Band 
A-F.
JPEG-Download
 

ECLAIRAGE .

ECLAIRAGE .

les deux courbes se présentent leur convexité. Dans cecas, il y a un foyer qiT*on peut toujours reconnaître parexpérience il Laide d'une feuille de papier, (pie l’on faitmarcher derrière elle après Lavoir exposée aux rayonssolaires, de manière que leur direction soit parallèle àl’axe de la lentille. Dans la pratique, les surlaces deces lentilles doivent être de faibles fractions des sphè-res dont elles font partie, afin que la concentration desrayons au foyer puisse être rigoureuse.

Dispersion de la lumière. Quand un rayon de lumière so-laire traverse un corps transparent dont les faces ne sontpoint parallèles, un prisme, par exemple, non seulementil y a divergence des rayons lumineux, mais il y a dé-composition de la lumière, et si on recueille sur un car-ton les rayons lumineux qui s’échappent du prisme, on asuccessivement toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Cette.image est connue sous le nom de spectre solaire. On con-clut de cette expérience que les rayons colorés existentdans la lumière blanche ; invprscment, la lumière blan-che résulte de l’impression simultanée de toutes les cou-leurs du spectre Si un corps réfléchit toute la lumièreblanche qu’il reçoit, il paraît blanc, celui qui l’absorbeest noir, et on conçoit facilement que les couleurs descorps dépendent de la réflexion variable des rayons lu-mineux dont ils reçoivent l’impression.

Après ce coup d’œil rapide, trop rapide peut-être, surles lois physiques de la lumière en général, nous allonsnous occuper de la lumière artificielle causée par l'ac-tion chimique, connue sous le nom de combusl<on . L’airjouant le principal rôle dans ce phénomène, nous som-mes conduits à rappeler les propriétés physiques et chi-miques de l’air.

L’air est transparent, pesant et élastique. Sa pesan-teur spécifique est prise pour point de comparaison dela densité des gaz ; il jouit do la propriété commune* àtous les gaz permanents d’occuper un espace infini ouextrêmement limité suivant la pression ; il transmet entous sens la pression qu’on lui imprime en un point quel-conque.

De ces propriétés, on conclut que l’air atmosphériqueest d’autant plus dense, d'autant plus élastique, qu’il estplus voisin de la surface de la terre. Tous les corps sou-mis ii l’action de l’atmosphère sont pressés en tous senspar une colonne d’air correspondant au poids d’unecolonne de mercure de 760""*', qui aurait pour base lasurface considérée.

L’air est formé principalement d’oxygène et d’azotedans le rapport de 79 à 21 en volume. 11 contient enoutre des traces d’acide carbonique et une quantité\ ariuble de vapeur d’eau. Le rôle de l’azote dans lephénomène de la composition est négatif ; il diminuel’énergie des propriétés de l’oxygène. L’oxygène est leprincipal agent de la combustion.

L’oxygène a la propriété de se combiner avec tousles corps simples et de former avec eux des acides ouoxydes plus ou moins énergiques. Cette combinaison sefait toujours avec dégagement de chaleur, rarement avecchaleur et lumière. C’est ce seul cas cependant qui nousintéresse, c’est le seul dont nous devons nous occuper.Les corps qui donnent lieu à ce phénomène et qui peu-vent être appliqués à l’éclairage sont assez restreints,car ils doivent satisfaire à certaines conditions toutesparticulières.

D’abord ils doivent brûler dans l’air, et la chaleur déga-gée par cette combustion doit être suffisante pour l’entre-tenir; ils doivent être très répandus dans la nature et àbas prix. Enfin les produits de la combustion ne doi-vent avoir aucune action nuisible sur l’économie ani-male.

Le bi-carburc d’hydrogène est le seul corps qui jouissede cette propriété ; il est contenu dans les diversesmatières solides, liquides ou gazeuses qui servent àL'éclairage.

Quand un corps a la propriété de se volatiliser h unetempérature inférieure à celle de la combustion, cettecombustion s’effectuera sur le gaz. C’est le lieu dela combustion qui a reçu le nom de flamme. La com-bustion d’un gaz produit une température bien plusélevée que la combustion d’un corps solide. On s’expli-que ce fait en remarquant que le rayonnement de lachaleur est bien plus considérable pour un corps solideque pour un corps gazeux. De plus, les corps solidesperdent toujours une partie de leur chaleur par la con-ductibilité des corps sur lesquels ils reposent. Généra-lement, la lumière d’un gaz combustible est pauvre;pour qu’elle soit brillante, elle doit renfermer des ma-tières solides. Ce fait provient de ce que les gaz ne sontlumineux qu'à une température beaucoup plus élevéeque les corps solides.

Les corps métalliques étant bons conducteurs de lachaleur peuvent avoir une action importante sur laflamme. Nous aurons plus tard occasion de décrire l’em-ploi de cette propriété à l’article lampe de sûreté.

Nous diviserons l’éclairage proprement dit en éclai-rage parles matières solides, éclairage à l’huile, éclai-rage au gaz; enfin nous passerons en revue les essaistentés récemment pour utiliser d’autres liquides quel'huile pour l’éclairage.

ÉCLAIRAGE PAU MATIERES SOLIDES.

La seule forme sous laquelle on emploie les matièressolides, en laissant de côté les branches de bois résineuxemployés dans quelques contrées peu civilisées, est laforme de la chandelle ou bougie. Diverses matières ser-vent à la confection de cet appareil d’éclairage ; ces ma-tières sont le suif provenant du bœuf, du bouc, dumouton, la cire d’abeille qui sert à confectionner lesbougies proprement dites, le blanc de baleine, enfin lesacides inargarique et stéarique.

Nous avons donné à l'article bougie, chandelle,la fabrication de ces produits; nous n’avons donc àtraiter ici que de leur combustion. Se composant tousd’une mèche de coton, enveloppée par le corps qu’il s’a-git de brûler, les phénomènes de la combustion y ontlieu d’une manière semblable. Prenons pour exempleune chandelle : aussitôt que la mèche est allumée, lachaleur faisant fondre les parties les plus voisines de laflamme, il se forme au pied de la mèche un bain li-quide , les parties de la circonférence plus éloignéesrestant plus longtemps solides. Le suif fondu s’élèvedans la mèche en vertu de l’action capillaire, et se dé-compose à mesure qu’il arrive dans la région de laflamme; d’où résultent des vapeurs combustibles qui, nepouvant brûler qu’à la circonférence, donnent lieu à unnoyau obscur entouré d’une enveloppe incandescente,terminé en pointe (sans noyau obscur), à la partie su-périeure, quand les gaz obscurs sont tous arrivés à l’é-tat de combustion.

Nous verrons, à l’éclairage à l’huile et an gaz, l’in-fluence du courant d’air qui alimente la flamme, surcelle-ci. La question a moins d’intérêt pour l’éclairagepur les substances solides, puisqu’on ne peut le modi-fier, observant toutefois que la mèche doit être en pro-portion de l’affluence de l’air ; ainsi dans les travaux deM. Triger pour creuser des puits de mines dans l’aircomprimé , il faut réduire à un très faible diamètre lesmèches des chandelles, autrement par l’activité de lacombustion résultant de cet excès de pression, les chan-delles sont consumées avec une extrême rapidité.

Un des plus grands inconvénients des chandellesconsiste dans la nécessité de les moucher. La diminution<ie lumière qui résulte de la présence au milieu de laflamme d’une masse charbonnée est très considérable,do plus elle donne lieu à des dégagements de gaz qui sebrûlent imparfaitement et possèdent une odeur très dés-agréable. Aussi doit-on considérer sous tous les rnp-