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A-F.
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DISTILLATION.

DISTILLATION.

La préparation du malt se fait comme nous lavonsindiqué à larticle bière ; mais il doit être pâle et trèsfaiblement torréfié, sons peine de communiquer à leau-de-vie un arrière-goût désagréable.

Lextraction du moût se fait comme pour la bière, àcette différence près, que lon réduit d'abord lesréales eu farine sous des meules ordinaires, et que lonse contente de concasser grossièrement Iq malt entredes cylindres broyeurs.

Le moût ainsi obtenu saigrit beaucoup plus facile-ment que le moût de bière préparé avec du malt dorgeseulement, et doit, par conséquent, être refroidi le plus ra-pidement possible, et ramené à une température de 18 à-0°. On en accélère ensuitelafermcntation par ladditionà plusieurs reprises dune certaine quantité de levure debière ; la densité de la liqueur diminue peu à peu, et onreconnaît que la fermentation alcoolique est terminée,lorsque le liquide prend une réaction acide et rougitdune manière permanente le papier de tournesol. Onse sert souvent de laréomètre pour juger des progrèsde lopération ; celle-ci sopère d'une manière dautantplus régulière et plus complète, que les cuves de fer-mentation sont plus grandes.

Lorsquon n'emploie que du malt dorge, on se con-tente de le concasser grossièrement avant lextractiondu moût, que lon traite ensuite comme il est dit ci-dessus.

Le moût fermenté est dabord distillé dans un grandalambic, souvent avec une faible addition de savon,et le produit obtenu est soumis à une seconde distilla-tion. On met de côté les premiers et les derniers pro-duits de cette distillation, lesquels ont une- apparencelaiteuse et se concentre une huile essentielle parti-culière d'un goût extrêmement désagréable. On distillede nouveau ces résidus à plusieurs reprises avec deleau, pour en séparer lalcool.

Lorsquon emploie des grains gâtés pour la fabrica-tion de leau-de-vic, celle-ci acquiert une propriétéenivrante et irritante très grande ; chauffée, elle irrite for-tement lodorat et les yeux, et offre beaucoup.danalogieavec une dissolution alcoolique dacide hydro-cyanique;il ny a cependant pas de traces de cet acide dans laliqueur. L huile volatile particulière qui donnait lieu àces réactions, se décompose peu à peu dellc-môme, et aubout de quelques mois leau-de-vie a repris ses propriétéshabituelles.

Genièvre . La fabrication du genièvre diffère de cellede leau-de-vie de grains : I ü en ce quon arrête la fer-mentation du moût avant que tout le sucre se soit con-verti en alcool, ce qui cause, il est vrai, une perte consi-dérable sur le produit, mais empêche dun autre côté laproduction de cette huile volatile qui communique ungoût si désagréable aux eaux-de-vie de grains ; 2 ence que lon ajoute au moût, soit avant la fermentation,soit seulement après, et avant la première ou la secondedistillation, une certaine quantité de genièvre.

Eau-de-vie de pommes de terre. Les pommes de terre,en raison de leur bas prix et de leur richesse en amidon,qui sélève de 'IG à 22 p. 4 00 de leur poids, sont trèsemployées pour la fabrication de leau-de-vie

On commence par laver les pommes de terre dans unappareil semblable à celui employé pour le lavage desbetteraves ( voyez sucre ) ; puis on les cuit à la vapeurdans une cuve à double fond. On les retire de la cuvedès quelles sont cuites, et on les réduit immédiatementen une pâte homogène au moyen de lappareil repré-senté en plan fig. 073, et qui se compose de deuxcylindres A et B en toile métallique «t ouverts par lesdeux bouts, de 0",50 de long sur 0 m ,36 de diamètre, muspar les roues dentées G et H, qui ont l'une 18 et lautre21 dents. Les pommes de terre tombant dune trémieplacée au-dessus des cylindres, sécrasent et sont for-cées de passer à travers les mailles qui les recouvrent.

Avec cette machine on réduit en pâte 600 k de pommesde terre par heure. Cette pâte est aussitôt brassée avecde leau et une certaine quantité de farine d'orge oude froment et de malt concassé, puis abandonnée àfermentation.

B E

Au lieu demployer cette machine qui refroidit lapâte et la reud plus difficile à délayer dans leau, il vautmieux réduire les pommes de terre en pâte dans le vasemême oii sopère leur cuisson. Lappareil de Siemens,représenté en coupe fig. G72 , remplit très bien ce but.Il se compose: dune tonne A, en fortes douves de boiscerclées de fer, à 0"\30 du fond de laquelle est placé undouble fond en fonte W, percé douvertures coniques de

2 à 3 millimètres seulement de diamètre à leur partieinférieure, et espacés de 2 à 3 centimètres. Une vis deo cent, de diamètre, marucuvrée au moyen des bar-res C, C, se meut dans un écrou a, et porte à sa partieinférieure une croix en ferm, dont les bras sont armésen dessus de couteaux tranchants, et en dessous debrosses métalliquec. II et E, sont des portes que l'onpeut ouvrir pour retirer les résidus, et pour fixer lacroix sur la vis b. D, est louverture par laquelle on in-troduit les pommes de terre; F, un tube latéral pourlaisser échapper la vapeur non condensée; G, le tubedarrivée de la vapeur sous le disque \V.

On descend la vis de manière à ce que la croix mtouche le double fond W, on jette par dessus des pom-mes de terre jusquà 0 n, , de la partie supérieure de latonne A, on ferme lorifice I), et on laisse arriver la va-peur par le tube G, jusqu'à ce que la cuisson soit suffi-sante. En agissant alors sur les leviers C, G, on fait al-ternativement monter et descendre la visa, on découpeles pommes de terre avec les couteaux, et on les fait pas-ser en bouillie épaisse à travers le double fond à laide desbrosses; on facilite cette dernière opération en versantde leau chaude par la partie supérieure de la tonne ; labouillie qui en résulte tombe par la canelle H dans lacuve L, ou on la mélange encore avec une faible quan-tité deau bouillante, et î /1000" de potasse à la chaux,afin de redissoudre la matière albumineuse coaguléepar la chaleur, et de rendre la masse homogène. Onajoute ensuite du malt concassé, dans la proportionde \ /20 e du poids des pommes de terre, et de leau enquantité suffisante pour ramener la température du mé-lange à 75°. On brasse le tout pendant deux heures,puis on ajoute de leau froide jusquà ce que la tempé-rature se soit abaissée à 25°, et on transvase lelange dans la cuve à fermenter, en y ajoutant environ

3 à 4 p. '100 de levure. La fermentation marche trèsrapidement, et produit beaucoup de levure.

On a remarqué quaprès le mois de décembre, le reiitdement des pommes de terre en alcool diminue, et quilse réduit à très peu de chose aussitôt quelles commencent à germe'.', ce qui restreint de beaucoup la fabrica-tion de leau-de-vie de pommes de terre. A Vienne ou