DORURE.
DORURE.
Nous devons rappeler que M. Sorel a été breveté pourles dissolutions précédentes ou des dissolutions analo-gues, avant ou concurremment avec M. de Ruolz.
Plombage sur cuivre, laiton , fer. Employer une solutionde potasse ou de soude à la chaux, à .'10° de l’aréo-mètre, et de protoxyde de plomb (massicot) en quantitéégale au vingtième de l’alcali employé.
Etamage. 100 d'une solution de soude caustique à10" de l'aréomètre, et 5 de protochlorure d’étain cris-tallisé.
Xùkclage du cuivre, du laiton, du bronze. 100 d’eaudistillée, 10 de cyanure de potassium, 1 de cyanuremi de carbonate de nickel: 35 de chlorure de nickel sec,500 d’eau, 1150 d ’une solution d’hydro-chlorate d’am-moniaque à 10°.
l’otir nickeler le fer, il est bon de le recouvrir préa-lablement d’une couche de cuivre.
Cobaltisage du cuivre, du laiton , du bronze et dufer; 100 d’eau distillée, 10 de cyanure de potassium,1 de cyanure ou de carbonate de cobalt; 200 d’une so-lution de chlorure de cobalt à 30", 300 d'eau et 500d’une solution de sel ammoniac à 10°.
Le nickelage et le cobaltisage n’ont pas été, à notreconnaissance, pratiqués commercialement. Le nickelet le cobalt jouissant de propriétés remarquables, d’unebelle couleur, d’une grande résistance à l’air, devrontdonner lieu par la suite h, d’importantes applications.
Tel est l’ensemble des procédés généraux d’applica-tion des métaux les uns sur les antres a l’aide de l’actiondécomposante de la pile sur les dissolutions des métauxà déposer. Ces procédés sont encore incomplets sansdoute; il y a trop peu de temps qu’ils ont été décou-verts et qu’ils sont employés industri^lement pourqu’on puisse faire un choix absolument certain parmitoutes les nombreuses dissolutions que nous avons in-diquées. Mais il ne se passera pas longtemps avant queces procédés sortent de l’état d’empirisme.
Après avoir parlé longuement de l’application desmétaux sur d’autres métaux plus oxydables pour pré-server ceux-ci de l’influence des agents atmosphériques,nous devons dire quelques mots de la tentative faitepar M. Becquerel, pour substituer aux métaux déposés,des oxydes inaltérables, tels que.les peroxydes de plombet de fer ; tentative qui a mené ce physicien à la dé-couverte de colorations très remarquables, dont on apu voir, à la dernière exposition de l’industrie, plu-sieurs échantillons, tels que boutons et fleurs. Toute-fois, le dépôt des couleurs ne se fait encore qu’au ha-sard, de telle sorte qu’on n’est pas maître des effetsproduits.
On dissout dans un ballon 200 grammes de potassecaustique dans 2 litres d’eau distillée; on y ajoute•150 grain, de litharge, on fait bouillir pendant unedemi-heure et on laisse reposer la dissolution. On versecette dissolution froide, étendue de son volume d’eau,dans un vase cyliudrique eu porcelaine dégourdie. Cevase est plongé dans un bocal contenant de l’eau aci-dulée par 1/20 de son poids d’acide nitrique environ,dans laquelle plonge une lame de platine communiquantavec le pôle négatif d’une pile faible. Le pôle positif estmis en relation avec la pièce à recouvrir d’oxyde. Il nefaut qu’un couple voltaïque ou deux , et on doit suivx*el’opération attentivement, car elle ne dure quelquefoisqu’une minute et encore moins. Les pièces sont en or ouen cuivre doré, de telle sorte qu’on obtient sur le jaunesuccessivement les teintes rouge clair, rouge de feu,rouge foncé, violet, bleu, et enfin des teintes très fon-cées. Il faut retirer continuellement les pièces du bain,afin de pouvoir obtenir les teintes que l’on a en vue. Sil’action galvanique est trop forte, il se forme du pro-toxyde hydraté de plomb, qui se précipite en floconsjaunes dans la dissolution, sans production de couchescolorées. Il est donc nécessaire, dit M. Becquerel, de
surveiller à chaque instant l'opération, qui est si facileque l’on peut agir sur un grand nombre d’objets enpeu de temps, et toujours avec un égal succès. On aug-mente ensuite l’éclat des couches déposées par le bruni,qu’elles supportent très bien parce qu’elles ont unetrès grande adhérence-
dokuke suit bois. Les procédés de dorure sur boiss’appliquent aussi au plâtre, à la pierre, au cartonpâte, etc.
Dorure à l'huile. La dorure à l’huile est ainsi nomméeparce qu’on se sert principalement d’huile comme fluide;elle est très employée pour toutes sortes d’ornements.
I. Proréâé de dorure pour les dômes , lescomhles des églises,
les statues, les grilles, les balcons , les rampes d'es-caliers, et.'.
1° On donne une couche d’impression, c’est-a-direune couche de blanc de cérnse, d’abord broyé à l’huilede lin, dans laquelle on a fait bouillir de la litharge, etensuite détrompé avec de l’huile de lin dans laquelle ona mis un pou d’huile grasse et très peu d’essence detérébenthine. Trois ou quatre couches doivent êtreensuite données avec de la céruse broyée fin à l’huileet détrempée à l’essence sur les ornements et les partiesqui doivent être dorées avec le plus de soin.
2” On applique un mordant sur les pièces. Le mor-dant se compose d 'or-couleur et d’huile cuite dégrais-sée, mêlés en proportion égale. Vor-couleur n’est pasautre chose que le reste des couleurs broyées et détrom-pées à l’huile qui se trouvent dans le vase où lespeintres nettoient leurs pinceaux, et qu’ils nommentpincclier. Cotte substance grasse et gluante est bienbroyée et passée à travers un linge fin.
3° Quand le mordant est assez sec pour happer l’oren feuilles, on doit étendre les feuilles sur un coussin, lescouper en morceaux et les appliquer soigneusementavec du coton ; dans les fonds on fuit pénétrer l’or avecun pinceau de poil de putois;
L’opération est terminée, si les dorures sontexposées en dehors, comme sur les balcons, les grilles,les statues, etc. Si les dorures sont destinées aux inté-rieurs des appartements, on les vernit.
4" Un ouvrier étend sur la couche d’or un vernis àl’esprit de vin, tandis qu’un autre ouvrier le suit enpromenant sur les pièces un réchaud sans s'arrêter aumême endroit de crainte de faire bouillonner le vernis.Cette chaleur fait revenir l’or, en rendant le vernistransparent. On applique ensuite un vernis gras.
Quand on veut dorer un marbre, on se dispense demettre les couches d’impression ; on lessive, on met unecouche de vernis gras à polir, uno couche de mordîintet on dore.
II. Procédé de dorure pour les équipages, les meubles ,
les cadres , etc.
1" On donne une couche d’impression avec une mix-ture ainsi préparée : on broie séparément, et très fin,2 parties de céruse, 1 p d’ocre jaune et un peu de li-thnrge, on détrempe le tout avec de l’huile grassocoupée d’essence de térébenthine.
2° La couche d’impression étant sèche, on donne10 ou 12 couches de teinte dure, céruse calcinée àl’huile grasse et détrempée avec l'essence. On laisses’écouler un jour entre l’application de chaque couche ;on met assez de couches pour bien masquer les poresdu bois.
3° On adoucit d’abord avec une pierre ponce et del’eau, ensuite avec une serge et de la ponce en poudretrès ténue, jusqu’à ce que la teinte dure soit uniecomme une glace.
4° On donne avec une brosse de poil de blaireau 4ou 5 couches au moins, et quelquefois jusqu’à 12 cou-ches d’un vernis à la laque, en promenant doucementle réchaud.