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ECLAIRAGE .

ECLAIRAGE .

Trois vases, à des niveaux différents, communiquantl’un avec l’autre, et munis chacun d’un agitateur,étaient disposés de manière que le niveau inférieur dupremier vase communiquait a\ec le niveau supérieur dusecond; celui-ci était disposé de meme à l’égard dutroisième. Le gaz entrait par le troisième vase et sor-tait parle premier ; le courant de lait de chaux avait lieuen sens inverse; de cette manière, le gaz se trouvaiten contact avec un lait de chaux de plus en plus pur,

et on obtenait ainsi une purification presque absolue.Mais ce système présentait le grave inconvénient d’aug-menter d’une manière considérable la pression sur lescornues; il a cependant été appliqué dans quelques

On a encore déposé l’appareil différemment (voirla tig. 721); le seul but qu’on paraît avoir voulu at-teindre dans cette disposition, est de prolonger le con-tact du gaz avec la chaux, par des diaphragmes r/i, n,placés dans l’intérieur du bain ; un agitateur d’une

forme particulière, permet de donner un mouvementcontinu à la chaux; le gaz entre dans l’appareil parletube concentrique «r, traverse le bain et s’échappe parle tube h. On met l’agitateur en mouvement, soit à lamain, soit par des roues d'engrenage, quand on dis-pose d’une force motrice.

On juge jusqu’à un certain point du degré d’épura-tion du gaz en faisant plonger un syphon d’un côté dan*la cuve d’éptiration, de l’autre dans un petit réservoirrempli d’acétate de plomb; l’hydrogène sulfuré non'ab-sorbé par la chaux décompose l’acétate de plomb endonnant naissance à du sulfure de plomb qui se préci-pite en noir; on arrive du reste à un résultat analogueen plaçant sur le couvercle de l’épurateur un robinetqui laisse échapper le gaz à volonté; en soumettant àl’action du gaz un papier trempé dans une dissolutiond’acétatcde plomb, on aune approximation de sa pureté.

Pour éviter la pression énorme des laveurs au laitde chaux, on avait proposé l’emploi de la vis d’Archi-mède ; ce système a marché pendant quelques années àl’usine à gaz de l’hôpital Saint-Louis . La fig. 722 re-

présente cet appareil en coupe verticale; p,i>, est lavis d’Archimède : la spirale qui forme cette vis esttriple. Le compartiment I) communique avec les cor-nues par le tube G; le gaz est aspiré de ce réservoirpar la vis d’Archimède , qui le force ainsi à venir aupoint inférieur de la citerne, et de là il s’érhappe parle tube G. On connaît le degré d’aspiration à l’aided’un manomètre a, placé à la partie supérieure de l’ap-pareil. La vis d’Archimède est mise en mouvement parune petite machine à vapeur.

Nous avons décrit les principaux systèmes d'épu-ration au lait de chaux. Tous ces systèmes sont engénéral abandonnés. Les premiers ont l’inconvénientd’augmenter la pression dans les cornues, inconvénientassez grave par les fuites qu’il occasionne. Tous exi-gent une force motrice continue pour maintenir lachaux en suspension. Sans ce mouvement, la chaux netarderait point à se précipiter, il n’y aurait plus d’effetproduit. Le gaz se frayerait un chemin unique qu’ilsaturerait bientôt complètement. Enfin, le peu de réus-site de ce système doit être également attribué à lafaible solubilité de la chaux dans l’eau qui n’en dissoutque 1/800. Les épurateurs secs à la chaux sont préfé-rables; nous allons les décrire.

Les premiers épurateurs dans lesquels on a employéla chaux éteinte pulvérulente ont été disposés commel’indiqne la fig. 720. Soient deux caisses rectangulaires