangésavec les gammes rabattues, orangé, orangé-jaune,jaune, bleu, bleu-violet, violet.

Boiseries, meubles. Avec les tons des gammes rabat-tues, orangé, orangé-jaune, jaune.

Mise en carte des dessins. Le dessin mis en carte,c’est-à-dire enluminé en points carrés sur le papier-cane-vas , est sans contredit l’élément utile, nécessaire, et in-dispensable pour la fabrication des étoffes à l’aide dumétier à la Jacquart (voyez tissus), des tapisseries àl’aiguille; car il représente les fils colorés qu’on doitemployer.

Voici la manière d’opérer :

On trace sur le papier-canevas tous les contours dudessin par des traits fins et peu marqués qui doiventdisparaître sous la couleur, sans cela le dessin seraittoujours sec.

On assortit les couleurs convenables pour imiterl’objet que le dessiiv représente, et de telle sorte queles teintes soient vues distinctement. Ensuite, onpose les tciutes les unes après les autres, en ayant soinqu’elles remplissent exactement les carreaux qui cir-conscrivent les contours du dessin. Les teintes sont po-sées avec hardiesse, et sans repasser plusieurs fois surle même endroit; c’est le seul moyen de leur conserverleur éclat et leur fraîcheur.

Quant au mode de lisage ou lecture de ces dessins,soit à la plaque, soit au semple, nous en parlerons àl’article tissus. rouget de lisle.

DETENTE. Dans les machines à vapeur les plussimples, la vapeur agit à pleine pression, c’est-ifcdirequ’elle est introduite derrière l’une ou l’autre des facesdu piston pendant toute la durée de sa course, et c’estau moment même où cette course se termine que lesdeux extrémités du cylindre sont mises en communi-cation, l’une avec le condenseur ou l’atmosphère, l’au-tre avec la chaudière (voyez machine a vapeur). Cemode d’action de la vapeur présente de nombreux in-convénients que nous allons énumérer en peu de mots :\° 11 ne permet pas d’utiliser la détente de la vapeur,

c’est-à-dire le travail qu’elle est susceptible de déve-lopper par son expansion dan* le cylindre, entre cer-taines limites ; 2° la communication avec le condenseurne commençant à s’ouvrir qu’aux extrémités de lacourse du piston, la condensation ou l’évacuation delàvapeur n’est pas assez rapide, pour qu’il n’eu résulte pasun travail résistant très appréciable, pendant la pre-mière partie de la course du piston; 3 U enfin, la vapeuragissant constamment à pleine pression, il en résulte,aux extrémités de la course du piston, des efforts consi-dérables qui consomment en pure porte une grandequantité de force et tendent à disloquer la machine.Ces vices peinent être singulièrement aggravés par unléger défaut d’ajustage, ou un dérangement des partiesde la machine, et depuis longtemps on a cherché à yporter remède.

Sous le rapport du mode de distribution de la vapeur,on peut diviser les machines à vapeur en deux grandesclasses, suivant que cette distribution y est réglée pardes soupapes ou des tiroirs. Les premières qui sont desmachines fixes, ordinairement de très fortes dimen-sions et employées sur les mines pour l’épuisement deseaux, sont souvent à simple effet ; en fixant à différen-tes hauteurs les tasseaux qui servent à décrocher lessoupapes, on peut admettre la vapeur pendant toutela durée de la course du piston, ou seulement pendanttelle partie que l’on voudra de cette course. Dans cesmachines, qui ne sont guère répandues que dans leCornouailles , on utilise la détente dans une très forteproportion, en admettant la vapeur dans le cylindre quopendant -1/8 à 1/i de la course du piston. Pour éviterautant que possible les déperditions de chaleur, on en-veloppe d’une chemise de vapeur le cylindre de la ma-chine, et on recouvre l’enveloppe extérieure en fontede corps mauvais conducteurs du calorique, tels quola sciure de bois, qui ont pour but de diminuer autantque possible le refroidissement de la chemise de va-peur. On prévient ainsi, lors de la détente, la liquéfac-tion d’une partie de la vapeur motrice, qui aurait lieupar suite de l’abaissement de température dû au rayon-nement des parois et à la dilatation même de la vapeur.D’un autre côté, la présence de l’enveloppe de vapeurmaintenant la température sensiblement constante dansl’intérieur du cylindre, l’eau entraînée mécaniquementà l’état vésiculaire par la vapeur, et dont la quantités’élève quelquefois jusqu’aux 25 centièmes du poidsde celle-ci, sc vaporise pendant la détente au fur et àmesure que la pression diminue, aux dépens de lachaleur qu’elle prend aux parois du cylindre, et vientpar suite augmenter d’autant le travail développé et lalimite au delà de laquelle il n’y a plus avantage à pro-longer la détente.

Parlons maintenant des machines.les plus usitées,dans lesquelles la distribution de la vapeur est régléepar des tiroirs mus par des excentriques ; dans les ma-chines sans détente ces excentriques sont calés surl’arbre du volant à angle droit avec la manivelle, demanière à ce qu’aux limites de la course du piston, lebord intérieur du tiroir coïncide exactement avec le bordextérieur del’oritice correspondant ; lorsque cela n’a paslieu, on dit qu’il y a avance ou retard à l’admission dela vapeur. On donne généralement une légère avanceà l’admission de la vapeur, lorsque le piston doit pren-dre un mouvement très rapide, comme dans les ma-chines locomotives. Le piston éprouvant ainsi, à la finde sa course, une résistance considérable de la part dela vapeur, sa vitesse s’éteint sans qu’il en résulte uneforte pression sur l’arbre coudé, qui, dans les locomo-tives, est l’essieu des roues mouvantes, et sur les pa-liers qui le supportent : la vapeur se comprime d’ailleursderrière le piston, au point d’avoir acquis une tensioupresque égale à celle de la chaudière, au moment où lavapeur motrice est admise, de sorte que la pression sur