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A-F.
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1ÎCLAIKAGE.

ECLAIRAGE .

les ouvriers ne tardent pas à acquérir une assez grandehabileté dans cotre manœuvre; on fait aussi usage dusroppe , espèce de demi-cylindre à talon d’un côté,muni d’une queue en fer qui sert à le soulever ; on placela houille dans lé scoppc quand il est à terre, et lesouvriers l’enlèvent pour l'enfourner dans la cornue oùils le retournent. On est obligé, en chargeant au scoppe,d'égaliser la houille dans la cornue. Quelquefois ouplace le scoppe sur un chariot à roulettes sur lequelon l’élè\e a volonté au moyen de crics faisant partiedu bâti, pour le monter ainsi à la hauteur de la cor-nue qu’on veut charger. Cet instrument ne peut, sui-vant nous, rendre quelques services que dans une petiteusine où il n’y a, par exemple, qu’un seul chauffeurpour soigner un seul four; il peut alors, au moyen duscoppe, charger une cornue sans la laisser longtempsouverte.

La tubulure de la tête de chaque cornue doit êtreassez large et avoir de 12 à 15 centimètres de diamètreintérieur, de meme que le tuyau qui la surmonte, etqu’on nomme colonne montante. Un excès de largeurne nuit pas à ce tuyau, car il arrive souvent, surtoutquand on chauffe fort, quela colonne montante s’obstrue,si elle est étroite, de goudron cuit et durci par l’effetde la chaleur. Les diverses colonnes montantes se re-courbent et viennent toutes plonger de quelques centi-mètres dans un cylindre en fonte de 0 m ,40 environ dediamètre, contenant du liquide (goudron et eau ammo-niacale) jusqu’à une certaine hauteur et nommé barillet;de cette manière chaque cornue est indépendante detoutes les autres, et on peut l’ouvrir sans qu'il y ait pertede gaz. 11 est bon que les colonnes montantes et lestuyaux plongeant dans le barillet puissent être facilementnettoyés; ils doivent donc former ligne brisée avec desregards munis de tampons aux deux sommets de chaqueangle.

Quelques rares usines qui redoutent les effets de lapression aspirent le gaz produit au moyen de machinesqui portent dans ce cas spécial le nom d’extracteurs.De cette manière, le gaz n’éprouve, lorsque l’extracteurfonctionne régulièrement et a les dimensions conve-nables, que la pression du barillet, c’est-à-dire celle dela colonne liquide formant la garde des tuyaux de cha-que cornue; toute la pression que le gaz éprouveraitpour passer dans les condenseurs, les laveurs (s’il y ena) et les épurateurs, est annihilée. Toutes les machinesdestinées à l’aspîratiou des gaz et vapeurs peuvent ser-vir dans cette circonstance, soit les cloches mobilesmontant et descendant tour à tour, imaginées par Hallet appliquées par lui au flambage des tissus, soit lesventilateurs, soit la vis d’Archimède . Le mécanismequi fait mouvoir ces diverses machines doit être calculéet disposé de manière que l’aspiration produite répondeà la quantité de gaz fabriquée, de manière que d’uncôté il n’y ait pas de pression après le barillet, et quede l’antre il ne se forme pas un vide dans la cornue,ce qui ne manquerait pas d’amener une aspiration d’airpouvant former avec le gaz un mélange explosif. Il fautque la vitesse du moteur soit réglée par le gaz lui-même; si la pression augmente, il faut que l’aspirationsoit plus grande; si la pression diminue, devient né-gative, il faut que l’aspiration soit moins énergique.Nous avons vu, dans l’usine à gaz de la Compagnie pa-risienne, à Paris , un régulateur construit par M. Pau-wels, et qui fonctionne admirablement; ce n’est autrechose qu’un petit gazomètre équilibré à la pressionqu’on veut laisser an gaz, soit zéro; si la pressionchange, le gazomètre baisse ou monte, et son mouve-ment agit sur la vitesse de l’extracteur. L’extracteurde la même usine, le seul du reste que nous connais-sions eu France , fonctionne aussi très bien.

Quel que soit le système de l’extracteur, il est in-dispensable que l’appareil soit agencé de telle manière

qu’en cas d’aspiration sur les cornues le gaz des gazo-mètres puisse être aspiré par l’extracteur pour rendreimpossible toute rentrée d’air.

La difficulté de vendre à un bon prix le coke descornues a depuis quelques années fait songer les inven-teurs au moyen de produire à la fois et du gaz suffi-samment éclairant, et du coke dur pouvant senir auchauffage des locomotives et aux fonderies.

M. Pauwels a établi à l’usine de la Compagnie pari-sienne des fours dont l’un marche déjà depuis près detrois ans, et les autres depuis un an environ, qui sem-blent résoudre le problème. Nous ne pouvons donneraucun détail sur la partie économique de la question,partie excessivement importante, comme chacun sait;mais nous pouvons dire que ces fours produisent dutrès beau coke qui trouve son écoulement dans les che-mins de fer. Ces fours ont une assez grande capacité,car ils contiennent six tonnes de houille; la durée dela cuisson est de quatre-vingts heures à peu près. Ilssont accolés nécessairement les uns aux autres, etau-dessus d’eux règne un petit chemin de fer sur lequelcirculent des petits wagons contenant la houille desti-née à la charge du four; la charge se fait par la voûtegarnie à son milieu d’une ouverture ou porte suffisam-ment grande, chaque wagon vient culbuter sa conte-nance dans le four, qu’on ferme immédiatement quandla charge est terminée; on enlève le coke produit pardeux grandes portes placées en face l’une de l’autre.Sous la sole du four se trouve un foyer dont la flammecircule autour de la voûte pour la chauffer convenable-ment. Le four est hermétiquement clos et muni d’untuyau pour l’échappement du gaz; ce tuyau est munid’ailleurs d’une vanne pour arrêter au besoin toutecommunication entre le four et la conduite générale dugaz fabriqué. Dans les dernières heures de bidistillation,le gaz produit est très peu éclairant, car pour avoir ducoke dur il faut pousser la température au rouge-blanctrès intense, alors on peut diriger le gaz du four dansle foyer et les carneaux des iburs voisins. Les deuxportes de chaque four sont munies de petits orificespour donner, s’il est nécessaire, entrée à une petitequantité d’air à la fin de la distillation.

Ces fours sont établis en briques très réfractaires, etleur construction indique qu’ils ne pourraient pasmarcher sans l’aide d’un extracteur ; ils paraissentexiger très peu de réparations.

Nous savons qu’une usine à gaz de Londres , celle duWauxliall, si nous ne faisons erreur, a adopté le systèmede M. Pauwels, et qu’il y est en application.

Ce système n’a soulevé qu’une objection ; on s’est de-mandé si le gaz obtenu par les fours était bien éclai-rant, car au moment de ha charge d’un four la massede houille introduite est si considérable qu’il y a ungrand refroidissement, ce qui est une condition peufavorable, du moins dans les idées reçues jusqu’ici,pour la production du gaz. L’adoption de ce systèmepar une usine de Londres nous semble indiquer quel’objection n’était pas fondée. Pour être vrai, nous de-vons ajouter qu’outre les fours en question, insuffisantspour son éclairage important, l’usine de la Compagnieparisienne fait aussi usage de cornues qu’elle employaituniquement jadis.

Ces fours laissent quelque chose à désirer sur letemps nécessaire au défournement du çoke, temps assezlong pendant lequel l’intérieur du four se refroidit.M. Pauwels a voulu remédier à cet inconvénient enétablissant des fours inclinés, mais ils ne marchent pasdepuis assez longtemps pour qu’on sache s’il a atteintson but.

Comme pour obtenir du coke très bon et recherchépour le chauffage des locomotives, il faut lui don-ner une grande homogénéité et une grande pureté,M. Pauwels fait passer au moulin toute la lmuiile des-

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